Malgré mon fort penchant nationaliste, je ne suis pas du genre à fêter la Saint-Jean. D'une part, j'aime pas les méga rassemblements de gens saouls et également je trouve ça quétaine à fond... Autrement dit, je célèbre ma fierté d'être Québécois à l'année longue et comme je suis probablement le seul arbitre à jeun au Québec, alors je fais ma part de matchs!
Après un bantam AA le 23 qui m'a passablement déçu (beaucoup d'erreurs, peu de rythme au match...), j'avais quelques jours de congé avant d'avoir un de mes gros blitz de la saison en fin de semaine...
Je suis match sans rythme, j'ai quand même eu droit à mon "jeu de bienvenue". Faible roulant au 2e, le joueur jongle avec la balle, mais je ne vois que très difficilement le jeu, j'ai le soleil en pleine face. On dit aux jeunes arbitres de suivre la balle attentivement. Pour ma part, c'était impossible. Je savais donc à l'avance que le jeu allait possiblement "m'exploser en pleine figure". J'ai donc tenté de suivre l'ombre du joueur tout en sachant qu'étant donné que c'était impossible de bien suivre la balle et que la distance des buts dans le bantam allait peut-être me jouer des tours, je devais être aux aguets. Finalement, jeu très serré au 1er but, mais mon bon vieux style spectaculaire sur les sentiers m'a permis de déclarer le frappeur retiré avec grâce et avec souplesse. L'entraîneur au premier but me regardait comme si j'étais un extraterrestre... Bien sûr que non, seulement un arbitre de Lanaudière (certains disent que ça revient pas mal au même...)
Le lendemain matin, midi, un midget AAA au marbre. Je n'étais pas à mon sommet, un peu de fatigue, qui a paru peut-être en fin de 6e manche et en 7e manche (je bougeais vite...). Pour le reste, si on exclu un vol de but douteux à 9 à 1, ce fut un match qui ne passera pas à l'histoire. Cependant, comme un imbécile, j'ai oublié du stock à Laval dans la chambre que j'ai été chercher quelques jours plus tard... Bravo le génie!
Dans ma prochaine parution: je vous raconte mon séjour au Challenge Baseball Québec!
À l'image de ce début d'été 2009, aucun de mes matchs ne fut joué sous une chaleur accablante... mais c'était jusqu'à hier.
Comme beaucoup d'arbitres, je préfère de loin les matchs sous les réflecteurs, le soleil est moins aveuglant. De plus, j'ai l'impression qu'avec mes lunettes pour la vue, le soleil frappe encore plus fort et j'ai tendance à plisser les yeux. Cela fait en sorte que je force ma vue et que mes yeux se fatiguent rapidement: Résultat: en 4 ou 5e manche, je perds ma concentration car j'ai mal aux yeux. C'est ridicule, mais je me suis rendu compte que ça uniquement au début de la saison 2008. Maintenant que je connais cette réalité, je me rappelle constamment durant les matchs de ne pas plisser des yeux et de relaxer entre les manches... et même entre les lancers!
J'avais le match de midi derrière le marbre. Lorsque je suis à cette position, j'adore arriver au moins 1h avant le match, préparer mon stock tranquillement afin d'avoir enfiler tout le bas de mon équipement au moins 30 minutes avant le 1er lancer. En partant, je suis arrivé au parc (seulement) 50 minutes à l'avance, il fallait donc faire vite pour respecter la routine.
Comble de malheur, la chambre des arbitres n'est pas disponible. Après de longues minutes de tergiversation, nous avons finalement eu une chambre, mais il va s'en dire que cela a bouleversé ma traditionnelle routine d'avant-match! Malgré tout, le parc n'était pas prêt à l'heure et j'ai tout de même eu environ 40 minutes pour me préparer.
Après un meeting au marbre riche en banalités, Boucher a fait une remarque sur l'entrejambe du receveur... rien de mieux pour débuter un après-midi sous le soleil!
Côté arbitrage, ce fut deux excellents matchs de notre part, si on exclut une décision de Boucher au 1er but. Personnellement, je ne suis pas capable de me faire une idée sur la décision, car je n'étais pas tout à fait stable. Cependant, le receveur, un chic type, me disait qu'il était sauf... Si la défensive avoue qu'il était sauf, probablement que la décision n'était pas la meilleure au monde...
Autre anecdote savoureuse, à cause de mon oreille bouchée, je n'entendais pas d'un côté. Cela dit, j'ai eu quelques remarques de la part d'un entraineur, mais je n'ai jamais rien entendu. Boucher m'a raconté ça dans la chambre après la 1e joute. Il trouvait ça drôle que je ne réplique pas...
En somme, après avoir pris 2 douches et une Coors Light, nous avons finalement quitté le parc Champigny plus riche de 75$ et heureux d'avoir passé une journée sur un losange...
Depuis maintenant une semaine, c'est le silence radio sur mon blog. Tout d'abord, peu de matchs de mon côté (quand même 4), mais aussi des difficultés avec ma grippe (qui semble être terminée, mais en revanche, j'ai été victime d'une virulente otite...
Commençons par le début, un double de junior A.
Avouons le, c'est payant! Cependant, j'ai toujours une petite frayeur lors de la première manche au marbre car la vitesse dans lancers n'est pas la même qu'à l'habitude et compte tenu des bâtons en aluminium, la zone de prises change également.
Mon match au marbre fut presque sans faille. Une très bonne performance de ma part et un match serré. Un joueur était dans tous ses états à la suite d'une 3e prise sur décision. Cependant, il faisait dos à la balle et je ne mens pas! Honnêtement, j'aurais pu l'expulser, mais j'ai préférer lui sourire à pleines dents et rire de lui, car c'est coéquipiers faisaient de même... C'est toujours mieux de finir un match sans effusion de sang...
Pour le 2e match du double, mon bon ami JF Barrette était derrière le marbre et moi sur les buts. Je crois que j'ai eu 2 décisions dans le match. Vraiment, rien pour écrire à sa mère.
Cependant, le lanceur de la formation montréalaise semblait quelque peu schizophrène. Le gars voulait aller chercher une fausse balle chez le 4e voisin pendant le match et à fait l'ange (couché par terre) sur le monticule en plus de lancer volontairement une balle dans le filet derrière le marbre à Venne. Un fucké comme on en voit peu. Compte tenu de mes connaissances quand même supérieures à la moyenne en psychopathologies et autres, j'ai conseillé très sérieusement au coach de le faire examiné. Le gars, il était assez dans sa tête merci...
La semaine de travail se poursuit mercredi à Paul-Pratt, un an jour pour jour après ma désormais fameuse commotion cérébrale. Sur les balles et prises, excellent match de ma part. Une victoire de 4-1 de Lachine sur Longueuil. Toutefois, j'ai carrément merdé sur un règlement. Le lanceur a déplaqué par en avant et à fait un relais hors-limites. J'ai accordé 2 buts, mais en réalité, le lanceur n'avait droit qu'à un seul (car déplaqué par en avant = considéré comme étant plaqué)... Dommage, je me trouvais vraiment bon! Pour ce qui est de la commotion, le stress post-traumatique est désormais chose du passée. Cependant, mon oreille en a arraché tout au long du match, maudite otite!
Le tout se termine aujourd'hui, samedi, avec P3 dans le Senior à Trois-Rivières. Malgré le score de 10-0, j'ai tout de même eu droit à un match occupé sur les sentiers avec plusieurs décisions serrées à rendre. Je pense à un jeu au 3e. J'étais tellement accroupi en position "ciseau" sur les buts que P3 était persuadé que j'étais à genoux... Moi, oser faire ça! Voyons dont! Jamais!
J'ai également eu un jeu où le 1er but ne touchait pas à son but pour le retrait. De mon angle, ça semblait évident, mais dans la foule, on était surpris de ma décision. Les spectateurs n'ont pas critiqué, mais ils étaient étonnés que j'ai réussi à voir cela!
Du côté de l'inimitable P3, disons qu'il a eu un fort match. Une seule erreur, sur un demi élan qu'il a préféré appeler lui-même, mais qui n'en était pas un. Le frappeur était hors de lui, mais P3 est allé lui parler directement sur le banc. Du grand P3!
Également, lors de meeting d'avant match, moi et P3 avons fait une Lanau-Tape (ralliement officiel de la région). Le receveur n'avait jamais vu ça et capotait! Il se demandait d'où on sortait, scène inoubliable!
La région de Lanaudière réussit toujours à développer de nouveaux arbitres. C'est ma région, je suis biaisé, je le sais, mais il n'en demeure pas moins que nous faisons bonne figure au niveau provincial et même au niveau national.
Pour la nouvelle vague d'arbitres qui arrivent et qui vont arriver au sein du programme d'Excellence (je ne parle pas des ancêtres ici, P3, Dupont, Gravel et cie), nous sommes tous arrivé quelque part en effectuant un remplacement dans le junior BB pour finalement devenir régulier, ensuite avoir une petite chance dans le junior AA et finalement être recommandé aux provinciaux, c'est le chemin classique.
Pour ma part, j'ai mis les pieds à Saint-Félix pour la 1e fois en 2004. Un double, avec Marc-André Laporte. J'étais sur les nerfs, à la fois d'avoir à arbitrer des joueurs ayant le même âge que moi, mais aussi de voyager aussi loin! C'était tout nouveau pour moi d'avoir 1h d'auto à faire pour aller à mon match!
En 2005, j'ai vu St-Félix plus souvent qu'à mon tour. Comme j'étais tout nouveau au sein du groupe d'arbitres régional, j'ai pris la 131 à maintes reprises avec Mathieu Desmarais et Marc-André Plante. Ça m'a donné beaucoup d'expérience...
En 2006, j'y allais encore un peu, mais moins souvent. En 2007, très peu, juste avec Stéphane Galarneau ou encore pour dépanner le booker qui était nul autre que... moi-même!
2008, 2 visites seulement et finalement, cette année, une fois au début de la saison car j'étais justement déjà dans le coin ainsi que hier soir, pour aller voir Christopher Provost à l'oeuvre derrière le marbre.
C'est le fun de voir le kid qui passe par les mêmes traces que nous avons aussi passé. Il fait des erreurs similaires, réussi des choses impressionnantes que je ne faisais pas à ce stade de ma carrière et s'en tire bien.
L'erreur dont il est question concerne un joueur de Point-aux-Trembles qui s'est emporté à la suite d'une 3e prise sur décision. Le joueur aurait mérité une expulsion, mais Christopher a préféré lui "Jaser". Le plus comique, c'est que le gars en question est sur les stéroïdes au coton et qu'un joueur en défensive lui a lâché un "heille le gros, lâche la sauce". Bon call!
Sur les buts, St-Félix est loin d'être l'idéal, le terrain est tellement mou que j'ai toujours peur de me péter une cheville, c'est pourquoi j'avais une atèle pour la 1e fois de la saison. Justement, caller dans le sable me faisait mal, alors mes déplacements étaient limités pour ne pas aggraver ma blessure. Ce fut toutefois un match tranquille de mon côté.
Sur un jeu serré au 3e but venant de C1 qui contournait le 2e but sur une balle frappée, j'étais un peu loin pour rendre ma décision (ce qui était compréhensible dans les circonstances), la balle est arrivée avant, le joueur a balayé et j'ai déclaré le coureur retiré avec mes plus beaux pas de danse. Le coureur en question était également le voltigeur de droite et m'a reparlé du jeu lorsqu'il était de retour à son poste défensif. Il m'a dit qu'il n'avait pas été touché, mais m'a dit qu'il comprenait ma décision. Je lui ai donc avouer qu'effectivement je n'étais pas certain de ma décision, mais comme j'étais loin, que la balle était là avant, j'y ai été avec la logique. Je lui ai toutefois dit que si j'avais été certain qu'il n'avait pas été touché, je n'aurais pas hésité à le déclarer sauf au 3e but.
Je suis un fervent opposant aux "shadow plays" qui consiste à appeler les retraits selon l'impression qu'on a et non pas la réalité, mais dans ce cas précis, je n'étais pas certain de ma décision et j'y ai été avec le jeu. Est-ce une mauvaise décision de ma part? D'après le coureur, oui, mais peut-être a-t-il été touché par le gant bien avant sans que le coureur s'en rendre compte, on ne sait pas, mais pour ma part, s'il n'a pas été touché, ça l'a passé proche, très proche...
Du marbre, Provost me disait qu'il était clairement retiré et le parc en entier semblait du même avis. Cela dit, il y a des fois comme ça où tout s'arrange!
Pour un 2e fois en 2 soirs, j'étais dans la LBSEQ ce vendredi pour un match opposant, cette fois-ci, Montréal à Saint-Jérôme.
Ce match s'annonçait comme étant un duel de lanceurs, et ce fut le cas!
En début de 3e manche, alors que c'était encore 0 à 0, ce qui aurait pu être un optionnel fut jugé comme étant un erreur car le méchant arbitre sur les sentiers (celui qui écrit ces lignes) a déclaré le coureur sauf au 2e but. Très honnêtement, je n'aurais pas été surpris si le 2e but avait tout simplement déçu, mais en le voyant gueuler et sauter derrière son but un peu à la manière d'un enfant à qui ont refuse un biscuit, j'ai été réellement surpris. Lorsque le gérant est sorti pour me rappeler qu'il s'agissait d'un jeu forcé et que "... bla bla bla tu l'as manqué par 5 pieds..." j'étais sous le choc.
Au moins, si le gars sort en me disant que c'était serré, mais que je l'ai manqué, je vais peut-être laisser place à un maigre doute, mais là, trop d'exagération c'est comme pas assez! Également, la promesse solennelle de revenir me voir si ce jeu changeait le match me fut faite, probablement une tentative de déstabilisation offerte aux recrues... mais bon, j'étais quand même sûr de ma décision alors je ne m'en suis pas fait outre mesure. Je savais toutefois que j'avais tout intérêt à vendre mes prochains calls, à être extrêmement concentré et à me préparer à toutes éventualités si jamais la tension explosait...
Comme mon style d'arbitrage est très intense à la base, je n'ai pas eu à rien modifier. Si j'étais un arbitre plutôt nonchalant et qu'après la visite de l'entraineur je deviens soudainement hyperactif, j'ai l'air de quoi? C'est pour ça qu'il est important de débuter les matchs en lion, et ce, peut importe l'enjeu ou le pointage, car on ne sait jamais qu'est-ce qui peut arriver!
Pour terminer, j'aimerais souhaiter "félicitation" (pas de S), à Pat Tremblay pour son excellent match derrière le marbre!
Jeffrey Maier, connaissez-vous ce nom? C'est ce jeune fan qui, à la fin des années 90, a mis son gant par dessus le territoire des bonnes balles pour voler la balle au voltigeur des Orioles Tony Tarasco et ainsi permettre aux méchants Yankees d'avoir un circuit au lieu d'un retrait. Comme il s'agissait d'un match de séries, les ligues majeures avaient affecté 6 arbitres au match. L'arbitre impliqué sur le jeu, Richie Garcia, avait pourtant une excellente réputation. Pourtant, malgré tout, il a manqué le jeu et cela à changé la série...
Si ce genre de jeu arrive en série, avec les meilleurs arbitres au monde, lorsqu'ils sont 6 par dessus le marché, ce genre d'erreur peut également arriver à un arbitre originaire de Saint-Lin lorsqu'il évolue dans un système à deux arbitres dans un parc mal éclairé à St-Étienne-des-Grès.
Effectivement, la première manche de ce match d'excellent baseball fut... agitée!
Commençons par le début...
Début de match, après 2 retraits, le frappeur s'envoie une fausse balle sur le pied. Mon partenaire au marbre, n'appelle pas la fausse balle. Cela dit, afin d'être sûr qu'il n'ai pas de confusion, j'ai préféré attendre à la fin du jeu avant d'appeler la fausse balle. Certains joueurs ont critiqué le délai, mais en expliquant le fond de ma pensée par la suite, certains ont agréé à mes arguments... Une discussion entre arbitres aurait pu être évitée si j'avais appelé le jeu immédiatement, mais j'étais trop concentré sur le jeu au 1er but. Une erreur technique pas trop grave, mais bon, si je peux éviter cette mini-controverse à l'avenir et que je suis certain d'avoir vu la fausse balle sur le pied (comme ce fut le cas), je n'hésiterai pas!
Lors de la 2e partie de cette manche, avec un coureur au 1er coussin, haut ballon dans le champ gauche, le voltigeur est dos à la clôture et... oups! lorsque je revois la balle elle parait être quelques centimètres derrière la clôture... Comme je n'ai jamais vu la balle passer par dessus la rampe, j'appelle un double automatique. Aussi dit, le gérant de Trois-Rivières, habituellement très coopérant, ne l'est plus... Après une brève discussion animée, une consultation entre arbitres est effectuée et mon partenaire me confirme ce que je n'ai pas vu, la balle a passé par dessus l'épaule du voltigeur. Je renverse donc la décision initiale et j'appelle le circuit.
Les joueurs ont critiqué sommairement cette décision, mais ce ne fut pas l'hécatombe que j'avais anticipé. De mon côté, j'ai suivi à la lettre ce que tout bon arbitre doit faire en restant honnête et en affirmant tout ce que je viens de vous dire aux joueurs des deux équipes. Je n'ai jamais vu la balle passer par dessus la clôture, c'est vrai, mais je ne peux pas tout voir à 275 pieds de moi!
Il va s'en dire que j'espérais ne pas me retrouver encore une fois au milieu d'une controverse dans le match. Ce fut pourtant le cas en 5e ou 6e manche lorsqu'avec un C1 et un double au champ centre (qui aurait du être une erreur, mais je ne suis pas marqueur!), la défensive a effectué un appel au 1er but sur FC. À 2 retraits, j'ai déclaré FC sauf au 1er but. L'entraineur m'a alors demandé pourquoi et je lui ai dit la vérité...
Un arbitre de but, sur une flèche au champ centre, doit d'abord vérifier si la balle est captée (ou non, le touché au 2e but et finalement, si les circonstances le permettent, le touché de FC au 1er but. Le temps m'a manqué, alors je n'y ai vu que du feu.
Sans en être sur à 100%, je crois que sincèrement l'entraineur n'en savait rien lui non plus, mais il voulait tout simplement savoir si j'allais "improviser" un call en faisant semblant d'avoir tout vu et ainsi miner ma réputation. Fidèle à mes habitudes, j'ai plutôt préférer lui dire que je n'avais rien vu pour les raisons que j'ai mentionné plus haut. Il était d'accord à 100% avec mes arguments et le match s'est fini dans la bonne entente.
Ce fut un match d'un coup sûr pour les lanceurs de Trois-Rivières, une victoire de 6-0 en moins de 2 heures, bref, c'est des soirées comme ça qui me font réellement apprécier d'être arbitre...
Fatigue de la mi-juin oblige, je prends déjà un peu de retard dans la parution de mon blog. Je reviens tout juste d'un match enlevant à Trois-Rivières, mais je veux tout de même parler brièvement de mon match d'hier dans le AAA avant d'aborder mon match de ce soir, qui fut très formateur, soit dit en passant...
Pour ce qui est de mercredi soir, j'arbitrais pour la première fois de la saison avec l'illustre Jean-François Boucher. Notre dernier match ensemble était à Montréal-Nord dans le défunt senior majeur... la journée de l'émeute... Rien est ordinaire avec Boutch!
Dans le AAA, moi et Boucher avons un statut de vétérans. Dans les faits, ça ne vaut pas grand chose, car nous sommes toujours aussi bons que notre dernier call, mais nous avons quand même l'avantage de connaitre la plupart des joueurs et des entraineurs, ce qui facilite la gestion de match...
D'ailleurs, avant le match, j'ai toujours l'habitude de faire le tour des buts. Pour cette occasion, les joueurs de Mascouche n'ont pas manqué l'occasion de me "caller" en m'encourageant lors de cette course et en me laissant seul sur le terrain... j'ai trouvé ça bien drôle.
Pour le reste du match, j'étais étonné de voir comment JF Boucher était dominant derrière le marbre, une combinaison de constance, de prestance et de style. Vraiment, il m'a impressionné et j'imagine qu'il sera régulier dans l'Élite très bientôt... Wow!
Pour ma part, excellent match sur les sentiers. J'ai été très occupé, mais j'ai livré la marchandise en étant bien positionné, surtout sur les doubles jeu!
Il y a deux façon d'arbitrer lorsqu'un double jeu "classique" se dessine: 1. Prendre chaque jeu individuellement 2. Voir le double jeu dans son ensemble.
Je m'explique...
Un arbitre qui regarde le jeu au 2e but de façon très attentive, rend ça décision et ensuite va au 1er but va respecter à la lettre la mécanique de base et s'occuper correctement du coureur le plus près du marbre, ce n'est pas mauvais, au contraire.
Toutefois, lorsque le jeu au 2e but semble "acquis d'avance", je préfère m'éloigner du jeu, espérer qu'il ne se passe rien d'anormal et être déjà près à rendre une décision en cas de jeu très serré au 1er but. Certes, dans certaines situations, un arbitre qui se "fiche" du jeu au 2e but peut manquer une interférence ou un joueur défensif qui manque le coussin (shadow play), mais les probabilités font en sortes qu'il aura plus de succès sur le jeu le plus serré, c'est-à-dire celui au 1er but. Attention, si le jeu s'annonce pour être serré au 2e but, l'arbitre doit y être, je parle ici uniquement des jeux "évidents".
Je ne sais pas ce que la mécanique officielle de BQ pense d'un tel raisonnement, mais pour ma part, je joue la loi des probabilités et je gagne souvent haut la main (et j'espère que mon partenaire me couvre au 2e but s'il y a une interférence lors du relais).
Cela dit, ce fut un véritable plaisir avec Boucher et j'ai déjà hâte au 21 pour être encore une fois sur le terrain à ses côtés!
Affaibli par une grippe depuis plus d'une semaine, je n'ai toujours pas diminué mes activités. D'ailleurs, dimanche dernier, j'avais 3 matchs dans la même journée...
Pour ce qui est des matchs en tant que tels, ils furent sans histoire. Des performances honnêtes de ma part, conformes aux exigences, mais sans plus. Durant mon seul passage derrière le marbre de la journée, j'ai connu un bon match, mais ça m'a pris toute mon énergie...
C'est d'ailleurs ce qui m'a frappé... pour mon 2e match, un AAA sur les buts, j'étais complètement mort... J'ai eu assez de jus pour faire mon travail, mais c'était pénible....
J'étais donc très inquiet pour mon 3e match de la journée, un midget A sur les buts. Évidemment, le calibre de jeu est inférieur à ce que je fais en temps normal. Cependant, c'est loin d'être une raison pour ne pas se donner sur le terrain! Étonnement, j'étais très alerte et assez rapide pour ce match. J'ai donc constater à quel point un match est plus exigeant au niveau du programme d'Excellence que dans le niveau participation. La vitesse du jeu y est pour beaucoup, la concentration aussi puise beaucoup d'énergie.
Je reviens à peine d'un match de AAA sur les buts avec JF Boucher, mais je vais en reparler demain, je suis mort de fatigue!
Il y a des jours dans la vie où l'on réalise que l'on est chanceux et ce samedi le 6 juin en fut un. Tout d'abord, j'avais un programme double... et les deux matchs sur les buts, compte tenu que je changeais de partenaire (sur le terrrain, on s'entend!).
En sautant sur le terrain dans la LBSEQ (senior élite), je ne peux pas m'empêcher d'observer certains joueurs qui possèdent un talent hors de l'ordinaire. Des gars qui ont déjà joué chez les professionnels (avec les Capitales de Québec ou encore dans le baseball affilié). Je pense à Ntema Ndungidi, ancien choix de 1e ronde des Orioles de Baltimore.
Pourtant, ayant eu la chance de côtoyer ces ex-pro toute la journée, outre leur talent, la première chose que j'ai observé c'est l'immense plaisir qu'ils ont d'être sur un terrain. Les gars n'arrêtent pas de se lancer des jokes, parfois douteuses, jasent à tout le monde et se remémorent le bon vieux temps... Je pense à un joueur de Victoriaville qui est venu se "cacher" derrière la toile noire qui recouvre le clôture du champ extérieur à Ahuntsic et dire à moi et mon partenaire "vous ne me voyez pas... na na na na na", un peu à la manière d'un enfant de 4 ans...
Cela dit, si des joueurs ayant déjà flirtés avec les MLB et étant toujours considérés parmi les meilleurs au Québec ont cette attitude sur un terrain, comment se fait-il que des entraîneurs sans génies viennent mettre le trouble dans le moustique B? Que des parents de joueurs pee-wee AA conservent soigneusement les stats offensives de leur gamin dans l'espoir qu'ils seront un jour affichées au Temple de la Renommée?
À la lumière de mes observations du samedi 6 juin 2009, je ne peux m'empêcher de penser au bon vieux Léon Fortier qui répète sans cesse "le baseball n'est qu'un jeu"...
Maintenant, parlons de ma journée un peu...
Pour le premier match, j'étais avec Alexandre Gobeil à Ste-Thérèse pour un senior contre Victoriaville. Beaucoup de circulation sur les buts, j'ai du être aux aguets tout au long du match, mais au bout du compte, je n'ai eu que deux ou trois décisions serrées à rendre... et un tout petit peu de gestion de match en allant "couvrir" un joueur qui était trop insistant. Notre rôle en tant qu'arbitre n'est pas seulement d'expulser les joueurs "pas gentils", mais aussi de les ramener sur le chemin de la raison et ainsi éviter que le match dégénère. Trop d'arbitres débutants négligent cet aspect du métier... mais l'expérience parlera un jour...
Parlant d'expérience... lors de mon 2e match avec Hugues Lafrenière, j'ai fait une mauvaise lecture de jeu qui est directement en lien avec mon manque d'expérience dans le senior, voici le jeu.
Une balle est frappée mi-ballon, mi-flèche dans l'allée. Dans mon livre à moi, c'est minimum un simple, alors j'effectue mon pivot. Toutefois, le voltigeur effectue toute une course et rate la balle de peu en plongeant. Il s'agissait du jeu parfait où l'arbitre des buts devait sortir dans le champ, mais bon, j'étais au milieu de l'avant champ!
Également, parlez-en à P3, ma vitesse légendaire est devenue un sujet de conversation prisé dans la région lanaudoise. Cependant, alors que je courrais à toute vitesse, je me suis fait clancher pas à peu près par un dénommé Ntema Ndungidi... pareil comme si j'étais arrêté... Toute une gazelle, j'ai pu l'observer sur un jeu serré au 1er but... un vrai lapin!
J'oubliais, tout ceux et celles qui ont fréquenté le parc Ahuntsic se rappellent de Elvis, le drôle de numéro avec sa guitare qui gueule sans cesse durant les matchs "Aweye Popa... Aweye à maison"... Il est en prison pour avoir été (encore une fois) trouvé en état d'ébriété avancée au parc... Lafrenière aura la chance de le voir au travail 5 jours par semaine maintenant! Pas facile la vie d'agent des services correctionnels!
Voilà pour ma journée qui s'est terminée autour d'un pita souvlaki chez P3... Après quelques heures de sommeil, je dois maintenant me dépêcher pour être prêt dans environ 50 minutes et partir en direction de Longueuil pour un double dans le AAA et ensuite aller faire un midget A (sur les buts!!!) à l'Assomption. Bonne chan!
Sans aucun doute, mon double sous la pluie dimanche dernier à Lachine est une cause directe de ma grippe actuelle. Avec mon travail, j'avais une rencontre importante et assez stressante concernant mon avenir professionnel mercredi (hier) jusqu'à très tard, ce qui ajoutait la fatigue à la maladie, mais ne vous en faites pas, j'ai finalement obtenu le poste que je voulais à mon travail (et par le fait même une permanence).
Après avoir pris congé au travail aujourd'hui, j'espérais être en forme ce soir dans le midget AAA pour un match sur les buts opposant Lanaudière à Lachine. Compte tenu de mon bon début de saison et de mon expérience dans cette ligue, je sais que je peux faire le travail sans trop de problème. Cependant, si je m'assoie sur mes lauriers et que la fatigue et la grippe prennent le dessus, bonne réputation et bon début de saison ou pas, je vais me faire traiter de jambon si je ne performe pas...
Avant même de partir de la maison, ma routine d'avant même ne fonctionnait pas du tout... j'ai souper 2h avant un match (ce que je ne fais jamais habituellement, mais je me sentais faible) et je n'ai pas été aux toilettes pour faire mon #2 habituel d'avant match...
Rendu au parc, j'ai oublié de mettre mon atèle au genou gauche et je m'en suis rendu compte une fois que j'avais mis mes pantalons. Par la suite, quelques minutes avant d'être sur le terrain, j'ai pensé à mon fameux Deep cold. Bref, j'étais mêlé pas à peu près, j'ai même oublié de mettre mon stuff à bibites!
Sur le terrain, avant chaque match sur les sentiers, je fais un tour d'avant champ en courant pour me délier les jambes. Déjà là, je me sentais moins en forme et moins rapide qu'à l'habitude. Pour rester dans le match, je savais qu'il faudrait que je sois concentré pas à peu près pour pallier à ma grande fatigue.
Comble de malheur, Lachine a pris rapidement les devants dans le match et a creusé un écart pratiquement insurmontable. On ne se fera pas de cachettes, pour un arbitre, c'est plus dur resté concentré quand le même ne veut presque plus rien dire. Pour les joueurs aussi il faut dire, le joueur de 2e but de Lachine est allé touché au 2e but sur une balle frappée alors qu'il n'y avait personne au 1er but. Pendant un court instant, j'ai douté de moi à savoir si j'avais oublié un coureur, mais bon, c'était lui qui était dans le champ et sa nonchalance a créé un jeu très serré au premier but...
Vers la 5e manche de se match interminable, je l'avoue, je n'avais plus d'énergie et j'espérais ne pas avoir trop de décisions à rendre. J'en ai eu une seule, en 7e manche, un retrait très serré au 1er but. Pour le reste, j'étais présent de corps, mais d'esprit, c'était très pénible... mais heureusement, ma concentration a tenu le coup!
Prochains matchs: 2 matchs dans la LBSEQ samedi prochain
Il y a des soirs où honnêtement, je ne me sens pas à mon maximum ou à tous le moins très concentré pour le match à venir. Ce soir, lorsque Marc-André Laporte m'a réveillé dans mon dodo d'avant match pour m'annoncer qu'il était cliniquement mort et inapte à faire le match derrière le marbre, j'ai accepté de me sacrifier pour la cause, et ce, même si je n'avais pas le "feeling". J'essaie justement d'arrêter de me fier à mes maudits feelings et à me concentrer sur la partie.
Je profitais donc de l'occasion pour me tester mes nerfs et mettre de côté mes maudites mauvaises habitudes. Sous un ciel menaçant, j'ai donc amorcé le match à la plaque...
La fin de première manche fut le théâtre d'un événement loufoque. L'entraîneur de St-Bruno a fait un changement in extremis juste avant la rencontre au marbre car son lanceur partant n'était pas arrivé (ça va bien...). Il a changé le nom des joueurs, mais pas les positions, alors le joueur de 2e but s'est retrouvé lanceur. Il a donc affronté un frappeur avant d'être changé. Les joueurs de Repentigny trouvait ça très drôle, ceux de St-Bruno aussi, mais ils riaient beaucoup plus discrètement. Pour ma part, impossible de m'enlever le sourire que j'avais au visage.
Les 2 manches et 2 retraits que nous avons jouées furent sans histoire, si ce n'est que de Pierre-Nic Rheault qui s'est permis un call sur un demi élan alors qu'il était quelques part en route vers son vestiaire... J'étais et je demeure certain que le frappeur s'est compromis, mais je dois toutefois avouer qu'avec un droitier au bâton et aucun coureur sur les sachets j'aurai du demander à Laporte et espérer qu'il en arrive à la même conclusion que moi. La bonne décision a été rendue, mais je me demande réellement si j'ai bien agis (on parle ici d'inside baseball...)
Il est 22h40, j'ai géré des dossiers de baseball depuis 1h30 minutes et j'en ai mare. Je vais souper et je me couche...
Le retour au junior AA! Et une semaine plutôt tranquille!
Je dois l’avouer, depuis que je ne suis plus le responsable des assignations dans la région, je fais parfois ma prima donna. Chaque année, mon total de matchs tourne autour des 100 à 125 matchs. Être encore plus psychopathe, je pourrais aller jusqu’à 140 ou 150, mais un moment donné, j’aime bien ma journée de congé par semaine, ça me permet d’aller voir des matchs!
Généralement, lorsque je suis sur un terrain, j’y vais à fond la caisse sans me soucier de mes bonnes vieilles blessures. J’ai les genoux finis, un dos chancellent depuis mon accident d’auto il y a 2 ans et une cheville droite qui fait parfois très mal depuis un mauvais mouvement à Coaticook lors des séries éliminatoires 2007. Mon cocktail de médicaments et de « petits pots » personnel me permet de faire mes matchs sans trop de douleur, mais les lendemains sont parfois difficiles. Je ne sais pas ce que ça va donner à long terme, mais pour le moment présent, ça fonctionne. Cependant, faire des 12 matchs en 7 jours comme je l’ai déjà fait, c’est devenu très difficile pour moi, surtout qu’au niveau où je suis rendu, il y a peu de place pour le relâchement.
Cette semaine, j’avais déjà une semaine plutôt calme,un match le mardi, un le mercredi et congé jusqu'à dimanche! La pluie a eu raison du match du mercredi, alors ce fut 4 jours de repos complet, ce qui explique mon absence sur ce blog...
Pour revenir sur mon match de mardi dernier, c'était une de mes rares apparitions dans le junior AA, car le temps me manque pour en faire davantage (les genoux me manquent aussi), mais comme j'avais plusieurs jours de congé consécutifs, je n'avais pas de problème à aller user un peu mes bons vieux genoux!
Pour le match, je connaissais déjà les deux lanceurs et je savais à quoi m'attendre de la part de chacun. Ce fut un match relativement tranquille de mon côté, peu de lancers manqués, une bonne technique derrière le marbre et un peu de gestion de match, mais uniquement en fin de 7e, et ce, pour des niaiseries d'enfants de 8 ans. Des fois le junior... c'est spécial!
Le midget AAA est beaucoup plus encadré et, par le fait même, beaucoup plus tranquille, en tout cas, théoriquement! Ce dimanche, une équipe de Brockville en Ontario était en action à Lachine. C'est toujours drôle de faire des matchs en anglais, ça change la routine de dire "two en two" au lieu de "deux et deux!
Pour le premier match du double, j'étais à la plaque. Bon match au niveau technique de ma part, j'ai réalisé d'excellents déplacements, sauf une fois, où la balle fut frappée près du grillage sur une fausse balle. Je n'ai pas bougé assez vite car j'ai perdu la balle dans le soleil. J'aurais du être collé sur la clôture au lieu d'être à mi chemin entre le marbre et cette dernière.
Côté balles et prises, j'ai eu mon lot de 3e prises à appeler, quelques fois avec beaucoup d'énergie compte tenu de l'importance des lancers dans le match. J'ai manqué quelques lancers, mais à des moments plus ou moins importants, alors même si au niveau du jugement ce ne fut pas mon meilleur match, j'ai quand même offert une bonne performance, qu'on ne peut toutefois pas qualifier d'exceptionnelle!
Lors de ce match, il y a eu un jeu loufoque. Faible ballon derrière l'arrêt court. Ce dernier touche à la balle avec son gant, mais la balle bondit au fond du gant pour retourner en vol et finalement être capté par le voltigeur de centre en pleine course. Sur le jeu, mon partenaire sur les buts a juste observé la balle sortir du gant donc à appeler un "no catch". Pour ma part, couvrant le 3e but sur le jeu, j'avais l'action en plein visage, aucun joueur défensif devant moi et un angle quasiment parfait de 90 degrés. J'ai renversé sa décision sur le champ pour éviter toute confusion en gueulant "OUT OUT OUT" au beau milieu du terrain.
Le 2e match fut beaucoup plus tranquille de mon côté. Sur les buts, une seule décision très serrée, mais j'avais un positionnement exceptionnel pour voir le coureur éviter le gant au 2e but. Le reste fut l'histoire de Dame Nature, s'il faisait pas loin de 20 degrés au début de la rencontre, vers la 3e manche, le mercure a dégringolé de façon considérable et les 5e et 6e manches furent jouées sous la pluie... et moi en polo!
J'ai même été me réchauffer dans l'abris couvert de Lachine en 6e... j'en pouvais plus. Finalement, après 6, ce match fut chose du passé et j'étais presque immédiatement sous la douche... chaude!
Arbitre actif au sein du programme d'excellence
Vice-président du comité provincial des arbitre
Ex représentant régional, région Lanaudière (2005-2010)