mardi 31 août 2010

London, Joliette… et la vraie vie!

Sur la route, parcourant le Québec et même l’Ontario semaines après semaine, je réalise parfois à peine toute la chance que j’ai. Je dors mal, je dois booker mon horaire d’une façon très serrée et faire quelques sacrifices, mais je réalise un trip de baseball que très peu d’arbitres ou même très peu d’individus ont la chance de réaliser dans une vie. Je ne fais pas une cenne avec ça, tellement que je dois souvent fouiller dans ma poche car les per diem que je reçois ne couvrent pas les longues soirées dans les bars qui avoisinent les hôtels, mais bon… c’est tout de même une vie de rêve!

Ça m’a pris beaucoup de temps avant d’écrire ce blog, je sais… mais je ne m’en excuse pas. Contrairement à mes autres publications, il est beaucoup moins factuel, beaucoup plus émotif. Lors de mes courts passages à la maison, je sacre contre mon gazon qui pousse trop vite, contre la poussière qui ne prend pas de repos pendant mon absence et aussi contre ma pile de lavage que je dois sortir de ma valise en bordel à chaque fois. Cependant, quand je retourne voir les photos prises lors des championnats, je me rends compte que le ménage, le gazon et le lavage, pour l’espace d’un mois, ce n’est pas la vraie vie. La vraie vie, pour l’instant, elle se situe dans un parc de baseball.

Un samedi soir pluvieux, dans un hôtel de London, en Ontario, alors que presque personne n’est supposé parler français, mais lorsque ta strappe de housse te lâche dans l’escalier principal de l’hôtel et qu’un gros « Hostie de calisse de tabarnak de cochonnerie sale » raisonne partout dans le lobby et qu’au même moment il doit y avoir 10 Québécois rassemblés, ça fait de l’anecdote solide. Toutefois, ce qui est encore plus solide, c’est lorsque par un dimanche matin chaud et humide, tu es au marbre pour un match très important entre deux équipes étant à environ 2000 km l’une de l’autre, avec une recommandation pour un championnat junior en poche et que les superviseurs et tes collègues te disent : « Vas-y JF, on a confiance! », c’est très stimulant!, surtout quand plusieurs d’entre eux viennent directement des rangs professionnels!

Je me rappelle encore de mon premier match au marbre, l’équivalent d’un moustique, mais Petites Ligues, quelque part en juin au parc Chaput de Laplaine. Je trouvais dont que tout allait vite… et je n’osais pas expulser l’hostie d’imbécile de coach de Laplaine qui gueulait à chaque 4 lancers, de peur de me faire dire par mon booker que je créais des problèmes. Je me rappelle également que j’avais remis la balle en jeu trop vite et qu’il avait fallu renverser une décision à cause de ça… C’était en 1998, j’avais 14 ans… étais un joueur aguerri de Triple Play ’99 au tout nouveau PS1 et je me trouvais cool car à 10h le soir je me promenais encore en bicycle dans les rues non-éclairées du domaine CLC à Saint-Lin. Des fois… on prenait même une crème glacée avec la gang de filles! Trop gêné, j’osais à peine parler. C’était le bon temps…

Nous sommes en 2010, j’ai (malheureusement déjà) 27 ans, une maison, l’hypothèque qui va avec, un spa très confortable, une job assurée jusqu’à la fin de mes jours et une auto que je viens tout juste de finir de payer. Pourtant, j’ai encore la même passion et le même plaisir qu’à 14 ans quand j’embarque sur un terrain. J’ai encore la même crisse de manie de vouloir « virer le parc à l’envers » à chaque jeu serré. J’ai aussi toujours la même crainte de rater une décision serrée qui pourrait changer l’issus d’un match… je suis encore le même ti-gars que j’étais.

Pourtant, si quelqu’un m’avait demandé, en 1998, ou même dans les années qui ont suivi, si jamais un jour j’aspirais à faire de tels championnats, j’aurais dit non. Pour moi le baseball se limitait au parc Villeneuve de Laplaine… et lorsqu’on m’a demandé d’aller dépanner pour un match à Mascouche… je me trouvais dont ben chanceux de « voyager » pour arbitrer! Je pensais jamais, mais vraiment jamais, me retrouver, il y a environ 10 jours, pour une troisième année consécutive, sélectionné pour arbitrer la finale d’un championnat canadien… à la Tivi en plus!

Lorsqu’un match d’une telle envergure débute, plus rien n’existe. Mon travail n’existe plus, mes problèmes non plus, ni même les yeux de ma ravissante texteuse compulsive… le focus est sur la mission que je dois remplir. Je dois par contre avouer… qu’être au marbre du plus vieux terrain au monde, contempler le centre-ville de London qui trône sur le champ centre… ça vaut la peine de s’arrêter entre deux manches, mais ensuite… retour au focus! Même ma nervosité légendaire n’existe plus!

Pour une finale, il y a deux façons d’aborder le match. D’une part, il s’agit évidemment d’un match comme les autres. Les règles sont les mêmes, les joueurs également. Toutefois, lorsqu’on regarde tout ça dans son ensemble, l’enjeu est grand. Des gens de partout au Canada sont réunis, tous veulent gagner, encore plus qu’à l’habitude! Sur 15 arbitres, seulement 4 ont l’honneur d’être en fonction pour le clou du championnat… et j’y étais… 3 années consécutives! Moi qui n’a jamais eu vraiment de plan de carrière, ni d’ambition face au baseball… sauf celle d’avoir du plaisir, c’est quand même un bon palmarès!

La semaine suivante, en étant superviseur à Joliette au atome et moustique B, on m’a évidemment beaucoup parlé de London… on m’a posé beaucoup de questions. J’ai quand même bien performé, je reviens avec plein d’anecdote et compte tenu de mes performances là-bas, j’ai vraiment l’air bon! Je reconnais, sans fausse modestie, avoir un certain talent, mais ce qui fait la différence, c’est tout le travail que j’ai fait. Je n’ai pas brûlé les étapes. À 17 ans, sauf peut-être Pierre-Paul Provost, personne ne disait de moi qu’un jour j’étais pour être le king pin inconditionnel de l’arbitrage; il a fallu que je travaille fort, fort en sacrament!

Des games de moustique, j’en ai fait en masse et j’ai jamais chialé parce que je me considérais trop fort. J’y allais… et j’ose même dire que j’en apprenais beaucoup. Quand j’ai commencé à faire du bantam et du midget sur une base régulière, j’étais prêt! Quand je suis arrivé dans le programme d’Excellence, il a fallu que je m’adapte, c’est évident, mais j’avais vu assez de baseball dans ma vie pour connaitre assez bien la game! Alors, quand, du haut de mes 4 championnats canadiens et de mon titre de représentant régional je vois des ti-culs de 15-16 ans vouloir bruler les étapes, se prendre pour le prochain Dutch Rennert… ben ça me met en sacrament! Par contre, au contraire quand j’en vois travailler très fort, avoir une bonne éthique de travail, persévérer malgré les difficultés, rebondir après un match difficile, je me reconnais et ça vient me chercher!

Des fois, j’aurais envie de mettre la haute performance de côté, l’espace de quelques jours… ou semaines et retourner faire du moustique A… suivi d’un bantam A… juste pour m’amuser. Me connaissant, un coach me sortirait une réplique de pas fin et j’embarquerais en le vissant dans le plancher, mais quand même, juste pour le fun, j’aimerais ça! Juste pour le fun d’être sur un terrain, sans pression… et de regarder les kids s’amuser…

Pour l’instant toutefois, pas le temps d’y penser trop longtemps, j’ai des supervisions à finir, un championnat qui débute dans 3 jours à préparer et une brassée qui est prête à mettre à la sécheuse! Ça l’air que la vraie vie existe encore…

dimanche 22 août 2010

Nightmare on Elm Street

Même s’il est présentement environ 13h30 dimanche après-midi, mon blog s’arrête vendredi matin. Que voulez-vous, comme je dors très mal, je fais sans cesse des siestes en après-midi! Je n’ai qu’arbitré et dormi!!!

Now few words for my new reader, Rob Allan… For sure, I’m not only the guy who waited all week long on the lobby, I’m also an active umpire on the tournament!!!

Avant de parler de mon match d’hier, je dois d’abord vous parlez de Fillion. Celui qui, au Québec, fait respecter la loi et l’ordre n’est pas capable d’imposer le calme dans sa chambre d’hôtel : son partenaire étant un ronfleur de premier plan! Tellement qu’il a essayé de m’appeler une nuit à 1h du matin, mais je l’ai aussitôt flushé. Il a donc pris son courage à deux mains… a cogné à la porte de Marc Genest et… dormi dans le bain! Bravo Jonathan!!!

Il parait que le cochambreur de Genest a fait une crisse de face en voyant Fillion dans le bain lorsqu’il est allé faire un petit pipi… Finalement, Baseball Canada a accordé une autre chambre vacante à Jo!

Parlons finalement de mon 2e match au marbre… London contre Colombie-Britannique… le match qui était alors le plus important de ma carrière! Évidemment, j’étais nerveux 12h avant le match… c’était fou! Tout le monde me parlait de la chance que j’avais. Pendant ce temps là… j’avais peine à respirer et je me suis couché tôt! Sacré moi-même… je ne changerai jamais!

Rendu au terrain, parait-il qu’avant le match, j’avais l’air malade, du moins, c’est ce que mon partenaire, Matt Payne, l’homme au nom de lutteur, m’a dit. Avant un match au marbre, je fais toujours d’énormes efforts afin d’être dans ma bulle, concentré et ainsi arrivé au sommet pour mon match. Ce fut le cas.

Il faisait alors un temps de merde au pourtant magnifique Emslie Field de St-Thomas, un terrain centenaire, situé sur la rue Elm (de là le titre de mon article). Pluie, vent, c’était très sombre et salissant, mais bon, il fallait jouer. Heureusement que les Ball Boys faisaient toute une job en échangeant et nettoyant sans cesse les balles. D’ailleurs, moi qui est un peu show-off, quel plaisir j’ai eu à faire des signes comme dans les majeurs pour avoir de l’eau et des balles neuves! Les jeunes préposés eux, étaient très contents d’être sur le terrain, prêt des lignes de jeu, avec moi, entre les manches… car je jasais avec eux. Ils étaient impressionnés! Je l’aurais été, moi aussi, à 10 ou 12 ans, d’être au beau milieu d’une partie de championnat canadien!

Mon match fut un de mes meilleurs de ma saison. Très bonne zone et très peu de commentaires de la part des bancs. Sur un lancer, sur le coin extérieur, pour une troisième prise, troisième retrait, avec 2 coureurs en position de marquer, j’ai été hué comme dans la MLB… Un bruit constant… j’adore ça!

J’ai malheureusement hésité sur un lancer. Je me suis levé, mais j’ai dit balle… bravo l’arbitre de moustique A du tournoi de St-Polycarpe, en plein championnat canadien! Les gars ont bien rit, les équipes également, car il n’y a pas eu de conséquence!

Mon autre fait marquant fut à la toute fin de la rencontre. Avec 1 retrait en fin de 7e, haut ballon très près du filet arrière, qui fait environ 50 pieds de haut. La balle reste à environ 1 pied du filet et est capté par le receveur britanno-colombien (ça fait nom latin d’une espèce en voie de disparition, mais pour le bénéfice de Christopher Provost, il s’agit du nom des habitants de la Colombie-Britannique). Au lieu de juste dire « Out »… j’ai crié « Ya ya ya… CATCH » en faisant des signes de la tête. Mes partenaires ont bien aimé!

Finalement, après cette belle performance de ma part, mon 2e match fut annulé, conséquence directe de la pluie diluvienne. Ce fut donc une soirée relaxe, sur laquelle je reviendrais, évidemment

J’aimerai bien vous en dire davantage, mais il est présentement 16h44, j’ai fait mon dodo d’après-midi et il me reste une heure avant de quitter pour le terrain, mon prochain match, la finale d’or, est à 20h30

Je vous reviens!

JF

samedi 21 août 2010

Sur les buts… et bien plus

Me revoilà avec un léger retard afin de vous décrire mon périple en territoire ontarien du mieux que je le peux. Tout d’abord, parlons brièvement baseball, mais le plus intéressant suivra!

Pour mon 2e match du tournoi à la ronde, jeudi soir, j’étais au 3e but dans le cadre d’une rencontre entre l’Ontario et la Nouvelle-Écosse… Dans ce match de 14-1 en faveur des Ontariens, j’ai eu aucune décision à rendre… mais vraiment aucune. C’est difficile d’avoir un match de la sorte lorsque nous somme supervisé, car on ne peut rien faire de bien, on ne peut que manquer un déplacement… mais bon, j’ai tout de même très bien fait!

Pour mon 2e match sur les buts, au 1er but celui là, dans le cadre d’un affrontement entre Québec 1 et London, j’étais au premier sachet. Malheureusement pour moi, alors que j’étais à l’intérieur du losange, j’ai manqué un check swing… un manque de concentration je crois. J’avoue avoir fait un erreur…

Pour le reste du match, quelques décisions serrées, toutes en faveur du Québec (je ne suis pas du genre à volontairement égaliser les décisions serrées… je suis payé pour décider, pas pour splitter…). Je suis persuadé qu’elles étaient toutes excellentes, sauf le check swing, évidemment.

Côté déplacement, j’étais moins à l’aise toutefois. Quelques mini-hésitations, non-perceptibles pour un œil de non-initié, mais je sais très bien que j’ai été trop lent à réagir. Mon superviseur me l’a également fait remarquer, avec raison. Je ne sais pas si ce genre de négligence de ma part va avoir un impact sur mes assignations du dimanche, mais que voulez-vous, c’est ça jouer dans la cour des grands, il faut être bon à tous moments!

Avant d’aller plus loin, un gros bravo à Jo Filion et Marc Genest qui font des progrès énormes en anglais. Félicitations les gars… c’est frappant en 3 jours!

Hier, alors que j’étais un simple spectateur au Parc Labatt et que je mettais du ketchup dans mon hamburger, j’ai entendu crier « Laisse-en pour les autres »... « Gâtes-toi dans le buffet JF ». C’était les gars de Québec 2 qui me callaient. Je leur ai répondu « What… are you talking to me? »… Aussi bien faire semblant que je ne les connais pas! Gobeil s’est d’ailleurs poussé en riant…

Ma consommation de Red Bull fait jaser ici… Avec Gobeil dans le coup… je passe pour un solide accro!!!

Hier soir, au stade, Alexandre Alary, un ancien arbitre du programme d’Excellence et bon ami à moi est venu nous rejoindre. Il habite désormais dans la région et arbitre quelques matchs de Junior AA ici et là…

Bon… j’ai un match très important à 14h, B-C contre l’équipe hôte, London… Ça va être malade!!!

JF

vendredi 20 août 2010

Boom Boom POW!

Pas le temps de chômer. Dès mon premier match, jeudi matin 9h, j’étais au marbre pour une confrontation entre le Nouveau-Brunswick et la Saskatchewan. Si le match était à 9h, il fallait toutefois quitter l’hôtel à 6h45, histoire d’avoir un lift jusqu’au kiosque de location de voiture et ensuite se diriger au parc. Cela dit, 90 minutes avant notre match, nous étions dans notre vestiaire : une roulotte sans électricité et sans éclairage… Très pratique pour faire la chaise avant un match!

Comme prévu, nous en profitons pour parler des mécaniques et des déplacements que nous utiliserons pour les 5 prochains matchs. Une fois cette étape cruciale terminée, je débute par routine d’avant-match en ne négligeant aucune étape… y compris le passage obligé vers la bécosse dégueulasse! Mais bon… too much details!

Dès le 2e frappeur du match, je me sens très à l’aise derrière le marbre… une chance, car jusqu’en 3e manche, le score est de 1-1. Par la suite, le N-B a fait 4 points, pour créer une avance de 5-1. Côté zone de prise, comparativement à d’autres arbitres ici, je suis un peu tight, mais rien de très grave. C’est plutôt avec mes 3 jeux serrés au marbre que je me suis démarqué. Un sauf… mais 2 fois, j’ai crié POW sur des retraits. Sur le 2e jeu du genre, l’équipe offensive, le N-B capotait sur le banc, les gars m’en parlaient encore au Subway quand nous les avons croisés après le match. D’autres gars sur le staff ici ont bien aimé l’anecdote!

Les commentaires du superviseur furent bon et je suis content de mon travail, mais pour l’instant, match dans quelques heures oblige, je dois me préparer et revenir avec de savoureuses anecdotes un peu plus tard!

JF

Same thing

Mais qu’est-ce que je suis méchant, je vous ai négligé pendant plus de 24h au beau milieu d’un championnat, mais que voulez-vous, c’est parfois une vie de fou ici. Banquet à 17h30, 5 minutes de lousse au retour à l’hôtel avant un autre meeting qui se termine vers minuit… et un match au marbre le lendemain matin 9h. Tu t’en vas en tounoi… bonne chan!

Parlons d’abord de mon crew. Wow! Miles Parr, un vieux pote de l’an passsé est avec moi. C’est une excellente chose, on s’entend très bien… même s’il a le double de mon âge environ! Notre troisième larron en est tout un : Matt Payne. Je dois surveiller ce que j’écris, car le bonhomme parle un français très potable et très compréhensible! Cet albertain a d’ailleurs habité à Rivière-des-Prairies pendant quelques temps. Nous parlons toutefois en anglais, sauf lorsque vient le temps de déconner à mon sujet, il sort alors un français remarquable pour me caller… J’adore ce type de mec!

De plus, il a un nom de tueur, un nom de lutteur… et la face et l’attitude qui vont de paire. Une vraie shape d’arbitre! Il a d’ailleurs fait une école professionnelle d’arbitrage et arbitre quelques matchs dans le pro en Alberta. Il apporte une expérience dans le crew et j’adore ca.

Pour ma part, compte tenu de mes états de service en championnat national, j’ai l’honneur d’être crew chief. J’ai donc animé la rencontre pré-championnat en laissant, encore une fois, beaucoup de place à mes collègues, mais avec toutefois beaucoup plus d’assurance que l’année dernière!

Bon, j’ai peut-être une bonne expérience en championnat de ce genre, mais mon cochambreur lui, est tout simplement une légende : Ted Derpack, un ancien gagnant de l’arbitre de l’année au Canada. Il connait ça en sacrament!!! Quand il me parle, je fais 3 choses :
1. J’écoute
2. Je prends des notes
3. Je dis merci

Il est d’ailleurs le crew chief d’Alexandre Gobeil. Même si je suis très honoré d’avoir le statut de crew chief, j’avoue que je n’aurai pas détester être sur le même crew que lui. Parlant de Gobeil, il n’hésite pas à favoriser l’immersion anglaise de Genest et de Filion, en les incitant à utiliser la phrase « same thing » à toutes les sauces. Voir Genest se présenter en disant « same thing », c’était tordant!

Voici maintenant une mise à jour des niaiseries du jour, avec probablement quelques oublis

Hier, à la halte routière, en voyant le luxe ambiant, la vraie citation de Gobeil était : « On voit maintenant où vont les taxes fédérales »

J’ai souvent critiqué la qualité de la gente féminine ontarienne. Cependant, en faisant un petit détour par le centre-ville de London… je retire mes propos!

Certains arbitres ont des problèmes intestinaux avec le Boston Pizza… mais ce n’est pas moi!!!

Au total, 6 arbitres sur 15 parlent français ici, certains avec un accent, mais quand même… ça jase bilingue!

Gobeil, le sacrament, apprend des phrases peu recommandables en français aux arbitres anglophones… D’ailleurs, pour le bien géographique, moi et Gobeil avons jumelé les Laurentides et Lanaudière. Nous venons donc du « North Shore of Montreal »

Toujours au sujet de Gobeil, à ma connaissance… il a déjà 3 démêlés avec des conducteurs ontariens à London… c’est pas la même façon de conduire ici.

Au Jack Astor’s, j’ai callé 2 bières très rapidement sous les yeux ébahis de notre jolie serveuse. J’y ai dit que c’était normal, j’étais de Montréal… elle a compris

La plantureuse Lisa, notre serveuse, m’a permis de faire un bon vieux gag lorsqu’elle nous a dit qu’elle était jadis receveur au baseball. En français, j’ai dit aux arbitres bilingues présents (Éric de l’Ontario et Matt de l’Alberta) que je me serais bien accroupi derrière elle. Du déjà-vu de la Cage aux Sports de Sept-Iles… Merci Shaun


Bon… j’ai plein d’autres choses à dire, mais je dois me coucher… un match demain matin 10h, mais ne vous en faites pas, je vais revenir sur mes 2 premiers matchs qui ont super bien été!

JF

mercredi 18 août 2010

Un matin très matinal!

4h15 du matin, le réveil… Vraiment pas facile, au depart, je pensais que la sonnerie de mon téléphone me jouait un tour, mais non, il était temps de quitter pour un monde meilleur : London, Ontario!

Départ de la maison : 4h28. Arrivée chez Alexandre Gobeil : 5h12, 18 minutes avant l’heure prévue. Voilà qui débute un voyage du bon pied. Après un petit détour chez Tim Horton à Hawkesbury , histoire de prendre 2 des nouveaux bagels au fromage cheddar (dont Gobeil déteste ardemment l’odeur), nous pouvons continuer.

Je dois d’abord m’excuser auprès de cher Alex. Je crois qu’à la force d’entendre la sonnerie de mon téléphone, il va développer un acouphène. D’ailleurs, un de mes partenaires sur mon crew, Matt Payne, un gars qui a brièvement vécu au Québec et qui parle un brin de français est déjà sur mon dossier! Les gars m’appellent « La laisse », compte tenu que j’ai reçu beaucoup de texto en peu de temps! Mettons qu’avec un accent laisse ça sonne drôle, j’ai bien ris!

Parlant de mon cellulaire, sujet de discussion prisé ici, il est tombé, je ne sais pas comment, dans la craque de banc de l’auto à Alex. Lorsque j’ai réussi à aller le chercher, lors d’une pause pipi à la halte routière. J’ai réussi à passer mon bras entre le siège et la porte, mais pour le sortir… j’ai eu peur pendant environ 5 secondes. Je m’imaginais attendre l’arrivée des pompiers pour me sortir de là et arriver au championnat avec la main autour d’un bout de taule. Heureusement, je me suis sorti l main de ce bourbier.

Est-ce une obsession malsaine, aucune idée, mais j’ai eu une fixation sur la propreté et la modernité de la halte routière! « J’ai l’impression d’être dans un palace », fut le commentaire de Gobeil. Ensuite, j’ai pris un vidéo du distributeur de papier. On pèse sur un bouton… et le papier sortait…. Technologie! Wow! J’étais subjugué!

Ensuite, au Mcdo, Gobeil a enfin pu observer mon accent en action. Heureusement, commander un trio #2 n’est pas trop compliqué, mais nous avons bien ris! C’était le début de l’immersion… Avec mon téléphone me gardant en lien avec la langue de Molière!

Finalement, après 7 heures de route, enfin, nous sommes à London. Dès notre arrivée dans le lobby, je revois de vieux amis. Nous jasons un peu, pour me rendre compte que Matt Payne, de l’Alberta, qui est sur mon crew parle français. Il m’a d’ailleurs avoué avoir lu mon blog il y a deux jours… Je suis international! Eric Topolnisky, d’Ottawa parle également français… voilà qui va rassurer Filion et Genest, qui ne parlent pas réellement anglais…

Bon… étant en train d’écrire alors que tout le monde jase autour de moi, je retourne à la discussion… et je vous reviens ce soir!

JF

mardi 17 août 2010

Comment s’anti-préparer

Départ en direction de London dans moins de 5 heures, absolument rien de préparé, voilà du grand Jean-François Arsenault. J’ai passé ma journée devant mon ordi à essayer d’écrire quelque chose d’intelligent pour mon blog (ce qui, dans mon cas, n’est pas toujours évident). Malgré le fait que je dois vivre dans mes valises pour un mois, je ne change pas, toujours à la dernière minute : j’avais même oublié mon checkout à l’hôtel à Laval, il a fallu que j’invente une raison pour justifier le fait que j’allais uniquement chercher mes bagages vers 13h. Mission accomplie, sous le regard ébahi du brave Christian Briand, qui n’en revenait pas que je puisse bullshiter autant un pauvre commis d’hôtel (on appelle ça un concierge???)

Côté baseball, après un provincial midget AAA, tel Jean Charest, je suis prêt! Cependant, côté vestimentaire, quitter le confort de mon foyer, c’est difficile. J’ai toujours dit que je ne suis pas fait pour la vie de tourner, même si rendu sur place, je vais tripper, j’en suis plus que certain!

J’ai suivi quelques conseils avant de partir, les voici :

@ René Provencher : J’ai enfin acheté des semelles orthopédiques pour mes souliers de buts… ma cheville te remerciera!

@ Stéphane Durocher : Je vais sortir au champ extérieur à 2 retraits à partir de A3 UNIQUEMENT sur un diving catch!

@ La belle Émilie : Pour ne pas faire la même erreur qu’à Sept-Îles, j’amène en masse de sous-vêtements. En passant, j’ai enfin enlevé le bouchon de l’ouvre-bouteille… en le coupant!

@ Ma maman : Ben oui, sacrament, j’vais être prudent sur la route et être poli là-bas. Je vais essayer de ne pas m’engueuler en pleine télévision comme l’an passé!

@ Les arbitres de Lanaudière (et arbitres-honoraires) : Inquiétez-vous pas, j’vais être à l’aise

@ Josh Friedmann : I’ll try to speak correctly without my accent… but… Ontarian’s girls like french accent… isn’t true?

@ Christopher Provost : T’as pas de conseils à me donner… tu devrais plutôt suivre les miens une fois de temps en temps!!!

@ Christian Briand : Je m’en vais en tounoi… Bonne chan!

@ Mon voisin : Non, je le couperai pas l’hostie de gazon… j’ai pas le temps, va chier!

@ Guy Laurin : Merci pour avoir éveillé ma curiosité à propos du Labatt Park… le plus vieux stade de baseball au monde… Wow!

Bon… il me semble que le temps passe vite. Si je veux pas arriver là-bas et faire comme l’an passé en gueulant contre mes bas resté sur le comptoir de ma cuisine, aussi bien faire preuve d’un peu de sérieux.

J’ai dit beaucoup de niaiseries sur Facebook et ailleurs au cours des dernières heures, mais je vous assure que je suis très nerveux à l’approche de ce championnat. Une fois sur le terrain, tout en étant à l’aise… de gros efforts seront à faire pour livrer la marchandise, aussi bien être prêt!

Prochain post : Quelque part demain!

JF

Une finale… aux allures de déjà-vu!

Un peu à l’image de ma participation à la finale du championnat canadien bantam l’année dernière à Vaughan, cette finale-ci fut riche en rebondissements. Par contre, cette fois-ci, j’étais posté au 3e but. Cet endroit m’inquiète toujours dans un système à quatre, car c’est facile d’oublier qu’on arbitre, car rare sont les décisions à y rendre. Toutefois, compte tenu de cette responsabilité qui se limite généralement au 3e but (et au 2e but dans certaines situations), il est très facile de ne pas suivre le match à 100%. Oublier qu’un frappeur gaucher est au bâton et se faire prendre par un « check swing » peut arriver très rapidement, alors même si nous ne sommes pas au cœur de l’action, il faut néanmoins rester très alerte.

Pendant mon avant match, après avoir dégusté quelques savoureux hot-dog du parc Ahuntsic, j’ai été rejoindre deux de mes confrères au vestiaire, Arnaud Genest (marbre) et Maxime Gohier (1er sachet). Je n’ai jamais vu de ma vie deux gars, pourtant très hétérosexuels, mettre autant d’attention sur la propreté de leurs souliers. Pour le professionnalisme, un A+! Lorsque notre « Petit-Saint-Jean-Baptiste » national est arrivé à la chambre, Gohier a d’ailleurs exigé fortement que ses souliers subissent le même traitement. Ce fut une scène surréaliste que de voir Gohier sacrer et gueuler pour que Lasalle lave ses maudits souliers rapidement, alors que Lasalle lui, avait l’air d’un gars qui sortait d’un spa scandinave tellement il était zen!

Je ne sais pas ce qu’il y avait dans l’air ou dans l’eau cet après-midi là, mais j’ai comme l’impression qu’il y avait une congestion aux toilettes, car plusieurs joueurs et entraineurs ont bien voulus profiter de notre hospitalité et de nos toilettes dans notre minime vestiaire. La palme de la réplique hilarante revient toutefois à l’assistant-entraîneur de Charlesbourg, qui la veille avait été faire un petit tour dans les toilettes du vestiaire adverse, arrive pour entrer dans le nôtre et s’aperçoit que nous sommes 8 arbitres dans une chambre qui peut, raisonnablement, en contenir 3 au maximum. Il dit alors : « Ayoye, je ne savais pas qu’il y avait plein d’arbitres… et que des arbitres, ça se reproduisait autant ». Je l’ai ris pendant un bon 5 minutes!

Viens ensuite la finale. Évidemment, comme Lanaudière était impliqué dans le match, juste avant la présentation de l’hymne nationale, un joueur de Lanaudière n’a pas pu s’empêcher de me dire « Heille JF, c’est pas toi qui chante? ». Les autres arbitres étaient stupéfaits de voir qu’avant même le début d’une rencontre, je me faisais caller! À l’image de ma saison finalement!

Mon repos au 3e but fut toutefois de courte durée, à la suite d’un jeu… troublant! La balle est frappée au champ gauche avec un coureur au 1er but. Ma responsabilité est donc d’aller voir l’attrapée, ce que je fais, avec brios d’ailleurs (comme si c’était difficile…) Les autres arbitres ont effectué une rotation normale. Cependant, le pauvre Gohier, qui arrivait à fond de train au marbre, a dû zigzaguer entre les joueurs de l’équipe offensive qui avaient quitté le banc au beau milieu d’un jeu. Comme une punition de 2 minutes pour avoir eu trop de joueurs n’est pas envisageable au baseball, il a fallu arrêter le jeu et ainsi annuler l’effet de l’interférence.

Le receveur de Charlesbourg, un joueur très intense a d’ailleurs sur la séquence échangé plusieurs mots, pas tous très polis, avec le banc lanaudois. Tel Kevin Costner dans « The Bodyguard », j’ai pris mes jambes à mon cou, je suis allé au marbre et j’ai été chercher le receveur avant que la foire s’amène sur le terrain. Des fois, c’est vraiment pratique courir vite! Solides wheels le gars! Ça me rappelait vaguement ma course télédiffusée l’année dernière au championnat national bantam!

Ce fut d’ailleurs mon plus gros travail lors de cette finale. Évidemment, il y a eu une controverse par rapport à la motion du lanceur de Charlesbourg, plus spécifiquement sa pause, mais je demeure convaincu qu’il effectuait un arrêt complet lorsque ses mains se rejoignaient dans son gant.

Autre ressemblance avec Vaughan, il y a eu une remontée dans le match, mais par contre, Lanaudière a manqué de temps et Charlesbourg l’a emporté 7-6.

Voilà donc la fin d’un championnat qui, à la base, se voulait un simple training en vue de London, mais sous l’intensité du moment, j’ai embarqué à fond et vraiment apprécié chacun des moments, mais j’étais néanmoins content de retourner chez moi, afin de nourrir mon poisson, « Dutch », que j’avais délaissé pendant 5 jours!

dimanche 15 août 2010

La pression et l’impression

C’était la première fois de ma vie que je devais chausser mes souliers de marbre un dimanche dans le cadre d’un championnat ce matin. Ceux qui connaissent mes habitudes savent que ma préparation d’avant-match devait être rocambolesque, ce fut évidemment le cas!

Réveil 2 heures avant le match, douche, caca d’avant-match, arrêt au dépanneur histoire d’acheter une savoureuse boisson énergétique (un Nos à l’orange pour l’occasion, c’est meilleur le matin!). Bref, toutes les étapes y étaient et rien n’est laissé au hasard! Le stress peut être autant un allié que mon pire ennemi, alors aussi bien s’en servir positivement!

Dès le début du match, les lanceurs lançaient un nombre considérable de prises, ce qui facilitait mon travail… et le rendait spectaculaire également… compte tenu de mes trois retraits sur décision avec des coureurs en position de marqués avec deux retraits… il y avait des faces qui étaient longues!

Outre les 6 points marqués en fin de 3 manches, ce fut un match plutôt défensif où les lanceurs furent dominants. Mon travail fut donc sensiblement facile. Je pense honnêtement avoir manqué 2 lancers durant le match et les 2 en 6 et 7e manche, lorsque l’écart de pointage était considérable.

Cependant, à l’extérieur de ma tâche principale, appeler les balles et les prises, plusieurs faits cocasses sont arrivés :

- Je pensais que le checkout à l’hôtel était à 15h… j’ai donc du inventer une raison pour reporter le tout à 13h… Briand a bien aimé la bullshit que j’ai compté au gars de l’hôtel!

- Avant le match, je me suis coupé au poignet sur un panneau de coroplaste. Mon avocat, maître Christian Briand, enverra une mise en demeure à la ville de Laval. Par contre, je me remets, péniblement, certes, mais rapidement de cette grave blessure!

- Aucun coureur, ballon au champ, les deux zigotos qui étaient d’office au 1er but (Francis Lasalle) et 2e but (Josh Friedmann) sont sortis. Briand, ben lousse au 3e admirait le spectacle. Pour ma part, du marbre, étant un marchand de vitesse, je me suis rendu au 2e but, avant de bifurquer vers le 1er but et rendre une décision… Assez agile le gars!

- Plus tard dans le match, un lancer a passé environ au nombril (trop haut) pour tomber dans le gant. J’ai appelé une balle, mais j’aurais du tricher et appeler une prise… ça l’aurait mieux paru. Lorsque j’en ai discuté avec les deux entraineurs (subtilement entre 2 manches), ils étaient d’accord avec mon constat. J’appelle ça de la transparence!

Bon, mon laptop manque de batterie et il me reste un match (la finale) au 3e but… des nouvelles plus tard!

JF

samedi 14 août 2010

Une première en carrière!

Après un gros total de 7 championnats en carrière: enfin une plate un dimanche!

À 10h demain matin, je vais être au marbre en demi-finale à Laval

Arnaud Genest, après un tournoi du tonnerre, aura l'or au marbre... Bravo! Pour ma part... je vais être au 3e but lors de ce match!


Un gros programme double en vue... On va se coucher tôt ce soir encore!!!

jf

Maman Jean-François, le Red Bull et Anthony

Samedi, quatrième et dernier jour du tournoi à la ronde. Étrangement, j’étais très en forme aujourd’hui, contrairement à certains qui ont trouvé le réveil plutôt brutal ce matin! Étant resté sagement à l’hôtel, j’ai pu profiter de la soirée pour jaser un brin avec des amis et réviser rapidement quelques déplacements.

Pourtant, ce matin, 8h, lorsque le cadran a sonné, j’étais fatigué. Encore une mauvaise nuit de sommeil à l’hôtel. Vraiment, j’emmerde mes problèmes de dodo! Par contre, avec 8h de dodo, même de mauvaise qualité, j’étais prêt pour mon match de 10h au 1er but, match d’une grande importance entre Charlesbourg et Lachine.

Heureusement que j’étais en forme, car les décisions fusaient de partout! Un double jeu dès le 2e frappeur du match… Ce fut d’ailleurs m’a décision la plus serrée. Malgré tout, comme j’étais en forme et sharp… mon match a semblé facile, mais je me devais de rester concentrer!

Entre les deux matchs, un pauvre type du nom de Christian Briand m’interpelle. Les yeux à moitié fermés, il me supplie de lui donner un Red Bull. Comme je dois en avoir au moins 50 dans mon sac… ça m’a fait plaisir de participer à sa remise en forme post-lendemain de veille! Une vraie maman… je lui ai même fait un câlin, sous les yeux ébahis de Jean Audet!

Ensuite, un petit dodo et le tralala habituel s’imposaient avant mon 2e match de la journée, soit au marbre pour une demi-finale dans le midget espoir. Dans le cadre de ce blog, je parle parfois de mon éthique de travail. Avant mon match, j’ai pris la peine d’arriver très tôt (comme c’est souvent le cas) afin de m’isoler dans mes pensées et me concentrer sur mon match. Je voulais être prêt et dominant afin d’offrir une prestation de qualité dans ce match décisif. Le score final fut de 11-1, mais durant presque tout le match, il n’y avait qu’un ou bien six points de différence, il fallait donc rester… à l’aise!

Avant de parler de mes impressions sur ma performance, parlons tout d’abord de la fausse carte de Samuel Patenaude. Lorsqu’il veut faire croire qu’il a soufflé 18 bougies sur son gâteau d’anniversaire, il sort une carte au nom d’Anthony. Comme sa fausse carte est un sujet de prédilection, j’en ai profité, lors d’un demi-élan pour lui demander « Anthony, did he go? ». Je pensais que Lasalle était pour pisser dans ses culottes au premier but tellement il riait… c’est mon meilleur call du tournoi jusqu’à présent je crois!

Pour le match… Sincèrement… un de mes excellents cette saison. Même si le marbre était surélevé par rapport au terrain (Henri-Julien n’est pas Ahuntsic!) et que je n’étais plus confortable qu’il le faut sur certains lancers bas en début de partie, j’ai su m’adapter! La cheville faisait mal… il faisait chaud, mais j’ai gardé un bon dynamisme quand même… il le faut!

Par ailleurs, ma nouvelle façon d’appeler les prises à la René Provencher s’améliore… Je me sens confortable avec elle… tant mieux, car honnêtement, lors des directives pré-championnat, j’avais un peu peur! Le timing va bien aussi… je connais un bon tournoi… alors quand tout roule, ça roule!

D’ailleurs, sans rien enlevé à aucun de mes collègues, je m’aperçois de plus en plus que la différence entre un provincial Midget AAA et un championnat canadien se situe au niveau de l’éthique de travail. Un arbitre de niveau national va s’attarder beaucoup plus aux petits détails, étudier davantage… se préparer mentalement et physiquement avec plus de sérieux qu’au niveau provincial. C’est de cette façon qu’on sépare les hommes des enfants. Au niveau où nous arbitrons, personne ne nous fera de cadeau et nous nous devons d’être à notre meilleur match après match, c’est ma façon de voir les choses! Pour ce faire, il faut y mettre toute la gomme, c’est mon conseil du jour!

Finalement, après ce double enlevant, je suis allé faire un petit tour via Ahuntsic voir mon bon ami Gilles Taillon, qui n’a pas manqué l’occasion de me caller… pour une première fois de la saison, ça devait lui manquer! Ensuite, je me suis lancé dans un changement de voix périlleux pour entrer in extremis dans le stationnement de la Belle Province du boulevard des Laurentides… Dire que j’ai risqué ma vie pour un hamburger!

Prochaine étape, dans la prochaine heure, les assignations. Comme toujours, je n’ai pas d’attente. J’ai un bon tournoi, mais mon vrai bonbon sera London dans quelques jours! Alors, je profite des bons moments en bonne compagnie ici… et j’espère juste faire de mon mieux encore une fois demain!

jf

vendredi 13 août 2010

Le repos du guerrier

Au beau milieu d’un blitz de baseball sans pareil, je me rends compte de plusieurs choses, dont une qui est très importante : décrocher du baseball devient essentiel à ma concentration. À l’exception de mes matchs, je regarde quelques manches uniquement des autres matchs. Ce n’est pas par manque d’intérêt ou parce que je me fiche de mes collègues, bien au contraire, prendre une pause, être calme à l’hôtel m’aide beaucoup lorsque vient le temps de performer… merci expérience!

Lors de mon seul match de la journée, j’étais au 3e but au parc Ahuntsic sous un soleil de plomb! Dans les gradins, il y avait un caméraman de Radio-Canada. Je l’ai invité à s’installer sur le terrain, derrière le 3e but (près de la clôture, évidemment). Entre deux manches, j’ai discuté avec lui et il m’a dit qu’un petit clip passerait aux nouvelles du sport. J’espère que mon call au 2e but y sera… les cotes d’écoute vont exploser!

Outre ça… j’ai été surpris par un vol à retardement au 3e but. Heureusement, à la dernière seconde, j’ai pu prendre un angle et bien voir le coureur éviter habilement le gant du 3e but. Ce dernier m’a d’ailleurs vanté les mérites du coureur… Pour ma part, j’étais heureux d’avoir rendu cette bonne décision… j’ai eu un peu de chance!

Le match fut sans histoire. Toutefois, au chapitre des jokes de cul douteuses, Jean Audet m’a clanché dans le vestiaire après le match… Mettons que c’était vraiment dégueulasse!

Pour ce soir, dans 75 minutes en fait, c’est le banquet… j’attends d’ailleurs les indications. Comme j’ai deux matchs demain (Montmorency à 10h et Henri-Julien à 16h), je vais me tenir tranquille ce soir!

jf

Le retour et le changement

Vous ne me croirez probablement pas, mais il m’arrive, à de très rares occasions, de me sentir vraiment, mais vraiment en mode pour faire le clown. Aujourd’hui était une journée comme celle-là…

Tout d’abord, impossible d’avoir une bonne nuit de sommeil, je dors mal. Cependant, à 3h17 du matin, tout semble indiquer que Max Gohier a trouvé un gite plus accueillant…

Mon premier match était à 13h00. J’étais au 1er but. Quelques anecdotes pas trop mal…

J’ai renversé une décision de Samuel Patenaude (qui était au marbre) car la balle avait touché le bâton. Après consultation, Sam a pris en considération mon opinion et a renversé sa décision. La foule, ne sachant pas quel arbitre conspuer, s’en ait pris allégrement à Lasalle au 3e but, qui n’avait même pas placé un mot de notre petit conciliabule.

À la suite de mon seul jeu serré au 1er but, j’ai crié « Powwwwww ». Il parait que c’est surprenant… Bref, le receveur et l’entraineur au 1er but ont dit que j’étais malade. En ce qui me concerne, c’est du standard pourtant!

Entre les 2 parties, petit dodo. 30 minutes au total, histoire de repartir en grandes pompes pour mon premier match au marbre en 12 jours… Également, ma cheville me faisait beaucoup souffrir après mon premier match. Une tendinite au tendon d’Achille… il parait que ça fait bobo!

Pour le gros happening… en soirée, mon premier match au marbre du tournoi à la ronde. Plusieurs facteurs m’inquiétaient, et je ne parle pas ici de Poste Canada!
1. 12 jours sans marbre… il faut revenir vite!
2. Le retour de mon masque décrissé (All Star), car mon Wilson est encore chez le docteur
3. Changer ma façon d’appeler mes prises (par en haut)… J’y ai été à la façon René Provencher, mais en gardant le fameux son « Uuuu »… un classique… qui fait jaser à l’intérieur du staff d’ailleurs!
Côté arbitrage : les lanceurs m’ont aidé en début de partie : ils étaient très dominants, alors je n’avais qu’à suivre le rythme. Quand ils lancent des prises, l’arbitre parait toujours mieux!

Côté gestion de match : j’en ai eu à faire amplement. J’ai jasé beaucoup avec plein de personnes lors de ce match, mais je me félicite d’avoir gardé mon calme et d’avoir été très honnête. Surtout quand j’ai manqué un lancer nettement sous les genoux au grand frappeur de Charlebourg (6’8)… Oups!

Tout a bien été, je suis heureux de mon match. Évidemment, quelques lancers manqués, mais rien qui a changé le rythme du match. Il y a toujours des lancers serrés qui alimenteront les discussions, mais c’est la beauté du sport!

Maintenant, les potins :

Même si je préfère Sept-Iles à Laval, ils y servent d’excellents daiquiris aux bananes ici… en bonne compagnie en plus… Wow!

Je démens la rumeur comme quoi j’ai joué au bowling jeudi soir… il y a des réputations en jeu, parait-il…

Il manque des arbitres à l’hôtel ce soir… surprenant?

Bon… presque 4h et je me lève à 10h demain matin pour un match à midi, à Ahuntsic

Tu t’en vas en tounoi… bonne chan!

jf

jeudi 12 août 2010

Thérèse… pour les intimes

Ça y est, je suis aux provinciaux. J’écris sur un clavier de laptop trop petit pour mes gros doigts, Max Gohier, mon co-chambreur… ronfle comme le tabarnak à 10 pieds de moi et l’air climatisé me gèle le cul… Il est 2h du matin, je rote encore mon club sandwich et ma bière qui ont couté 2$ de plus que mon per diem… Bref, tous les éléments sont réunis pour un excellent championnat.

Après trop de rhum and coke (hostie de Lemon Baccardi, c’est le démon en personne), ça ne me tente pas du tout de faire un récit complet ici… alors voici quelques anecdotes qui résument bien la journée.

- Je suis dans la même chambre de Maxime Gohier. Outre le fait qu’il ronfle et qu’il se soit approprié le lit le plus éloigné de la porte (lit que je shutgun habituellement), c’est un chic type

- Dès le meeting de pré-championnat, j’ai commencé à dire des niaiseries et des jokes de cul douteuses… J’appelle ça faire preuve de leadership.

- Mon crew est composé de Francis Lasalle et Samuel Patenaude. Je suis certain que quelque part dans le monde, il y a des crews plus sérieux que nous… Mais on s’efforce toutefois de faire la job

- Parlant de Lasalle, il a expulsé un joueur à la première demie-manche du tournoi… À peine l’hymne nationale terminée (oui oui… avec moi qui se la jouait en faisant du lip sync comme les Canadiens de Montréal)… et il expulse un joueur… Ma réplique fut : « tu t’en vas en tounoi… bonne chan »

- Cette chère Élise Lallement m’a dit sur facebook que je n’étais pas game de dire aux entraineurs que mon nom est Thérèse… Aussitôt dit, aussitôt fait… une chance que j’ai de l’orgueil!!!

- Je n’ai pas eu de call à rendre au 3e but lors de ce match. Toutefois, j’ai réalisé un fantasme. Oui, oui, un fantasme. En étant à l’intérieur du losange, je suis sorti au champ prendre un ballon. Dans le système à 3, dans une situation précise, c’est permis, mais j’ai promis à Stéphane Durocher de ne pas recommencer

- À la fin du match, le préposé à la chambre d’arbitres a pris un temps fou avant de venir débarrer notre chambre. Il nous a dit « je m’excuse les gars, c’est la première fois que je fais ça » et moi le clown je réponds « pas de problème monsieur, la dernière fois qu’une fille m’a dit ça j’en ai pas trop souffert ». Fou rire total et malaise chronique!

- La légende de la Côte-Nord, Christian Briand, l’homme qui se fait briser ses vitres d’auto (la suite ne se dit pas sur un blog!!!) est fâché fâché contre moi car je n’ai pas de Fireball… Demain vieux, je m’en charge! Vive la cannelle!

Je vous laisse là-dessus. Honnêtement, s’est très bien parti. Le staff est cool et l’ambiance est super! Je trippe autant que dans un championnat canadien… même si ma saison fut en dents de scie, je me réconcilie avec le baseball.
Et si quelqu’un se demande « qu’est-ce que l’hostie d’Arsenault fait là-bas? » Ben dites-vous que je suis venu pour apprendre! (call officiel du meeting pré-championnat)

Et si vous vous demandez ce que je cherche… ben je cherche l’Amour… (y’en a 3 ou 4 qui vont la rire celle là!)

Mon horaire pour demain

13h : 1er but à Ahuntsic
19h : Marbre à Montmorency

Il est 2h20… et je veux dormir…

À demain!

JF

mercredi 11 août 2010

Un petit détail plutôt frisquet

Alternant habituellement entre le traditionnel chandail Baseball Québec et les colorés chandails de Baseball Canada, je viens tout juste de me rappeler que je vais devoir survivre 5 jours avec uniquement mes polos bleus...

Je viens donc de sortir mon polo de rechange de mon garde-robe de même que mes manteaux...

Seul problème... ils sont trop courts et j'ai l'air fou avec ça... Il y a fort à parier que même s'il fait -20... je vais être le guignol en polo dehors!

Mettez vos chapelets sur la corde-à-linge en passant à moi ;)

jf

Prêt, pas prêt, j’y vais

Décidément, je ne changerai jamais. À peine une dizaine d’heures avant le début du championnat (il est 7h00 le mercredi matin), mon équipement n’est pas prêt – mon masque n’est d’ailleurs toujours pas arrivé de son roadtrip en Ontario, je vais donc utiliser mon vieux – bref, une vraie routine pré-championnat : je vais tout faire à la dernière minute et oublier quelque chose. Au moins, la très exotique ville de Laval n’est vraiment pas loin de chez moi, je vais donc pouvoir aisément revenir ici en cas de pépin… et peut-être même y faire du lavage!

Par contre, le plus important est fait depuis longtemps : l’étude et la préparation en vue de la pratique du système à 3 arbitres… Je suis prêt! Au lieu d’étudier, j’ai donc pu passer ma soirée d’hier à papoter sur une terrasse sans aucune pression. Dire que si j’avais eu une telle discipline lors de mes études, la vie aurait été plus simple!!!

Cela dit, beaucoup de gens me posent des questions concernant ma participation au championnat midget AAA. Ce championnat donne accès à la liste de rotation pour les championnats canadiens… et j’y suis déjà. La raison principale pour laquelle le commun des mortels participe à ce tournoi m’est donc déjà acquise. (Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, en 2007, lorsque l’ensemble des championnats étaient à Québec et il manquait tout simplement d’arbitres sur la liste nationale. J’ai donc été sélectionné sans même passer par le processus habituel). Depuis, j’ai fait 3 championnats :

2007 : Pee-wee (Québec)
2008 : Pee-wee (Vaughan)
2009 : Bantam (Vaughan)
2010 (dans 1 semaine!!!) : Midget (London)

Théoriquement, je devrais donc aborder ce championnat sans pression, mais comme je me connais, ce n’est évidemment pas le cas! Je sais pertinemment que j’arrive là-bas avec le statut du « gars-qui-s’en-va-à-London-dans-7-jours ». Je vais donc faire mon gros possible pour être bon… ou pas trop mauvais, tout dépendant du point de vue! Également… revoir des gars que je n’ai pas vu depuis un bon bout de temps (Christian Briand, digne représentant de la Côte-Nord / résidant de Québec en tête de liste)… et avoir du fun… car après-tout, c’est ça le but!
JF

jeudi 5 août 2010

Le blitz, la cheville et les vacances… avant le second blitz!

Une vie personnelle en dents de scie, plusieurs projets de rénovation à la maison et une cheville qui me fait souffrir le martyr, voici ce qui explique en grande partie mon absence de la blogosphère des dernières semaines.

Contrairement aux dernières années, je dois avouer que je manque un peu de motivation. Une fois sur le terrain, ça va, même si le fait d’avoir mal chaque fois que mon pied droit touche le sol me rappelle qu’il faut 42 retraits pour qu’un match se termine…

Après un Challenge Baseball Québec très occupé, peu de temps pour dormir avec une chaleur accablante par-dessus le marché, j’ai pris quelques jours de repos avant de revenir en force avec 8 matchs au marbre en 9 jours… Sans avoir mal aux genoux! Merci docteur Renaud! Reste à attendre l’effet des anti-inflammatoires qui donnent des maux d’estomac monstre avant d’avoir une cheville digne de ce nom. Pour ce faire, je prends 10 jours de vacances de baseball! Camping et regarder le plafond… voilà le menu!

Contrairement aux années passées, je vois beaucoup moins l’arbitrage comme un travail, ou encore un comme objectif de vie. Si, à l’âge de 20, 21 ou 22 ans, quelqu’un m’avait dit qu’un jour je serais arbitre dans la LBEQ ou le senior élite, je ne l’aurais pas cru. J’en avais jamais fait un objectif d’arbitrage, mais bon, le destin fut bon avec moi : j’ai été bon, à la bonne place, au bon moment faut croire!

Pour l’année 2010, ayant commencé la saison en lion en donnant plusieurs formations, il s’agissait plutôt de combler un vide qu’autre chose. Je me suis vite épuisé, de la mi-juin au début juillet, avec une virulente extinction de voix, ce qui m’a forcé à annuler plusieurs matchs… et à en faire d’autres dans des conditions épouvantables, mais bon, j’ai survécu.

Me voici donc, à la fois à la fin d’une saison en dents de scie, mais également au début d’une période d’intensité sans précédent. Voici mon horaire pour les 5 prochaines semaines :
6 au 10 août : Vraies vacances, je vais aux Capitales de Québec ainsi qu’en camping… 3 dodos à l’étranger!
12 au 15 août : Championnat provincial midget AAA à Laval : arbitrage et festivités intensives… 3 autres dodos ailleurs!

18 août au 23 août : Championnat canadien midget à London (Ontario). 5 gros dodos à l’hôtel luxueux… Wow, mais il faut livrer la marchandise sur le terrain…

27 au 29 août : Championnat atome B de Joliette… Je supervise… 2 dodos à l’hôtel encore!
3 septembre au 7 septembre : Championnat bantam B à Sept-Îles. Ils vont capoter! 4 dodos encore ailleurs!

Au gros total, en 31 jours, je passe 17 nuits en dehors de chez moi, dont 15 en lien avec le baseball! C’est quand même formidable comme passe-temps! Cependant, ça demande beaucoup d’organisation… Je me souhaite bonne chance!

JF