vendredi 31 juillet 2009

10 jours sous le signe du midget AAA

Ça fait un méchant bout que je n'ai pas écrit, probablement mon plus grand passage à vide depuis le début de la saison. Pourtant, j'ai eu plusieurs matchs durant cette séquence, peut-être même trop, mais bon, mieux vaut tard que jamais...

Tout d'abord, pour ma fête, le 20 juillet, j'ai été faire un bantam AA derrière le marbre. J'en avais fait un sur les sentiers plutôt durant la saison, mais je voulais avoir le feeling d'un lanceur à 56 pieds et voir la dimension des joueurs avant d'aller à mon championnat à Vaughan dans quelques semaines.

Honnêtement, compte tenu que seuls les 18 meilleurs joueurs au Québec seront retenus pour former l'équipe, le calibre sera beaucoup plus fort que ce que j'ai pu observer lors de mon match. Également, le monticule sera a 54 pieds (contrairement à 56 au Québec) et certains lanceurs frôlent les 80 MPH. Il faudra donc être alerte! Il s'agira, à mon avis, d'un défi similaire à du midget AAA, en un peu moins rapide peut-être, mais avec plus de pression!

Après cette pratique qui s'est avérée plutôt inutile, si ce n'ai que j'ai eu la chance de parler enfin à Jean-Michel Tremblay qui était sur les buts avec moi, je suis retourné à mes habitudes: le midget AAA.

Les 22 et 23 juillet, j'étais à la base supposé être sur les buts, mais compte tenu d'une blessure à mon partenaire (qui était le même pour les 2 matchs), j'ai fait les 2 au marbre. Honnêtement, comme j'étais en date du 22 juillet encore en pleine forme (surtout mes genoux!), ça ne me dérangeait pas du tout et, de toute manière, j'ai eu un match assez rapide et facile jusqu'en 7e manche, lorsque l'équipe de la Rive-Sud a tenté un retour qui a pratiquement réussi, avec le point égalisateur au 1er but.

C'est toujours difficile pour un arbitre lorsqu'il y a un certain écart de points tout au long du match et que soudainement, tout redevient serré. La concentration doit être de tous les instants, c'est officiel, mais la marge de manoeuvre devient beaucoup moindre...

Cela dit, avec une solide pièce de jeu en défensive qui s'est soldée en double jeu, le point égalisateur n'a jamais eu l'occasion de franchir le marbre et je suis rentré chez moi à une heure raisonnable (pour une fois...)

Cette saison, probablement car je mène une mauvaise vie, j'ai très peu de jeux serrés au marbre. Cependant, lors de cette rencontre, j'en ai eu tout un! Après que le receveur ai appliqué la balle sur le coureur en faisant un tonneau, je lui ai demandé très lentement et calmement: "Étienne, as-tu la balle". Honnêtement, je n'ai pas attendu sa réponse. Voyant par moi-même que la balle était toujours dans la gant, j'ai lâché quelque chose du genre "He got it... BOOM" Bref, une phrase inventée de mon cru, car comme tout le monde le sait, je ne dis que très rarement "OUT"... un son quelconque fait souvent l'affaire!

Le lendemain, 23 juillet, en direct de Laval, un autre match au marbre dans le AAA. Ce match fut probablement mon plus difficile de la saison, j'étais mort et en plus, le score était plutôt serré dans un match sans âme et sans rythme. Bref, je crois avoir manqué plus de lancers qu'à l'habitude, mais heureusement, ce n'était pas des lancers très importants.

Il faut dire qu'il y a un monde de différence entre manquer le premier lancer d'une manche et manquer un lancer à 3 balles 2 prises, 2 retraits, les buts remplis. Il faut savoir quand ne pas manquer de lancer en rehaussant d'un cran sa concentration. C'est quelque chose qui, avec l'expérience, donne un boost d'énergie à l'arbitre pendant quelques lancers. Est-ce possible d'avoir constamment cette concentration hors-pair? Lors de matchs où tout roule pour nous, oui, mais sinon, la concentration connait des hauts et des bas, l'humain est ainsi fait...

Sur un lancer, j'aurai du me fier à ma propre impression plutôt qu'au frappeur, mais bon, les apparences étaient trompeuses. Le lancer est sur le frappeur, j'entends un genre de "Pok", mais personne ne bouge. Je lève donc les bras en émettant un son neutre du genre "Waaaaa" pour gagner une seconde ou 2 et voir la réaction du frappeur. Si celui-ci se tortille de douleur, c'est un frappeur atteint. Sinon, une fausse balle qui a frappée le bâton. Il ne bouge pas, je considère donc la balle comme étant fausse, bref, je prends une chance. Cela dit, le frappeur n'était pas d'accord et l'entraineur non plus. Même si les chances que mon partenaire puisse me dire clairement ce qu'il en était, je vais quand même lui demandé s'il a vu quelque chose.

Lorsque je me suis rendu à lui, il m'a immédiatement confirmé qu'il s'agissait d'un frappeur atteint sur le coude, et ce, hors de tout doute. J'ai donc renversé ma décision afin de rendre le verdict le plus juste possible. Pour ma part, c'était la chose à faire, mais l'entraineur adverse n'était pas du même avis et a tenté de me remettre sur le nez un événement qui était arrivé quelques semaines auparavant. Bref, ce qui était à la base un frappeur atteint est devenu une joute verbale. Qui a dit que le midget AAA était toujours tranquille?

Après ces 2 matchs en 2 jours, un bref passage dans la LBEQ et une fin de semaine au repos, j'étais de retour pour un blitz de 6 matchs en 4 jours dans la ligue.

Tout d'abord, comme les Ailes du Québec jouaient des matchs préparatoires contre l'équipe étoile AAA en journée, en semaine, il fallait quelqu'un de disponible pour faire les matchs en question. Cette chance inouïe m'est revenue. Pour le match du mardi, comme j'étais le seul disponible dans la région montréalaise, il a fallu faire appel à un substitut qui était pour l'occasion Jean-François Barrette. Au début, il trouvait que ça allait vite sur le terrain. C'est normal, le calibre était beaucoup plus près de celui de la LBEQ que du midget AAA. Mais bon, tout a bien été pour tout le monde, si ce n'est que, pour une fois, la chaleur était accablante et que le match a duré 2h50 minutes et 8 manches, ce qui nous a permis de faire un peu plus d'argent que prévu...)

Plus tard la même journée, un autre midget AAA, cette fois à Laval, avec le sympathique Mathieu Lauzon. Si on exclu le fait que nous avons merdé sur une fausse balle sur le pied du frappeur, ce fut un match sensiblement tranquille, qui s'est terminé avec un retour inespéré de Laval en 7e manche qui a compté 4 ou 5 fois pour se sauver littéralement avec la victoire. La tension était à son comble sur le terrain et il avait de l'ambiance, c'était vraiment plaisant comme match, mais néanmoins un peu long... J'avoue que c'est mon année pour le retour inespéré en 7e manche, ça m'arrive beaucoup, mais beaucoup beaucoup souvent!

On se transporte maintenant au mercredi midi pour un match avec Daniel Marcil, toujours dans le programme préparatoire des Ailes. Au marbre, j'ai connu un match honnête, probablement à cause de la fatigue et du manque d'intensité. Toutefois, cela n'a pas du paraitre car il n'y a pas eu trop de commentaires de part et d'autre. Cette saison, Daniel n'avait arbitré que du junior A, il a trouvait que ça bougeait un peu plus vite qu'à l'habitude, mais bon, les vieux réflexes n'ont pas pris de temps pour revenir au galop! 3h15 de baseball sans âme. Honnêtement, après 4 manches j'étais tanné et je faisais secrètement des prières pour qu'un orage vienne me sauver, mais j'ai quand même fait mes 7 manches!

Le lendemain, toujours dans un match des Ailes, mais cette fois sur les buts, j'ai été victime d'un des jeux que je déteste le plus lorsque je suis sur les sentiers. C2 fait un "delay steal" et la défensive ne dit à peu près rien. Cela dit, je pars en retard vers le 3e but et mon angle est limité. La balle est arrivée avant, j'avais peu d'angle alors j'y ai été selon le fameux "automatique" et j'ai appelé le retrait sans en être trop sûr, car j'étais loin du jeu. Personne ne m'en a voulu, est-ce parce que la décision était bonne ou parce que tout le monde se fichait du match, j'en ai aucune idée, mais je déteste les "delay steal" du 3e but!!!

Pour finir mon périple dans le AAA, quoi de mieux qu'un programme double à Laval vendredi dernier contre Trois-Rivières. Sur les buts, j'aurai bien pu rester chez moi qu'il n'y aurait pas eu de différence, un match très tranquille, par contre, pour le 2e match, au marbre, après une poussée de 4 points de Laval tôt dans la rencontre, Trois-Rivières a mis les bouchées double est a fait une remontée plutôt spectaculaire. Malgré tout, les deux matchs se sont déroulées très rapidement, avec beaucoup de rythme, ce qui a énormément plu à mes genoux qui s'étaient couchés à 4h du matin la veille!

jeudi 23 juillet 2009

Sherbrooke, prise 2

Pour la 2e fois de la présente saison, j'étais de passage à Sherbrooke, mais cette fois-ci, pour un programme double dans le midget AAA.

J'ai toujours peur d'être en retard, c'est connu. Cela dit, j'avais donné rendez-vous à mon partenaire pour le double à 9h45 au complexe Dix30. En temps normal, ça prend 50 minutes de chez moi me rendre à cet endroit, mais arrêt au dépanneur et congestion possible obligent, j'avais prévu 90 minutes. Cela dit, 50 minutes plus tard, après avoir mis de l'essence dans la voiture et acheté quelques Red Bull, j'étais au lieu de rencontre prévu, faisant des statistiques du temps qu'il me restait à attendre tout en parlant au téléphone quand soudain, avec 20 minutes d'avance, il est arrivé. Nous voilà fin prêt pour Sherbrooke, en avance par dessus le marché!

Après avoir jasé avec quelques connaissances du côté de Sherbrooke avant le premier match, je me suis préparé pour mon 1er match qui était sur les buts. Comme j'avais quasiment aussi mal aux genoux que la veille, j'ai décidé d'y aller avec un peu moins d'intensité sur les buts, non pas par paresse, mais plutôt pour être encore en état de marcher lors de mon passage au marbre, quelques heures plus tard.

J'ai donc négligé de faire ma course autour des buts avant le début de la partie, ce qui fut remarqué par Sherbrooke. À vrai dire, j'étais surpris que 2 joueurs le remarquent, je pensais que seul Lanaudière m'avait démasqué!

Heureusement, j'ai eu un match très tranquille, avec seulement 2 grosses décisions à rendre au 1er but, le reste de mon travail n'était que formalité... De plus, l'arbitre au marbre pour le match, Jonathan Beaudoin, a fait une excellente job, alors, tout allait bien!

Pour le 2e match, j'étais au marbre. Habituellement, par un heureux hasard de la vie, je fais souvent les 1er match au marbre pour ensuite me la couler douce. Cependant, ce n'était pas le cas... Un peu fatigué, mais avec des genoux en état de marche, je me présentais derrière le marbre.

Les 3 premières manches furent sans éclat. Quelques points d'avance pour Lévis et un match parfait pour le lanceur. Match parfait qui ne fit par long feu par contre, en 4e manche, un coup sûr mis fin à ce qui n'était même pas encore un rêve.

Plus tard dans le match, j'ai eu une décision serrée à rendre au marbre. Le coureur a contourné le lanceur (qui couvrait le marbre), mais comme ce dernier était déjà à bout de bras, j'ai constaté que le coureur n'a dévié que de quelques pouces de sa "ligne initiale". Je l'ai donc déclaré sauf en indiquant par la suite au receveur mes motifs. Également, comme je gesticulais amplement, je voulais aussi faire connaitre ma décision à la foule sans que cela ne paraisse... mission accompli.

Finalement, lorsque le match était à sens unique, à partir de la 5e manche, je dois avouer que j'ai arbitré en égoïste. Honnêtement, je me foutais du score et de la longueur du match, je voulais seulement préserver mon excellent match. Honnêtement, je ne crois pas avoir manqué de lancers durant le match et c'est la première fois que cela m'arrivait. Même si le score était de 16-4, j'ai resté concentré au même titre que s'il s'agissait d'un match de 2-1. Les entraineurs ont d'ailleurs été unanimes en ce qui concerne la qualité de mon travail lors de ce match. J'étais à mon meilleur, et ce, sans aucun doute.

Il y a des jours comme ça où sans raison apparente, tout fonctionne sur des roulettes. Probablement que c'est comme pour les joueurs, les astres sont alignés avec une bonne préparation mentale et physique et let's go, on y va. Je ne cherche pas à comprendre pourquoi, mais j'aimerai connaitre ce genre de performance plus souvent, c'est évident!

JF

Un rêve d'enfance

J'ai commencé à arbitrer en 1998, à 14 ans (ET DEMI!), à Laplaine, dans Lanaudière. À cette époque, mon rêve le plus fou était de me faire 500$ dans mon été et de mettre un coach dehors à la suite d'une engueulade à la Lou Piniella.

Pour le 500$, je ne sais pas si j'ai atteints le chiffre magique, mais je n'étais certainement pas très loin. Pour ce qui est de l'engueulade, à mon 8e match en carrière, un entraineur est sortie sur moi en me traitant de pourri et en gueulant, j'ai gueulé moi aussi en lui indiquant la porte de sortie. La foule était alors en délire, j'avais viré l'atome de Laplaine à l'envers!

Par la suite, mes objectifs ont changé, surtout lorsque vers 1999 ou 2000, un gars au teint basané et à la prononciation parfois douteuse est venu me voir après le match de son fils pour me dire à peu près ceci: "bonjour, mon nom est Pierre-Paul et j'arbitre moi aussi, tu as fait un bon match... t'as l'air d'aimer ça, en passant ton timing est un peu rapide, mais t'as du potentiel"

Quelques années plus tard, vers 2002, j'ai eu la chance de vers un pee-wee BB avec le Pierre-Paul en question. À part être arrivé 7 minutes avant le match, avoir bouffé son déjeuner lors du meeting au marbre et s'être légèrement enguirlandé avec un assistant coach un peu trop insistant, il n'y a rien eu à signaler. Il m'avait alors dit après la rencontre que j'étais bon et qu'en travaillant, je pourrais peut-être un jour me rendre aux plus hauts niveaux.

Après avoir rencontré P3 à plusieurs reprises à chacune des saisons et avoir eu la chance de faire quelques matchs avec lui à l'occasion, c'est finalement en 2007, lors de mon entrée dans le programme d'excellence, que j'ai pu le côtoyé de façon plus constante. Il m'en a beaucoup appris, des choses parfois recommandables, d'autres un peu moins, mais bon, c'est tout un modèle à suivre!

Depuis 2007, on parlait parfois que si tout allait bien, en 2009 ou peut-être même en 2008 avec un peu de chance, je pourrais éventuellement faire un match avec lui dans la LBEQ. D'ailleurs, en 2007, j'avais fait un match dans la LBSEQ avec lui, en demi-finale des séries à Coaticook, avec l'ambiance légendaire de ce stade intime (et intimidant).

Samedi le 18 juillet dernier, c'était enfin vrai, un match dans la LBEQ avec P3. La première contre la dernière position, un match qui voulait rien dire pour beaucoup de gens, mais pour P3 et surtout moi, c'était enfin notre premier match ensemble dans la grosse ligue.

Le match fut rapidement hors de portée pour Sherbrooke. Cependant, pas question pour moi de sortir ma chaise de camping et d'attendre la fin du match. J'ai continué d'un bout à l'autre, ne commettant mon seul faux pas en 5e manche, alors qu'une balle frappée à l'arrêt-court avec des coureurs au 1er et 2e but a résulté en un relais au 3e but, mais derrière le but. Ne voyant pas le pied du joueur défensif toucher au but, probablement car j'ai été surpris par le jeu, mais aussi par le fait que le coureur n'a pas glissé, j'ai déclaré le coureur sauf, ce qui n'a pas plus au gérant.

Pour notre discussion, elle ne fut pas très riche, mais j'ai alors vu comment P3 pouvait gérer ce genre de situation. Wow! digne des jeux de la semaine... il a laissé tout le monde sans voix, et ce, probablement en évitant une expulsion et en calmant le jeu...

Pour mon match, j'étais très fatigué de ma semaine de baseball intensive et mes genoux ne suivaient plus la parade. Tout de même, 2 aspirines et 2 Red Bull plus tard, j'étais sur le terrain. Comme la circulation était dense sur les sentiers, j'ai eu plusieurs décisions à rendre. 2 décisions consécutives ont fait lever la foule. Un "off the bag" au 1er but, suivi d'une balle à double jeu ou la décision au 1er but fut chèrement vendu. J'aime ça comme ça!

Après le match, très peu de temps pour moi, car Sherbrooke m'attendais le lendemain midi, un rythme de vie de fou... une chance que je suis en vacances!

JF

La légende de la mouche est née

Il y a des jours où l'on se présente au terrain en se disant: "Une petite journée sans histoire à l'horizon..." Par contre, c'était tout sauf vrai pour moi et Mathieu Lauzon lors de notre passage à Laval la semaine dernière pour un match de midget AAA.

Tout d'abord, à la dernière minute, nous avons appris qu'il y aurait un complément de match avant d'entreprendre notre "vraie" mission de la journée. Un match en 9e manche (supplémentaire), mené par 2 points par Laval en début de manche avec les buts remplis. 1 frappeur et la menace fut éteinte et rien pour écrire à sa mère en fin de 9e manche. Bref, un 5$ vite fait en environ 10 minutes, meeting au marbre inclus!

Ce fut toutefois le match suivant qui fut digne de mention. Après un départ très rapide (c'était 1-0 après 3 manches, il y a eu beaucoup de coureurs négligés sur les sentiers, mais sans jamais rien concrétiser.

Ce fut toutefois une de mes décisions qui retiendra l'attention et qui fera l'objet d'une savoureuse anecdote lors des prochains cours d'arbitres...

Quelque part vers la 4e manche, alors que le parc Montmorency était tout simplement infesté de petites bestioles, le match allait bon train. C'est alors qu'une mouche ou autre dégueulasserie appartenant à la famille des insectes vient se loger dans mon palet. Immédiatement, je serre la mâchoire et je projette la bibitte vers le sol.

Cependant, comme ma tête est baissée afin d'expulser la mouche de ma bouche, je vois un pied du lanceur bouger et je me tourne vers le 1er but comme si de rien était. Toutefois, la balle n'arrive jamais au 1er coussin. L'entraineur me signifie alors, en s'amenant vers moi, que le lanceur a déplaqué par en avant de la plaque, ce qui le force à lancer au but visé.

J'ai 2 secondes pour faire face à mon dilemme existentiel: lui bullshiter quelque chose ou encore lui dire la vérité...

Pendant un bref instant, je me suis dit que la bullshit serait probablement plus crédible que la vérité, mais bon, je suis fondamentalement un gars honnête, alors le dialogue fut le suivant:

- Je vais te donner la pire excuse de l'histoire du baseball

- Quoi!!! que tu regardais pas?

- Non, ben dans le même genre... dans le fond j'ai avalé une mouche et je la recrachais en même temps...

- Es-tu sérieux

- Ben... oui.. c'est très vrai


Mon partenaire, le sympathique Mathieu Lauzon, envisageait déjà l'émeute à la suite de cette déclaration solennelle de ma part. Cependant, connaissant l'entraineur en question, je savais bien qu'il croirait ma version ou, à tout le moins, la trouverait assez rigolote pour ne pas en faire un plat.

D'ailleurs, au retour de l'équipe en défensive, le joueur de 2e but m'a dit: "c'est vrai l'histoire de la mouche?". Quand je lui ai compté les détails de ma mésaventure, il se pliait en 2 sur son but...

Ensuite, il faut se retrouver en 5e manche, alors que j'avais une bonne envie de pipi, je me disais qu'il ne restait que 3 manches au match... erreur! le match s'est rendu en 10e manche. C'était arrivé 1 fois pendant mes 12 premières années d'arbitrage et voilà que, soudainement, ça m'arrive 2 fois en 1 semaine. Il faut toutefois dire que je n'ai jamais eu de prolongation extravagante dans ma vie.

Cela dit, après 9 manches, s'en était trop, j'ai été faire un petit tour en vitesse dans les toilettes du parc Montmorency pour des raisons de vie ou de mort... maudite prolongation!

Finalement, en 10e manche, l'équipe de la Rive-Sud a fait un point et le match s'est soldé 2-1 en faveur de ces derniers... en plus de 3 heures.

Après pratiquement 4 heures sur le terrain, 11 manches de baseball, inutile de vous dire que le sympathique Lauzon avait la face longue derrière le marbre, il était brulé. Pour ma part, sur les buts, j'ai eu beaucoup de décisions à rendre et je crois profondément avoir rendu la bonne décision pour chacune d'elle, mais après 11 manches, toute bonne chose avait une fin!

JF

lundi 20 juillet 2009

Une scéance de relaxation: le junior A!

Dans le programme d'excellence en arbitrage de Baseball Québec, des excuses comme: "j'ai connu un mauvais match" ou encore "ça ne me tentait pas" ne tiennent plus la route, surtout si vous n'avez pas un statut de vétéran, et encore là, quelqu'un quelque part vous fera part de son mécontentement par rapport à la performance offerte.

Dans les catégories locales ou régionales, cette pression diminue, un peu trop parfois, mais il n'en demeure pas moins qu'un poids de moins pèse sur les épaules de l'arbitre. Évidemment, comme arbitre du plus haut programme en arbitrage dans la province (et au pays?), nous avons l'obligation de maintenir notre réputation en tout temps. Si j'ai l'air d'un abruti dans une catégorie inférieure, j'ai l'air doublement abruti car je tombe dans la catégorie des arbitres surévalués.

Cela dit, même si je suis très amplement de calibre pour du junior A, je ne prends pas la chose à la légère. J'arrive quand même tôt et je m'assure de faire un bon travail. Par contre, les différences dans mon style d'arbitrage seront visibles. Entre les manches, je n'hésite pas à jaser avec mon partenaire fréquemment (sans toutefois retarder le match). Également, j'évite les courses qui ne sont pas nécessaires. De toute façon, avec l'état de mes genoux, je me dois d'être intelligent et de "choisir mes combats" pour quelques jours. Habituellement, j'en fait plus que le client en demande. Même sur des jeux faciles, je me déplace pour être très près du jeu, j'exécute l'ensemble des déplacements avec le plus de sérieux possible, mais depuis quelques matchs, je tourne les coins ronds. Un retrait facile à 10 ou à 20 pieds demeure un retrait facile. Toutefois, quand ça compte, je suis au bon endroit au bon moment, c'est essentiel!

Pour le junior A, je suis arrivé avec une attitude un peu G.I. Joe dans le vestiaire, une habitude que m'a légué le programme d'excellence qui demande le meilleur de nous. Mon partenaire pour le programme double, qui est aussi l'assignateur du programme, Daniel Marcil m'a dit un gros "déjà que tu sois là c'est bon, tu peux te calmer" avant le match. Sans m'en rendre compte, j'ai des réflexes de gars prêt pour la guerre à chaque soir. C'est une qualité dans la haute performance, mais pour les parties locales, je dois réapprendre à relaxer!

Pour mon premier match, sur les buts, un excellent match de baseball et j'ai été très impressionné par la qualité du jeu. Souvent, des blagues de mauvais goût émergent du junior A à cause du comportement de certains joueurs (ou équipes) qui s'apparente parfois à une ligue de camping, il n'en demeure pas moins que les jeux qui se font sont d'une bonne qualité.

Sur un vol de but au 2e coussin, je me suis permis la petite liberté d'en beurré très très beaucoup épais en sautant 2 fois sur ma jambe droite en donnant ma décision, ce qui a déridé quelques joueurs, mais pour le reste, j'ai eu une soirée de travail plutôt tranquille.

Derrière le marbre, genoux finis obligent, j'en ai arraché au niveau de ma concentration. Dans ce cas particulier, le mental a été affecté par le physique car comme j'avais très mal aux genoux, ma position au marbre était moins stable et je devais deviner quelques lancers. Heureusement, j'ai eu un match facile et les élans (parfois douteux) furent nombreux. J'ai fait amplement le travail, mais ma performance n'était pas suffisante pour produire un DVD sur "Comment arbitrer une partie au marbre avec Jean-François Arsenault"!

Outre le fait que Marcil s'est chicané toute la maudite partie avec un joueur à propos de tout et de rien, le receveur de Laval a eu la brillante idée d'évacuer une flatulence plutôt douteuse pendant le jeu. J'ai du arrêter le match une trentaine de secondes afin de reprendre mon souffle... Pas facile la vie d'arbitre!

JF

L'anticipation, le meilleur ami et le pire ennemi de l'arbitre

Lundi soir dernier (il y a déjà une semaine!), ce terminait mon blitz de matchs dans la ligue senior élite.

Même si au moment d'écrire ces lignes je me sens mieux, je dois avouer qu'au moment de mettre les pieds sur le terrain la semaine dernière, c'était beaucoup plus pénibles. En effet, si mai et juin ont relativement bien été côté santé, mes genoux n'en peuvent tout simplement plus. Heureusement, les moments forts de la saison sont derrière moi et mes parties sont maintenant beaucoup moins rapprochées...

Cela dit, le match entre Saint-Jérôme et Sainte-Thérèse s'annonçait sans histoire. Toutefois, tôt dans le match, le cour des choses a basculé à la suite d'une décision au 2e but.

Comme arbitre, lorsqu'il y a un vol de but, nous nous attendons à une glissade, un "tag" et ensuite à rendre une décision. Quand le joueur arrive debout, c'est déstabilisant et notre schéma d'anticipation est totalement défait. C'est ce qui m'est arrivé. De plus, le joueur a momentanément quitté le but. J'ai immédiatement jeté mon regard sur le pied du coureur, négligeant l'espace d'un instant le tag et lorsque mon regard est revenu sur le joueur défensif, j'ai vu un tag être appliqué alors que le joueur était de retour sur le but, j'ai donc appelé le coureur sauf. La défensive a immédiatement fortement réagi en insistant sur le fait que le tag n'avait jamais quitté le dos du coureur. J'ai donc avoué que je n'avais pas vu le tag en question et que cela motivait ma décision. J'ai évidement eu droit à une visite de courtoisie de la part du gérant, furieux, cela va s'en dire, mais bon, j'ai tenu ma position et je dois vivre avec ma décision.

C'est bien évident que je n'aime pas savoir que j'ai peut-être raté une décision, mais c'est moins fâchant quand ça l'arrive sur une jeu "tout croche" que sur un jeu de routine. D'ailleurs, le même jeu m'est arrivé quelques jours plus tard dans la LBEQ et j'avais encore en mémoire l'incident. J'ai donc jeté un regard encore plus attentif à l'action, mais bon, le coureur était sauf encore une fois, mais il ne faut pas oublié qu'il est très difficile pour un arbitre de voir un joueur défensif touché au coureur lorsque le gant est derrière le coureur. L'angle de vision devient très limité...

Pour la continuité du match, pour la 2e fois en 12 ans, j'ai touché à la 10e manche de jeu. Je n'ai jamais eu de match d'interminable prolongation, mon expérience en manches supplémentaires est sensiblement limitée, mais bon, il y avait de la pression et le match s'est terminé avec les buts remplis en fin de 10e manche. Si le joueur de premier but n'échappait pas la balle, j'avais le call du match à rendre, mais son erreur m'a évité de me mettre en évidence.

Après pratiquement 4h sur le terrain, j'étais mort, d'autant plus que la veille avait été éprouvante avec un double dans la LBSEQ (et une balle dans le masque qui m'a ébranlée, avouons-le), mais bon, la saison ce poursuit!

JF

jeudi 16 juillet 2009

Un premier séjour derrière le marbre dans la LBSEQ

À cause de la pluie du samedi et du grand nombre de matchs qui se jouent à ce stade-ci de la saison, les officiels disponibles étaient pratiquement tous utilisés, c'était la chance que j'attendais qui arrivait enfin: faire un match de la LBSEQ au marbre. Pour l'événement, j'avais la chance d'être jumelé à celui qui est le meilleur arbitre que j'ai vu au marbre, Martin Gravel.

Le premier match, opposant Québec à la formation de la Rive-Nord, était d'abord et avant tout un duel de lanceur. Si j'étais arrivé uniquement en 5e manche, ça n'aurait rien changé et encore là, Gravel aurait probablement pu donner la décision à partir du marbre.

Cependant, j'ai eu droit à mon "heure de gloire" en 6e manche sur un double jeu avorté. L'arrêt-court de Québec reçoit la balle au 2e pour le premier retrait, mais en voulant sortir la balle du panier, il jongle avec cette dernière et l'échappe...

Sur un double jeu, un bon arbitre peut rendre sa décision en mouvement et être déjà en course pour le jeu possiblement serré au 1er but. Cela dit, comme il m'arrive parfois de faire à ma manière, j'ai l'habitude d'appeler le retrait au 2e but avec le bras gauche au 2e but. Cela libère totalement mon champ de vision du côté du 1er but.

Bon, je sais, je pourrais juste faire un out sur le côté de ma tête et non pas en 45 degrés, mais j'aime mieux de la gauche. Généralement, ça passe dans le beurre, mais cette fois-ci, comme je devais vendre ma décision au 2e compte tenu que j'accordais un retrait à Québec malgré le fait que la balle soit au sol, j'ai fait 4 à 6 fois out avec mon bras gauche en criant "on the release". Je vois encore la tête de Gravel au marbre qui m'a textuellement dit "Hostie que t'es con". De plus, un peu plus tôt dans le match, je me suis permis une petite dose d'exotisme en appelant un coureur sauf car le joueur de 1er but avait sauté et ne touchait plus au coussin, j'ai donc fait un "up the bag" en envoyant mes mains dans les airs!

Après ce premier match plutôt facile sur les sentiers, la grosse job me revenait enfin. J'aurais pu modifier ma zone de prises afin de la rétrécir un brin, mais Gravel m'a conseillé de la garder intacte, mais constante. J'étais de son avis.

Suivant le conseil de Gravel, Québec a émis quelques commentaires en début de rencontre sur quelques lancers à l'extérieur, mais après 2 manches, tout le monde était habitué à ma zone de prises et le seul commentaires qui m'a été fait venait du receveur qui m'a effectivement dit qu'il trouvait ma zone un peu large, mais néanmoins constante, et ce, pour les deux équipes.

J'ai donc connu un bon match malgré la nervosité qui m'accablait lors des premières manches. En cours de match, j'ai eu une raison de plus d'être nerveux: une fausse balle directement dans mon masque, un peu comme celle qui avait causé ma commotion cérébrale l'année dernière. Sur le coup, j'ai eu peur, mais je m'en suis sorti qu'avec un petit mal de tête... et une bonne supplémentaire dans ma grille!

Deux bons petits matchs sans histoire, comme je les aime!

JF

Les Expos de Sherbrooke, une expérience unique

P3 m'avait averti: "Couche toi de bonne heure, prépare toi et sois à l'aise, parce que eux, ils sont à l'aise". Dans la langue des gens normaux, ça veut tout simplement dire que je me devais d'être à mon meilleur.

Après 4 heures de route en direction de Sherbrooke (accident sur la 640, travaux dans l'échangeur Anjou, congestion à l'approche du tunnel, circulation au ralenti sur le 20 et finalement, travaux sur la 10), j'ai pu arrivé vers 18h45 dans la métropole de l'Estrie. Après m'être trompé de chemin et avoir perdu 15 minutes de ma vie (je dois ajouter 2 minutes à ce chiffre car ma blonde, en apprenant mon 15 minutes de tournage en rond sherbrookois, m'a expliqué que désormais, je me devais de prendre son GPS, demande à laquelle je n'obtempérerai pas, car je déteste les GPS). Cela dit, à 19h, j'étais dans le stationnement du stade Amédée-Roy de Sherbrooke.

Je ne fais pas souvent ça, mais comme ça faisait environ 1 an que je n'avais pas mis les pieds dans ce stade, immédiatement après avoir déposé mon équipement au vestiaire, j'ai été faire un petit tour dans les gradins, histoire de ne pas faire un saut en sautant sur le terrain 55 minutes plus tard.

Après avoir échangé quelques mots avec mon partenaire pour ce match, René Provencher, et avoir enfilé mon équipement, ce fut le départ dans le ténébreux couloir qui passe sous les gradins du 1er but et qui mène directement au terrain. René m'avait averti qu'il y aurait une bonne foule, mais ce fut quand même très impressionnant d'arriver devant une foule de 550 spectateurs entassés dans le très intime stade de Sherbrooke. J'ai déjà arbitré à quelques reprises devant plus de spectateurs, notamment au championnat canadien pee-wee 2008, à Vaughan, où un cameraman d'une station locale affiliée à CBC était à quelques mètres de moi lors de la rencontre d'avant-match! Il devait y avoir au delà de 1000 spectateurs, mais bon, comme j'étais excessivement concentré sur mon match, je n'ai pas eu le temps d'admirer le spectacle (je devais faire un call de la gauche en finale d'un championnat canadien, sur ordre des superviseurs, ça demande de rester dans le match!, surtout en tant qu'arbitre au 3e but!)

Pour revenir à Sherbrooke, après une rencontre au marbre avec la mascotte Expoufff, de Sherbrooke, qui faisait 1001 simagrées en arrière plan de sorte qu'écouter ce qu'il se disait était à peu près impossible... Mais bon, finalement, j'ai fait mon tour de terrain habituel avant que le match commence.

Fait étonnant, il n'y a pratiquement pas eu de roulants qui ont constitué des retraits au 1er coussin lors de ce match, la plupart eurent lieu au 2e coussin sur des optionnels. Beaucoup de coureurs ont été placé sur les buts à la suite d'erreurs et de coups sûrs.

Également, si j'ai eu un match fort peu occupé (surtout au début de la rencontre), j'ai tout de même été mis à l'épreuve car quelques balles ont été frappé en ma direction et quelques tentatives de jeu ont eu lieu sur les buts, mais bon, elles n'ont pas donné les résultats escomptés.

Il faut aller en 4e ou 5e manches pour avoir un peu d'action, alors qu'à la suite d'un retrait sur décision, le frappeur de Sherbrooke et le receveur de Granby se sont échangés quelques mots, ce qui a provoqué une petite escarmouche suivi d'une longue discussion entre entraineurs et arbitres. Finalement, aucun blessé et le match peut se poursuivre, sous les murmures de la foule!

Nous nous retrouvons alors en 6e manche, alors que le score est de 5 à 3 pour l'équipe locale et que cette dernière est au bâton.

Le 2e frappeur de Sherbrooke, une gazelle, frappe un faible roulant à l'arrêt-court. Celui-ci fonce vers la balle et, pour ma part, je fais des pieds et des mains pour m'enlever du passage! Je finis par me tasser, je cours pratiquement à reculons vers le 1er but afin de ne pas perdre la balle de vue tout en ayant un angle potable. Comble de malheur, la surface gazonnée de Sherbrooke est plutôt molle, mon pied tourne un peu et je perds l'équilibre une trop longue fraction de seconde, j'ai réellement eu peur de tomber sur le dos! Je reprends mon équilibre, je pivote avec la balle et le jeu au premier s'effectue. "POOWWWWWWWWWWWWWWWW" un retrait 6-3 de toute beauté. La foule se mêle de la partie et s'en prend à moi, mais pas comme dans les autres parcs, plutôt à la façon des professionnels avec un "Bouuuuuuuuuuu" soutenu. J'ai été hué comme dans les majeurs, wow, quel feeling!

On se trouve en début de 7e avec les buts remplis et deux retraits. Une flèche est frappée au lanceur, qui ne maitrise pas la balle, elle dévie plutôt en ma direction. J'ai à peine le temps de me pencher afin de laisser la balle pénétrer dans le gant du joueur d'arrêt court qui la remet au 2e but pour terminer le match. Encore une fois, j'ai eu peur de causer la commotion en étant heurté par la balle!

Il était alors 10h25 et le match se terminait. Le temps de me changer et de planifier ma journée du lendemain et hop, il est 11h et je quitte finalement pour revenir chez moi à 1h du matin pour dormir quelques heures, afin d'être prêt pour mon match de 14h, toujours dans la LBSEQ, mais ce dernier sera finalement remis au lendemain, le dimanche...

JF

lundi 13 juillet 2009

Du pee-wee A? Un vendredi matin?

Jusqu'à tous récemment, je me plaisais à dire que moi aussi je faisais des parties dans le participation. Cependant, avec mon nombre de matchs qui augmente sans cesse au niveau du programme d'excellence, je me suis rendu compte que réduire mon nombre de match ne serais-ce que d'un seul par semaine ne peut qu'être bénéfique pour mes genoux.

Cela dit, mes matchs hors du programme provincial sont de plus en plus rares, alors inutile de dire que ma présence dans un double de pee-wee A un vendredi matin était pour le moins inusité.

À vrai dire, moi et le père de ma blonde avions convenu de faire au moins un match ensemble cette saison si jamais mon horaire me le permettait. Comme à la base je n'avais qu'un seul match en soirée au parc Ahuntsic à Montréal, j'avais tout le temps du monde de faire un programme double à 8h30 et 10h30!

Toutefois, une semaine à l'avance, compte tenu d'un conflit d'horaire, mes assignations ont été modifiées et je me suis ramassé à Sherbrooke à 20h00! La veille, j'étais dans la LBEQ à Repentigny, alors aussi bien dire que mes heures de sommeil étaient comptés.

Après une courte nuit de sommeil (on parle d'environ 6h), la chambre à coucher de ma copine me servait de vestiaire, compte tenu du fait qu'il n'y en avait pas de disponible au minuscule parc ou j'étais d'office. Conduire avec des pads, ce n'est pas facile!

Côté performance, évidement, c'était plutôt facile. J'y ai mis toute la gomme, évidement, celle qu'il me restait à 8h30 un lendemain de match. Au marbre... je n'ai pas changé mon style, ce qui a attiré plusieurs commentaires dans les estrades (les gars qui font 2 pas de côté en gueulant "Uhhhhhhhhhhh" ne sont pas monnaie courante dans le pee-wee A). J'ai failli avoir un jeu serré au marbre, mais il ne s'est pas concrétisé... j'étais déçu!

Pour mon match sur les buts, j'ai eu 2 décisions à rendre. Une fut très serré, mais à mes yeux un retrait évident. L'entraineur et l'à peu près seul spectateur ne furent pas du même avis. Honnêtement, j'aurais trouvé ça vachement rigolo avoir ma première expulsion de la saison dans du pee-wee A un vendredi matin, mais bon, je devais avoir une gueule de tueur car en regardant le coach dans les yeux pendant à peu près 5 secondes le temps qu'il s'en retourne au banc. Digne de Pat Burns!

Ce même genre de jeu, à 9-2, n'aurait rien provoqué dans un calibre plus élevé si ce n'est qu'un soupir dans le pire des cas. Les arbitres de niveau participation sont parfois pris au centre de situation ingérable car ils n'ont pas toujours devant eux des interlocuteurs capable de saisir le sens du match. Également, des situations cocasses arrivent souvent dans le pee-wee, j'ai été impliqué dans une, je vous explique...

12-3 ou un truc du genre, fin de 4e manche. C2. 1 retrait. Ballon au champ centre. Le voltigeur reçoit le ballon directement sur la tête. L'entraineur offensif, donc de l'autre équipe, ne pense même pas à son point gagnant (10 points d'écart) qui arrive au 3e but, il pense immédiatement sécurité et me demande d'arrêter le jeu pour porter les premiers soins au pauvre voltigeur. Évidemment, si j'avais suivi la procédure à la lettre j'aurai laissé entrer le point gagnant, après j'aurais été prendre un Gatorade avant d'aller chez moi, mais bon, comme l'entraineur offensif a demandé un arrêt de jeu, j'ai interprété le jeu à ma manière comme quoi il voulait garder son joueur au 3e but et j'ai arrêté le jeu, même si cela allait à l'encontre de la réglementation, j'y ai été avec le gros bon sens, une blessure à la tête, ça ne pardonne pas... ma commotion est encore fraiche à ma mémoire.

Malheureusement, comme j'ai végété toute l'après-midi, je dois partir dans quelques minutes vers Ste-Thérèse sans avoir le temps de remettre l'ensemble de mon blog à jour. En fait, il me reste à décrire ma fabuleuse expérience dans le senior à Sherbrooke ainsi que mon double (toujours dans la LBSEQ), à Laval et Montréal.

De retour ce soir, pour ne pas dire cette nuit, si ça dégénère!

JF

Des débuts dans la LBEQ

Bon... en fait, même si je dis que c'était mon 1er match, c'est faux... J'ai quand même une mini expérience dans la LBEQ...

En 2007, j'ai été arbitré dans un système à 3 arbitres le match des étoiles de la LBEQ en compagnie de Martin Gravel et Stéphane Galarneau. C'était bénévolement et surtout pour l'expérience. J'ai adoré ce match!

En 2008, vers 10h du matin, Gilles Taillon m'appelle pour me dire qu'il a besoin de mes services dans la LBEQ. Il me rappelle vers midi pour me dire qu'il n'a pas trouvé personne d'autre et que j'arbitre avec lui! Évidemment, je suis au marbre, et lui, sur les buts en running shoes blancs et en pantalons de nylon bleus... Il s'agissait d'un remplacement d'un dernier recours, mais bon, il faut bien commencer quelque part...

Le 9 juillet dernier, c'était en fin MON MATCH À MOI. Pas un remplacement ou une séance de bénévolat, une game avec mon nom sur le booking provincial. Pour cette première fois, j'étais sur les buts avec comme partenaire l'illustre Hugues Lafrenière. De son côté, il avait beaucoup plus de voix dans le vestiaire pour raconter plusieurs anecdotes que sur le terrain, où appeler une prise était devenu de plus en plus pénible dès la 5e manche à cause d'un manque de voix.

Nous avons eux 3 manches et demi de baseball chaudement disputé avant la débandade. Durant ces 3 manches et quelques, j'ai eu 2 décisions serrées à rendre au 2e but. Tout d'abord, une glissade du coureur qui a failli battre le "tag" du joueur de 2e but, j'avoue que j'ai rendu une décision sans en être totalement certain, mais bon, ce fut la bonne quand même.

Ensuite, même genre de situation, mais le joueur de 2e but a échappé la balle sous le coureur. Voyant un gant vide et une tâche blanche au sol, j'ai immédiatement vendu ma décision, et ce, même si le coureur était à la base retiré si la balle demeurait dans le gant. C'est dans ce genre de situation qu'on se rend compte en tant qu'officiel à quel point le timing peut faire la différence sur les buts. Merci à mon expérience antérieure pour avoir rendu une bonne décision sur ce jeu.

Par la suite, j'ai eu plusieurs décisions serrées à rendre, mais bon, comme Repentigny se dirigeait allègrement vers une victoire, l'intensité était différente et les enjeux également. J'ai tout de même rendu, à chaque fois, la bonne décision tout en gardant en tête mon match marathon de la veille dans le midget AAA et la remontée de Lanaudière...

Finalement, il n'y eu pas de remonté et après le match je me suis dirigé vers Saint-Jérôme, heureux de mon match et prêt à retourner faire mes classes dans le pee-wee A le lendemain matin, mais cette savoureuse histoire sera livrée plus tard aujourd'hui...

JF

Un long double de AAA

C'est connu, le midget AAA est une vraie boite à surprises. Capable du meilleur comme du pire...

Pour ce double entre Lanaudière et Laval, le duel s'annonçait relevé et il le fut... pour une partie de la soirée!

Avant même que je sorte du vestiaire, c'est l'équipement désuet de la ville de Mascouche qui a volé le spectacle. En effet, le tracteur de la ville est carrément resté coincé sur le terrain et ce sont les joueurs de Lanaudière qui ont vaillamment poussé le tracteur hors de la surface de jeu. Or, ce programme double devait débuter à 16h30, mais avec les retards occasionnées lors de la préparation du terrain, c'est minimum vers 16h45 que nous avons commencé.

Cependant, dès le 4e lancers du match, je fus mis à l'épreuve sur une balle frappée tout près de la ligne du 3e but. J'ai appelé une fausse balle, et ce, même si l'instructeur au 3e coussin n'était pas du même avis. Par la suite, j'ai fait une belle erreur de débutant, alors que je pensais encore à la fausse balle, j'ai manqué un lancer... bravo! toujours ce concentré sur ce qui vient et non pas sur ce qui s'est passé!

Le 1er match fut passablement long avec plusieurs coureurs postés sur les sentiers. Cependant, ce fut plutôt 2 jeux en particuliers qui ont retenu l'attention...

Tout d'abord, avec un coureur au 1er sachet, le frappeur de Lanaudière a eu la brillante idée d'accrocher la mitaine de receveur avant de se commettre dans un double jeu.

À la fin de l'action, j'ai évidement corrigé la situation en déclarant tout ce beau monde sauf, à la grande insatisfaction du gérant de Laval! Finalement, cette décision est clairement la bonne, sans aucun doute dans mon esprit, mais les deux coureurs furent par la suite amenés au marbre à la suite d'un coup sûr.

Plus tard dans le match, ce fut la consternation! Avec les buts remplis, le lancer a fait un bond sur le marbre pour ensuite rebondir et se loger entre mon épaule et mon masque. J'ai toutefois couru à ma perte en relâchant moi-même la balle environ 3 ou 4 secondes après l'avoir reçu, alors que j'aurai dû la garder en place et la prendre dans mes mains afin de "vendre" ma décision et accorder un but à chaque coureur comme le prévoit la réglementation

Compte tenu du fait que je n'ai pas vendu ma décision, l'entraineur défensif était dans tous ses états. S'en suivi une discussion ou personne n'écoutait personne pour finalement poursuivre ce match enlevant gagné de peine et de misère par Lanaudière en plus de 3 heures!

Côté arbitrage, ce ne fut pas mon meilleur match. Sans être affreux, je suis déjà sorti beaucoup plus fort dans des matchs semblables. À ma défense, les lanceurs en ont arraché par moment et les frappeurs s'élançaient peu... mais bon, très honnêtement, j'aurai pu faire mieux...

Pour le 2e match du double... outre le fait qu'il que le score final fut de 15-14 en 8 manches pour Laval et 4h10 de jeu, j'ai eu à peine 3 ou 4 décisions à rendre sur les buts. Tout était facile... mais en 7e manche, quand ça comptait réellement, j'étais prêt et j'ai rendu les bonnes décisions.

C'est très difficile de rester concentrer lorsqu'un écart de points se creuse. En effet, le score était rendu de 11-2 en faveur de Laval un moment donné. Je suis content car j'ai réussi à rester "focus" et ne rien perdre du match, si ce n'est que ma patience lorsqu'il était rendu minuit et que j'étais attendu pour prendre une bière à la fin de mon double... théoriquement vers 10h!

jeudi 9 juillet 2009

La tradition se poursuit: le tournoi midget AA de Laplaine

Comme chaque saison depuis environ 5 ans, la première semaine de juillet est une semaine des plus chargées dans mon horaire, compte tenu du tournoi midget AA de Laplaine.

Les saisons précédentes, il n'était pas rare que je sois en fonction pour plus de 10 parties lors du tournoi. Cependant, avec l'horaire que j'ai, ce n'est plus possible. De plus, comme le bassin d'arbitres est bien garni, il est possible de faire le tournoi avec 6 arbitres à temps pleins, et ce, malgré l'absence de grosses pointures comme Stéphane Galarneau et Bryan Mayer. Un gars comme P3 est venu nous prêter main forte et mettre un peu d'ambiance dans ce tournoi pluvieux.

Par où commencer? Probablement par le 1er lancer du tournoi. À cause d'un délai de pluie, j'ai pris mon téléphone dans le vestiaire pour faire quelques appels. Avant d'embarquer sur le terrain, je touche mes poches voir si j'ai mes outils, tout y est. Cependant, j'arrive pour me placer pour le 1er lancer du match, je sorts mon "clicker" de mes poches... Oups! j'avais mon cellulaire dans mes poches, pas mon clicker. J'envoie donc à toute vitesse Shaun qui errait derrière le marbre chercher un clicker dans le vestaire et pendant 2 frappeurs, j'exige une concentration parfaite de la part de la préposée au tableau indicateur et je me répète sans cesse le compte dans ma tête. Finalement, aucune bavure...

Lors de la fin de cette même manche, je crois bien que j'étais seul derrière le marbre. Le receveur n'a jamais touché au lancer et ce dernier s'est retrouvé directement sur mon bras. Professionnel jusqu'à la moelle, j'ai néanmoins appelé une "Ball One", mais je n'ai pu m'empêcher d'y ajouter un "calisse". Bref, ça l'a fait mal et une semaine après le lancer en question, le bleu n'est pas encore tout à fait disparu.

Ce match, ponctué de deux arrêts de pluie, fut une victoire sans équivoque pour l'équipe de la Mauricie. Un beau match de baseball dans l'ensemble même si le climat ne s'y prêtait pas.

Pour ma part, c'était mon premier midget AA de la campagne. J'avais peur d'avoir mal adapté ma zone de prises au calibre, mais lors d'un des arrêts de pluie, j'ai brièvement discuté avec des spectateurs de la formation de la Mauricie qui, sachant que j'officie habituellement des matchs du programme d'Excellence ou encore du Junior AA, c'est à dire des matchs avec bâtons de bois, ont plutôt complimenté mon ajustement.

Le lendemain, sous un soleil de plomb cette fois, j'étais de retour sur le losange du parc Villeneuve pour un double, toujours dans le tournoi, mais cette fois, avec mon vieux complice et danseur émérite (voir mon double le 1er juillet), Jean-François Boucher.

Alors que j'étais encore une fois derrière le marbre pour le 1er match, j'avais l'air, pour une fois, d'un gars calme derrière le marbre. J'ai un style quand même assez actif derrière le marbre avec un "strong strike call", qu'on pourrait traduire en français par un signe de prise imposant. Comparativement à P3 qui passait tout juste avant moi et à Boucher qui me succédait, j'étais toutefois le plus timide du trio... c'est rare en maudit ça!

Ce fut un excellent match de baseball entre les formations de Laval et de Laurentides Ouest. Un peu de "callage", surtout en fin de partie, mais des gars expérimentés comme moi et Boucher avons pu contenir le problème assez aisément, d'autant plus que les entraîneurs étaient très coopératifs... ça l'aide toujours!

Sur le dernier jeu du match, il y aurait peut-être eu matière à expulsion, mais je n'en suis pas encore tout à fait certain, c'est pourquoi j'ai préféré m'abstenir. En fait, le frappeur, courant vers le 1er but et étant facilement retiré sur un roulant, a donné un coup sur le gant du joueur défensif. Comme il n'y a pas eu de casse et que tout le monde est parti vers son abris, j'ai plutôt interprété cela comme une "cheap shot" et une interférence, mais sans aucune conséquence toutefois. Comme les commentaires étaient toutefois très vifs d'un banc à l'autre, j'ai assisté à la traditionnelle poignée de main, calepin et crayon en main en mentionnant aux entraîneurs un gros "j'suis prêt coach". Ils ont fait le saut tout autant que les joueurs, la manœuvre d'intimidation a fonctionné à merveille!

De retour au vestiaire, nous étions embarrés à l'extérieur. Après quelques jurons d'usages, Boucher est parti en direction des organisateurs du tournoi afin d'avoir la clé magique. Une fois fait, pour s'en retourner plus vite, il a emprunté le BMX d'un enfant d'environ 10 ans. Voir Boucher, en arbitre, pédaler sur le petit vélo rouge, c'était hilarant. D'autant plus qu'en courant pour se rendre chercher la clé, il a failli se faire heurter par un petit VTT électrique miniature conduit par un enfant de 4 ans. Toute une scène, j'en pleurais... encore une fois! Maudit Boucher!

Pour le 2e match, outre les pantalons de plate à Boucher resté confortablement sur la sécheuse familiale, il n'y avait rien à signaler à la base, si ce n'est que le 2e but de Sherbrooke s'est informé de l'état de ma digestion, compte tenu de la mauvaise expérience qu'il avait vécu comme receveur l'année dernière. C'est gentil de l'attention...

Le match semblait être totalement entre les mains de la formation de la région de Québec. Cependant, fidèle à leur tradition, l'équipe de Sherbrooke est revenu de l'arrière en 7e manche, profitant des largesses du partant de Québec (qui a oeuvré pendant plus de 7 manches) et de la porosité de la défensive, qui avait été jusque là épatante, je pense notamment au joueur d'inter qui a réalisé plusieurs pièces de jeu défensives.

Cela dit, en 8 manches, Sherbrooke à remporté cet excellent duel 4-3. Fait à noter, pour une 2e fois en 4 jours seulement, le match s'est terminé sur une chandelle intérieure devenue un double jeu à la suite de l'écart trop gourmand du coureur au 1er but. J'étais sous le choc en me rendant au vestiaire, mais avant que Christopher Provost tante de me faire le bouche à bouche, j'ai repris mes esprits avant d'aller souper, alors qu'il était pratiquement minuit...

Comme mes genoux ne suivaient plus la parade et qu'il était temps de laisser la place aux jeunes afin de voir ce qu'ils avaient dans le ventre, je me suis placé sur les buts pour les 3 matchs du dimanche: demis-finales et le match ultime.

Lors du premier match de cette journée dominicale sous le signe du baseball, j'étais sur le "sleeper spot", au 3e but. Comme le veut la réputation de ce positionnement, j'ai eu un match très tranquille, surtout en raison de la brillante performance des lanceurs des deux équipes. Match d'un seul coup sûr pour la Mauricie... Wow!

Concernant le système à 3, les 2 gars ont bien réagit. Même si je peux me permettre de remettre en question leur implication dans l'étude du système de positionnement, je n'ai toutefois pas de reproches à leur faire pour ce match.

Le 2e match de la journée sera sans aucun doute gravé dans ma mémoire pour bien des années encore. Si Montréal a facilement remporté le match grâce à une grosse manche, c'est plutôt les actions entreprises par le gérant de la formation montréalaise qui feront jasées...

Tout d'abord, insatisfait de notre tolérance concernant le geste vers le 1er but du gaucher de Sherbrooke, il est intervenu à plusieurs occasions, mais ce fut sans conséquence. Le match fut cependant longuement interrompu, ce qui a fortement déplu à la petite madame qui gueulait tout le temps du côté de Sherbrooke.

Justement, plus tard dans le match, lorsque le lanceur de Montréal a atteint son 4e frappeur dans le match et que la petite madame demandait pratiquement l'intervention de l'escouade tactique du SPVM et une motion de blâme aux Nations Unies, il a fallu gérer la situation en ramenant le lanceur sur terre et lui expliquer qu'attendre la petite madame après la game n'était pas très très professionnel. Les estrades étaient chauffées à bloc, mais sur le terrain, l'ambiance était plutôt bonne...

C'était jusqu'à ce que le gérant de Sherbrooke fasse une visite à son lanceur et prenne la balle dans ses mains avant de la redonner à son lanceur. Sûr à 110% de son coup, le gérant de Montréal a déposé un protêt affirmant que Sherbrooke devait absolument changer de lanceur car le gérant avait pris la balle en main. Nous avons refusé sa requête et Baseball Québec a abondé dans le même sens.

Durant le délai causé par le protêt, les 3 arbitres nous sommes réunis derrière le marbre afin de remplir le rapport et gérer les éléments qui nous revenaient. J'avais toutefois donné la consigne aux 2 autres arbitres de ne pas ouvrir aucun livre de règlement afin de laisser le champ libre au comité des tournois de la Fédération et ne pas causer d'ambiguïté, mais aussi de ne pas adresser la parole à personne, sauf aux 2 organisateurs du tournoi, et ce, uniquement pour gérer la situation et non pas pour commenter notre décision.

C'était la 1e fois de ma carrière qui je vivais ce genre de situation et je crois l'avoir très bien gérée. Si c'était à refaire, je suivrais exactement le même processus, mais j'écrirais peut-être mon rapport plus rapidement, même si la situation conflictuelle était simple, je ne voulais pas prendre aucune chance. Je dois avouer par contre que ce qui m'a causé le plus de problème, c'est le comportement d'un de mes 2 confrères qui était incapable de ne pas parler à personne et d'attendre tout simplement... Il n'a pas commis aucune bavure, mais je crois qu'il aurait pu agir avec plus de professionnalisme...

Finalement, après cette longue interruption, le protêt fut perdu par Montréal et le match a pu poursuivre son cour. Un commentaire du gérant montréalais nous fit toutefois sourire lorsqu'il affirma: "Ça vient de me couter 100$, je vais avoir de la misère à manger cette semaine". Ayant une petite idée de ses moyens financiers, je me permets d'en douter!

Côté baseball, j'étais au 1er but et j'ai eu un match très occupé comme je l'ai aime. Provost m'a dit que j'avais manqué un jeu, mais à mon avis, il a dit ça pour se rendre intéressant seulement, car personne n'a dit un mot dans le parc... Bref, tout un match de mon côté!

Nous en sommes maintenant rendu à la grande finale. Pour ce match à 4 arbitres, j'étais à ma position préférée, le 2e but.

À part d'interminables discussions avec les gérants des 2 équipes (alors que je n'avais absolument aucune décision à rendre) concernant les agissements des uns et des autres, je n'ai pas fait grand chose du match à part argumenter et parfois gueuler... Un des entraineurs m'a dit de ne plus parler à l'autre coach... Admettons que j'ai répliqué de façon assez incisive...

Cela dit, de mon côté, rien à signaler côté baseball, si ce n'est que j'ai joué à la gardienne. Pour suivre la tradition, en fin de match, il y a eu une décision plus ou moins serrée au 2e but. Comme je voulais vendre à tout pris le jeu, j'y ai été d'un de mes plus beaux "Oh yeah - Ya - Ya - Boom" en guise de "out". La foule a bien aimé mon jeu de pieds d'après les commentaires d'après match.

Par ailleurs, un spectateur anonyme dans les gradins ma gueuler "Voyons dont calisse, t'es un hostie de malade". Quand je me suis levé la tête, j'ai vu le sourire narquois de P3 au loin sur le ligne du 3e but, les 2 bras en l'air. Quand P3 dit que t'es un malade, c'est que t'en as beurré épais...

Une fois ce match terminé, je suis rentré à mon humble domicile pratiquement en rampant car mes genoux ne tenaient plus la route après une fin de semaine des plus difficiles physiquement, mais bon, après deux jours de repos, j'étais de retour sur un losange dans le midget AAA, mais ce sera pour mon prochain message!

JF

mercredi 8 juillet 2009

Un petit détour vers l'inconnu

Comme le midget espoir n'est pas couvert en saison par le programme d'excellence et qu'aucune équipe de la région de Lanaudière n'a pas d'équipe dans cette catégorie, je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre en me pointant au parc Lake de Dollard des Ormeaux pour un programme double.

La fait marquant de ce programme double est la différence entre la zone de prises "conventionnels" et celle qui s'applique aux bâtons de bois. Cela dit, surtout avec les équipes de l'extérieur du Québec que j'ai croisé, il y a eu beaucoup de murmures sur des lancers qui, au Québec avec des bâtons de bois, sont des balles sans l'ombre d'un doute.

Également, dans le niveau régional ou dans le niveau local, certains entraineurs abusent de leurs techniques d'intimidations en commentant sans cesse les décisions d'arbitres et ainsi semer un climat de terreur. Cela peut malheureusement fonctionner avec de jeunes arbitres qui ne sont pas encore tout à fait en contrôle sur un terrain. Toutefois, avec des arbitres de carrière, c'est moins probable.

Cela dit, quand un entraineur est venu discuter de 2 balks consécutifs de son lanceur en me disant: "si ça continue comme ça on va jaser longtemps et souvent", je n'ai pas pu m'empêcher de lui répondre: "bah, c'est comme tu veux, au pire on jasera". Je ne sais pas s'il pensait faire peur à quelqu'un, mais toujours est-il qu'il a poursuivit sa route vers mon partenaire en lui disant "vient ici(tte)". L'arbitre qui était sur les sentiers, un arbitre d'expérience, lui a plutôt dit "Non, toi viens". Finalement, la prise de bec fut de courte durée.

Je vais aller faire du pee-wee A dans quelques jours avec mon beau-père uniquement pour le plaisir d'arbitrer avec lui. Probablement qu'un entraineur habitué d'essayer de me "piquer" sans trop de raison en imaginant que je manque d'expérience et peut-être de "drive", mais bon, au pire je le visserai sur sa chaise... c'est les joies du baseball... Trop souvent c'est fatiguant, mais une fois de temps en temps, c'est drôle...

Le lendemain, vers 20h, je reçois un appel de ce genre appointeur provincial, Daniel Marcil en personne, me disant: "Peux-tu être à Lasalle dans 45 minutes?". J'étais à Laplaine, mon stock à Saint-Lin... Je lui explique qu'avant 21h30, c'est difficile, mais bon, comme le problème était majeur, il me dit qu'il n'y a pas de problème, j'arrive quand j'arrive et je me change en vitesse.

Finalement, je suis arrivé au parc vers 21h25, mais la clé du cadenas était dans les poches de l'arbitre au marbre... Je m'habille donc partiellement dans le hall du centre communautaire (il n'y avait personne...), j'attends mon match et, comme si de rien était, vers 22h00, hop sur le terrain.

Ce que j'ignorais, c'est qu'un règlement de la ville de Lasalle interdit de laisser les lumières ouvertes après 23h30. Cela dit, ce fut 4 manches et demi d'excellent travail de ma part (sérieusement, j'étais très bon pour un gars fatigué boosté au Red Bull), et 4 manches et demi de commentaires parfois ordinaires venant du coach assez ordinaire d'une des deux équipes.

En résumé, j'ai trouvé l'attitude des entraineurs du midget espoir beaucoup moins conciliante que celle des coachs du AAA, même si lorsqu'ils ont quelque chose à dire, très peu sont gênés d'en faire part...

JF

lundi 6 juillet 2009

Fêter le Canada au parc Ahuntsic

Un double avec Jean-François Boucher, c'est toujours une pépinière d'anecdotes savoureuses. Encore une fois ce fut le cas...

Parlons d'abord baseball... lors du premier affrontement entre Sherbrooke et Montréal, je dois avouer que lors des premiers lancers du match, je n'étais pas totalement à l'aise derrière le marbre. J'avais beaucoup de difficultés à me concentrer, mais bon, j'imagine que ça n'a pas du trop paraitre. De toute manière, après 3 ou 4 frappeurs dans le match, tout était revenu à la normale et, exception faite d'un lancer à la hauteur des genoux que j'ai oublié de "caller", il n'y a rien eu à signaler lors des 4 premières manches...

On se retrouve en fin de partie, alors que Boucher, sur les sentiers, fut pris au milieu d'une souricière. Le lanceur ayant déplaqué, il fonçait sur Boucher avec la balle. Le sympathique habitant de Sherbrooke - Joliette - On sait pu trop s'est donc mis un genou au sol pour être certain de ne pas être atteint par la balle. Il a pivoté sur ce même genou vers le 2e but pour suivre la souricière, mais quelques fractions de seconde plus tard, le jeu changea de direction vers le 3e but. Boucher fit donc un 180 degrés en changeant de genou pour suivre la balle et le jeu au 3e coussin. J'étais carrément sous le choc à la suite d'une telle performance de break dancing... À quand le moonwalk sur une 3e prise mon Boucher?

Lors du 2e match, évidemment, les positions étaient inversées. Si on exclu quelques calls de la gauche fait par mon humble personne, la rencontre fut plutôt sans histoire. Ce fut cependant un match très serré, victoire de 3-1 de Sherbrooke si je ne m'abuse avant le point gagnant au marbre en fin de rencontre. Fait étonnant, ce match s'est terminé sur une chandelle intérieure. Double vol de but (c1, c2), ballon à l'avant champ et un relais pour un appel au 2e but et ce match était terminé.

Après un repas au St-Hubert avec Boucher (qui a dépensé pas loin de la moitié de sa paye juste là bas...), c'était enfin un retour à la maison pour reposer mes bons vieux genoux finis...

JF

jeudi 2 juillet 2009

Un challenge Baseball Québec sous un ciel menaçant

Chaque année, le challenge Baseball Québec constitue un point culminant dans ma saison. Pourtant, cette saison, le challenge n'avait pas la même envergure à mes yeux. D'une part, même si le parc Rabastalière de Saint-Bruno est loin d'être laid, ce n'est pas le magnifique Pierre-Éliott-Trudeau de Côte-Saint-Luc. De plus, habituellement, le Challenge marque le début de mes vacances estivales. Cette année, il avait plutôt lieu lors de ma dernière semaine de travail. Tout cela mélangé avec la température incertaine et un horaire relativement chargé, il s'agissait plutôt de matchs comme les autres...

Mais, le plan de base ne fut pas respecté...

Le vendredi soir, alors que je m'en revenait d'une longue journée de travail, on m'a téléphoné pour m'expliquer que mon match du samedi matin 9h était devancé à 21h le vendredi soir.

Après avoir convaincu ma copine de changer l'horaire de la soirée, je suis parti en direction de Mascouche, souper avec mon pote Guillaume... pour une des rares fois où l'on peut se voir. Ensuite, go à Saint-Bruno avec la phobie d'être en retard.

Finalement, je suis arrivé dans les temps pour le match. Cependant, grâce à mon fantastique sens de l'observation, j'ai cherché la maudite chambre d'arbitres pendant au moins 10 minutes avant de me décider à appeler Phil Lamoureux pour lui demander des indications plus précises!

Après avoir enfilé mon équipement et avoir préparer la douzaine de balles que Philippe m'avait laissé à l'aide de ma blonde, j'étais enfin prêt pour un duel Toronto Ottawa!

Cependant, la grande confrontation n'eut pas lieu... Une victoire écrasante de Toronto de 18-8! Match de 5 manches (nous en avons joué 4 et demi le soir même car il s'agissait d'un match suspendu), en un peu plus de 2h. Bref, vers 1h du matin, j'étais de retour dans mon lit...

Cependant, comme mon 2e match de ce week end sous le signe du baseball était prévu pour midi le lendemain, toujours à Saint-Bruno. Comme la pluie était de la partie, le match fut remis à la fin de la journée, à 21h. Comme ce match ne voulait rien dire dans le tournoi à la ronde - les équipes étant assurées de finir en 1e et 2e position, ces dernières ont pris la décision de jouer pour la finale immédiatement...

En attendant, les matchs de 15h et 18h ne voulaient rien dire au niveau du classement - si ce n'est que de déterminer la 4e et 5e position...

Ce fut 2 matchs très serrés, avec de bons lanceurs et de beaux jeux défensifs. Je fus passablement occupé lors du 1er match avec plusieurs belles pièces de jeux. J'avais du style cette journée là!

Le 2e match de ma journée, toujours sur les buts, fut un peu moins occupé, mais il n'en demeure pas moins que l'entraineur de P.E.I. est venu me rendre visite sur un jeu au 2e but. Honnêtement, j'espère pour lui qu'il sortait uniquement pour faire taire son joueur. Sinon, il manque vraiment de jugement!

Pour le match de 21h, j'étais théoriquement au marbre. Cependant, il s'agissait de mon 3e match de la journée, j'étais terriblement fatigué et le comble, c'était la finale! L'arbitre initialement prévu pour faire la finale (qui devait être le lendemain midi) était Dom LoBasso. Comme par hasard, il était dans les gradins avec son stock dans sa valise d'auto. Voilà une belle occasion pour lui de faire SON match à l'avance. Comme la direction du tournoi a autorisé une finale à 3 arbitres, j'ai pris le premier but alors que Mario Limparis était à l'autre extrémité du losange.

Exception faite d'une épidémie de "check swing", j'ai eu un match très tranquille, avec peu de déplacements également, moi qui voulait en profiter pour me mettre à jour en vue de mes championnats canadiens qui débutent dans une cinquantaine de jours (ça passe vite!)...

Donc, encore une fois, une journée au parc et un retour à la maison vers minuit et demi... avec une commande incomplète au Mcdo. Maudite niaiseuse qui n'a pas mis ma frite dans ma commande... je lui en veux... à mort!

Fatigué, brûlé, au bout du rouleau, voilà des mots pour me décrire le dimanche matin pour mon dernier match de ce marathon. La finale de bronze, un match, qui, dans les faits, ne veut absolument rien dire...

Lauzon était au marbre, mais en 2e manche, il a eu la brillante idée de se prendre pour Mario Séguin et de se faire tatouer une balle sur le bras gauche. Un plomb directement de la main du lanceur... Malgré ma fatigue extrême, j'ai été dans l'obligation d'aller enfiler mon équipement de marbre et de finir la partie.

Je déteste faire cela. Je n'étais pas préparé mentalement et encore moins physiquement et j'ai toujours peur de merder... Cependant, j'ai connu un bon match et les frappeurs m'ont aidé en s'élançant sans cesse... Merci Red Bull pour ce retour en force!

Après 5 matchs en à peine 36 heures, la pluie m'a donné 2 jours de repos complets, ce qui a permis à mes genoux de se refaire une santé!

Maintenant, un petit blitz de midget AAA avant le tournoi de Laplaine et mon arrivée dans la LBEQ un peu plus tard en juillet...

JF