samedi 5 mars 2011

Poser la question, c’est y répondre!

Plus de 36 heures après avoir écrit mon premier commentaire, nous sommes maintenant samedi matin, 6h45. Ne vous inquiétez pas pour moi, j’ai dormi quelques heures. Mon tipi, nom que je donne désormais à mon coqueron, est très petit, mais j’ai tout à portée de la main. D’ailleurs, les voisins de chambre sont plutôt proches ici, parlez-en à Pat Tremblay et Guillaume Smith-Desbiens qui ont gouté à ma médecine…

Pour ma part, le stage se déroule bien. Après les salutations d’usages et les différents mots de bienvenue jeudi soir, nous avons ensuite pris connaissance de nos sujets de présentations pour la fin de semaine. J’ai été assigné à « l’échappé volontaire » ainsi qu’aux « mouvements permis au lanceur et ceux qui ne sont pas permis ». Je suis sensiblement satisfait de mes sujets!

J’aime être bien reposé pour aborder des longues journées. Ici, c’est plutôt impossible, car si mon voisin de chambre pète, je l’entends, je le sens et je peux même sentir les vibrations (certains diront que le voisin, c’est moi, mais je démens la rumeur!) Avec des journées longues et intenses, le niveau d’impatience peut être facilement atteint. Non pas que les gens soient indisciplinés ou quoi que ce soit, mais l’effet de groupe et le stress amené par la volonté de réussir son stage provoque ça, c’est humain.

Vendredi en début de soirée, j’ai pu faire ma première présentation, portant sur l’échappé volontaire. Malgré le fait que je gagne ma vie en enseignant, je dois vous avez que j’étais quand même nerveux rendu devant le groupe. Pas au point d’en être malade, mais il y avait quand même un petit stress sympathique! Même si je me suis mélangé un petit peu dans mes notes, je crois que seul Stéphane Dupont s’en est rendu compte! Mais bon… c’était plutôt mineur!

Concernant mon examen pré-stage. J’ai quelques erreurs, mais sans plus. Sans être immensément satisfait du résultat, je suis quand même très capable de vivre avec le résultat obtenu! Une note comme celle-là me donne un petit coup de pouce pour l’examen final, compte tenu du fait que je dois avoir une moyenne de 85%, chaque point est le bienvenu!
Ce matin, ce sera la présentation en gymnase. Historiquement, c’est toujours ma meilleure note et même au niveau « novice » j’avais obtenu « 86% ». Comme j’ai bien être préparé et savoir où je vais, je m’empresse d’ailleurs d’aller déjeuner et en profiter pour réviser ma présentation ainsi que l’ensemble des autres, compte tenu que le nouveau stage comporte une série d’exercices pratiques prédéterminées. Après plusieurs heures de travail en équipe cet hiver, nous allons enfin pouvoir observer en mode réel le fruit de notre travail. Tout comme mes collègues, j’ai vachement hâte!

JF

Le manoir de la colline hantée

Première mauvaise nouvelle : pas d’internet. Vous devrez donc lire mes conneries en différés. D’ailleurs, comme la fin de semaine s’annonce chargée, je vais probablement en écrire beaucoup en différé également.

Nous sommes jeudi soir, 20h, il n’y a que moi, Philippe Lamoureux ainsi que Daniel Doston pour l’instant. D’ailleurs, lorsque je suis arrivé, il n’y avait que Daniel. Il m’a indiqué l’endroit où entrer. Nous furent alors accueillis par un prêtre (un homme religieux à tout le moins) qui nous a indiqué nos chambres, mais d’abord, laissez-moi vous raconter ma première impression.

Il s’agit d’une école secondaire privée occupée uniquement par les cadets de l’armée canadienne l’été. Quelques prêtres, frères, whatever y résident en permanence. D’allure austère, le Mont-Bénilde de Bécancour est situé dans un cul de sac au fond d’une petite rue résidentielle. Au milieu de nulle part, surgit soudainement sur une colline une école. Digne d’un film d’horreur… Vraiment… c’est impressionnant!

Moi et Pat Tremblay avons d’ailleurs déjà débuté les jeux de mots et les scénarios possibles. Pour ma part, j’essaie de me mettre chum avec l’homme d’église. Si jamais les démons nous attaquent, il sera me protéger!
Concernant les « chambres », il s’agit simplement de cloisons, sans porte avec des murs qui ne montent même pas au plafond. Comme il ne s’agit pas d’un camp de vacances 5 étoiles, nous avons déjà tous oubliés les petits inconforts pour avoir un esprit de groupe.
D’ailleurs, comme je suis isolé dans ma chambre comme un maillet alors que tous jasent… je vous laisse!
Tu t’en vas dans un manoir hanté… bonne chan!