mardi 28 septembre 2010

Et si la tendance se maintient…

« Je ne suis pas venu ici pour arbitrer, mais pour vivre une expérience unique ». Prise hors contexte, cette phrase que j’ai lancée dans la langue de Shakespeare dans une discussion à bâtons rompus à London lors de mon dernier championnat canadien peut me faire passer pour un joyeux imbécile. Par contre, avec quelques explications, cette citation indique à elle seule toute l’importance que peut avoir un championnat dans la carrière d’un arbitre, et ce, peu importe le niveau auquel il officie.

Un championnat, c’est beaucoup plus que de l’arbitrage, c’est un esprit de camaraderie, doublé parfois d’une saine compétition (on l’espère à tout le moins) et d’une tonne d’anecdotes, dont certaines qui sont plus ou moins racontables (j'en connais quelque chose!) Pour un officiel, être sélectionné pour un championnat devrait être perçu comme une marque de reconnaissance, comme un vote de confiance de la part de sa région et surtout comme une occasion de démontrer ses talents lors d’une compétition regroupant les meilleures équipes au Québec dans leurs catégories respectives.

Comme arbitre et comme superviseur, mes meilleurs souvenirs proviennent essentiellement des championnats, et ce, même si avant cette année, jamais, au grand jamais, je n’avais été sélectionné pour faire un match important au marbre le dimanche. C’est davantage l’expérience de groupe vécue plutôt que les honneurs individuels.

Par contre, dans le même ordre d’idée, un championnat ne devrait pas être offert au premier venu. Est-ce qu’un championnat peut être un outil de motivation pour un arbitre? La réponse est oui, sans aucun doute. Toutefois, il faut faire une distinction entre ce que je m’apprête à définir selon une conceptualisation bien personnelle « l’arbitrage oisif » et l’arbitrage impliqué ». Un « arbitre-oisif », c’est celui qui est sur le terrain et qui aime s’y retrouver, mais qui ne tient pas plus qu’il le faut à se doter d’une éthique de travail et de techniques qui feront de lui un meilleur arbitre. « L’arbitre-impliqué », pour sa part, adore le baseball, en mange et veut toujours en savoir plus, s’améliorer, aller chercher de l’expérience et finalement vouloir gravir les échelons de l’arbitrage, surtout lors des championnats « AA ». C’est ce genre d’arbitres qui doivent être privilégiés pour les championnats : ceux qui ont un petit fond compétitif au fond d’eux-mêmes, ceux qui en mangent!

Développer un groupe d’arbitres de pointe dans une région est essentiel, surtout lorsque vient le temps d’assigner les parties majeures. Afin de valider et d’accélérer la progression des officiels d’une région, les championnats sont l’outil hors-pair. Par ailleurs, qui a dit qu’il n’était pas possible, à l’occasion, de faire en sorte qu’un « arbitre-oisif » devienne un « arbitre-impliqué » par le biais d’une participation à un championnat? C’est ça, développer des vocations.

Avec les rumeurs et les noms qui circulent ainsi qu’à la suite de la parution de ce billet, plusieurs auront devinés là où je veux en venir : je présente ma candidature au comité provincial des arbitres à titre de vice-président / championnats.

Je m’étais promis de ne pas faire de campagne électorale en bonne et due forme, mais, avec le temps, je me suis rendu compte que même en faisant très peu de publicité sur ma candidature, ma discrétion parlait tout de même. Ne pas faire de politique, c’est, parfois bien malgré soi, faire néanmoins de la politique.

Ma principale préoccupation étant d’abord d’assurer ma propre succession dans Lanaudière. J’aimerais pouvoir me présenter au comité provincial en ayant la conscience tranquille. La seule quiétude que j’ai pu trouver, c’est celle de différentes personnes prêtes à donner un coup de main à différents niveaux l’année prochaine, moi compris. Physiquement, je serai encore un digne résidant de la région lanaudoise et j’ai déjà hâte de donner mes prochaines formations en avril prochain! Je considère donc la région comme étant stable, avec un bon noyau d’arbitres en place, il ne reste qu’à poursuivre le chemin entamé pour reconstruire le groupe d’arbitres régional et trouver un capitaine qui pourra conduire la barque à bon port.

Finalement, en ce qui concerne ma candidature, elle est d’abord et avant tout motivée par mon désir de remettre parfaitement sur les rails un programme qui permet de motiver et de faire vivre des expériences inoubliables, parfois même magiques à des arbitres de tous âges, autant au kid de 15 ans qui voyage pour la première fois sans sa maman (je ne vise surtout pas ici Marc Genest qui angoissait devant la machine à laver à London!!!), qu’un gars comme moi, fin vingtaine (déjà!!!) pourtant assez bien établi dans la vie, mais qui retombe presqu’en enfance tellement il trippe lors d’un championnat.

Sans même parler de « plate-forme » électorale ou de truc du genre, je me présente d’abord et avant tout afin de gérer au meilleur de mes connaissances et de mes compétences un dossier passionnant à mes yeux : les championnats!

Je sais depuis quelques jours que je serai en élections. Même si parfois, dans mes conversations usuelles je m’échappe, je n’ai pas l’impression de me présenter « contre » quelqu’un, mais plutôt l’impression de me présenter POUR quelque chose. Si la tendance se maintient… je ne sais pas quel sera le choix des membres du comité, mais une chose est certaine : ça jasera idées ce dimanche en réunion!

Jf

lundi 6 septembre 2010

Au parc avec Noé!

La bonne nouvelle: j’ai eu le temps de magasiner! J’ai d’ailleurs trouvé une imprimante Epson à rabais… de 129$ à 47$ Excellent!!! Pour le reste, 13 heures pour 2 matchs complétés et 2 matchs suspendus. Il tombait des cordes… Tellement, que j’ai croisé Noé, il cherchait une girafe mâle pour compléter son arche. J’ai offert Provost, mais il a décliné mon offre!

De mon côté, je m’attendais à ça. De plus, c’est peut-être mal, mais bon, j’ai passé quand même passablement de temps au chaud, y compris en supervisant à partir de la minivan en écoutant Lucky Luke en même temps… jusqu’à temps qu’une conasse vienne se stationner dans mon champ de vision!

Pour le peu de temps que nous avons joué, je n’ai pas supervisé beaucoup, ce qui fait en sorte qu’un gros total de 10 matchs sera joué aujourd’hui! S’il mouille encore, ce sera le bordel intense. Pour sa part, Duchesneau a part d’avoir développé une phobie du soleil. Il répète d’ailleurs en boucle « Hostie j’suis à boutte ». Il songe à devenir arbitre de kin-ball, un sport intérieur.

Un seul match s’est joué sous une pluie intense hier, à 18h. Provost était sur les buts lors de ce match… avec mon manteau d’hiver sur le dos. Puristes, n’ayez crainte, le manteau en question, qui m’a été donné par le comité organisateur, est presque identique aux couleurs du nouveau modèle de Baseball Québec, exception faite d’un capuchon et d’une inscription discrète dans le haut du dos « Championnat bantam B 2010 Sept-Îles ». Vraiment cool comme manteau… et chaud en plus, parlez-en à Provost! Entre les manches, pour se réchauffer, il passait le râteau sur le terrain afin d’enlever les accumulations d’eau. Un vrai clown!

Pour ma part, tout mouillé, je suis rentré dans le vestiaire des arbitres en ayant une seule idée en tête : enlever mes pantalons froids et humides. Je suis donc resté pendant au moins 30 minutes en boxers dans la chambre d’arbitre… enroulé dans ma couverture personnelle. Lorsque fut finalement venu le temps de sacrer notre camp à l’hôtel, il était hors de question que j’enfile mes pantalons tout trempe… je suis donc sorti à l’extérieur avec ma couverture… et ce, jusqu’à ma chambre! Photos à l’appui!

Comme une grosse journée m’attend et que je dois aller vendre des bébelles Baseball Québec aux gens de la place pour créer de l’espace dans la minivan et ainsi pouvoir revenir avec suffisamment d’espace pour ramener mon imprimante, je n’en écrirai pas plus…

Tu t’en vas en tounoi… bonne chan!

vendredi 3 septembre 2010

2010… et toujours aussi épais!

5h20 du matin, le réveil-matin sonne. Je snooze jusqu’à 5h30, mais à 5h25, je vois une ombre à l’extérieur, qui est-ce? Christopher Provost… qui ayant peur de se lever en retard, a tout simplement décidé de ne pas se coucher! Aux grands maux les grands moyens! Encore endormi, je l’invite donc à entrer dans la maison et je profite des minutes qui suivent pour finaliser mes valises!

6h30 à peu près pile, deuxième surprise de taille : Jacques Villeneuve débarque avec la minivan… et un tat de valises! Moi et Provost avons fait des efforts surhumains afin de voyager léger, mais nous étions les seuls je crois… Ça nous a pris au bas mot au moins 10 minutes le temps d’essayer d’asseoir tout le monde. Encore une fois, ma fidèle chaise de camping fut un obstacle majeur au confort de tous, mais bon… j’y tenais!

Impossible de bouger… surtout pour Provost qui est même resté pris sur son siège durant le trajet. Pour leur sécurité, Charlebois et Jobin devaient sans cesse surveiller la calisse de boite de régie de Steve, qui menaçait de chavirer sur l’un ou l’autre à tout instant! Heureusement, nous n’avions que 2h30 minutes à faire avec cet horrible barda!

Arrive enfin 9h20, nous avions tous hâte de rencontrer enfin l’idiot-en-chef, Christian Briand. Il nous attendait d’ailleurs au stand de location de Discount en compagnie d’une jolie demoiselle… Ah, ce Christian, toujours en bonne compagnie!

Nous étions donc à Québec… et le vrai Provost se réveille enfin. Il nous a fait écouter Batman pour la 144e hostie de fois pour enfin s’arrêter au Subway, le temps de manger un p’tit déjeuner. Ce fut d’ailleurs très rigolo, il y avait plein de gens bizarres qui entraient… et je ne parle pas ici de Christopher Provost : notre caissière à moustache, un chasseur avec la face de Bam Bam Bigelow, un asiatique identique au gars de la Palourde Royale dans des Kiwis et des Hommes et finalement, un black mal habillé qui cherchait son chemin… bref… on se souhaite bonne chan!

Pour le reste du chemin, tout fut sous contrôle. Évidemment, une ride de 12h apporte son lot d’anecdotes. Je pense entre autre à la bonne femme, assise sur une chaise de camping, au beau milieu de nulle part entre Baie-Comeau et Sept-Iles. Également, cette maison mobile, montée sur un camion, prise entre deux côtes, incapable de bougée! Une maison jammée au milieu d’une rue… seulement sur la Côte-Nord!

Dans la minivan, outre les gaz et les ronflements de Provost, très peu de choses à signaler. Quelques commentaires épais ici et là, mais jamais une foire comme l’an passé. Avec les films et les dodos ici et là, c’est plus facile de se divertir!

Nous voici maintenant à l’hôtel après un petit détour au parc, nous irons manger au très exotique St-Hubert dans les minutes qui vont suivre. Le meeting de début de championnat aura lieu à cette occasion.

Je vous reviens

JF