lundi 28 février 2011

Un heureux de printemps me chauffe la couenne!

Sauf si quelqu’un cherchant un blogue sur la reproduction des manchots en territoire austral est tombé par erreur sur mon blogue (bonjour en passant, cher ami de la nature!), je n’apprendrai pas à personne que la saison s’étend habituellement du début mai au début septembre (un peu plus tard parfois). C’est généralement l’horaire suivi par les gens normaux.

Certains zélés étirent par contre la sauce lors de la saison morte. Que ce soit avant le début de la saison, pour donner des formations en avril ou bien en profitant des quelques semaines automnales pour vivre la frénésie des séries éliminatoires. Mon dernier match de la saison remonte d’ailleurs au 30 septembre, le dernier match de la série finale dans le Junior BB, un duel de 12 manches… mon plus long match (en terme de manches), à vie. Quand je repense à ma blonde qui m’a dit « je vais revenir vers la 6e manche pour voir la fin du match et ensuite aller au resto »… elle a eu toute une fin de match!

Parmi cette bande de zélés, il existe des extrémistes. Je ne me considérais pas parmi eux, car je me suis toujours permis quelques mois de repos mental du baseball à chaque hiver! Pour la saison morte 2010-2011, j’avais oublié un petit détail : je suis désormais vice-président du Comité provincial, même comité qui s’est donné comme mission de donner un nouveau souffle aux formations de début de saison en changeant totalement la structure du cours ainsi que certaines méthodes pédagogiques utilisées.

Ce petit détail banal a fait en sorte que, je n’ai pris que deux semaines « loin » du baseball, c’est-à-dire sans regarder aucun document ni en produire. Le reste du temps, il y a toujours quelque chose à faire, il y a toujours un dossier qui doit progresser. Heureusement, la grande majorité du travail concernant la formation fut effectuée en groupe. Accompagné de Pat Tremblay, Alex Gobeil, Phil Lamoureux, Bass Gagnon et Gus Smith-Desbiens, l’ambiance de travail n’eut d’égal que la qualité de production. En plus de cette tâche, j’avais comme mandat hivernal de produire une nouvelle version du stage de supervision déjà existant. On parle ici d’une soixantaine d’heures de travail au moins : merci, horaire de prof! Lorsque j’ai enfin envoyé les documents finaux, ce fut un gros soulagement de voir que tout était enfin officiel! J’espère juste ne pas avoir laissé passer trop de coquilles ou encore avoir oublié quelqu’un dans mes remerciements!

Cette production hivernale s’accompagne également de plusieurs rencontres et d’appels téléphoniques afin de s’assurer que chaque dossier soit traité efficacement. Par contre, là où ça devient plus sérieux, c’est le stage de formateurs.

Il y a bien quelques heures de préparation, mais rien pour écrire à sa mère (anyway, j’écris très rarement à ma maman). 3 jours et demi en immersion totale dans le monde du baseball. Pour quelqu’un qui a passé la saison froide en hibernation, c’est un réveil brutal, surtout en ce qui concerne la réglementation. Les examens pour devenir formateur ne sont pas d’une complexité intergalactique inégalée, mais nécessitent néanmoins une bonne préparation.

Je prends très au sérieux le stage de formateur. Je présume qu’en tant qu’enseignant et ayant passé mon hiver le nez jamais très loin de mes livres de règlements, je pourrais prendre les choses plus à la légère. Par contre, ce n’est pas dans ma nature, ni mon intérêt. Lorsqu’on prend presque la moitié de sa semaine de relâche pour aller jaser baseball durant une longue fin de semaine, on le fait d’abord et avant tout par passion… le papier, le grade… c’est peut-être intéressant, mais c’est secondaire!

Durant ce stage, qui commence jeudi, je vais essayer d’envoyer quelques messages sur mon blogue. Je ne sais pas encore si internet sera disponible sur place et si je vais avoir suffisamment de temps pour écrire sur une base régulière, mais je vais tout de même essayer!

JF

dimanche 6 février 2011

La journée des premières

Pour une 2e année consécutive, ma saison se débutait en bottes d’hiver, combines, mitaines et tuque. À l’approche de cet événement, je suis toujours un peu nerveux, non seulement car je suis rouillé, mais également car beaucoup de facteurs inhabituels rentrent en ligne de compte.

Le froid
Je déteste avoir froid, tout comme je déteste l’hiver et que je déteste devoir m’habiller chaudement. Heureusement, aujourd’hui, c’était une journée superbe. Comme j’avais environ 72 épaisseurs de linge, j’ai été très confortable, tellement que j’ai même baissé la fermeture éclair de mon manteau au beau milieu du 2e match. Pas de pluie, pas de froid intense… et des matchs qui durent en moyenne 30 minutes… j’aime ça comme ça!

La rouille
Mon dernier match remonte aux environs du 30 septembre… Toujours à Laval! Je suis rendu un gars de la place, les bénévoles me reconnaissent quand j’arrive! J’ai bien beau perdre en moyenne 5 à 10 minutes par jour devant mon miroir à faire le zouf et à voir si mon style tient encore la route… une fois rendu sur le terrain… le temps de réaction n’est plus le même et les bons vieux réflexes doivent revenir et que ça saute!

Être rouillé, c’est également se demander si j’ai bien mis tout mon équipement. Par ailleurs, la saison dernière, j’avais terminé mon année avec une poche à balles décousue. C’est Phil Lamoureux et Pat Crépin qui se sont fait un vif plaisir de me rappeler qu’elle était à moitié scrappe. Prochain achat imprévu : deux poches à balles (car elles doivent être pareilles, question de style!) Ensuite, quelqu’un peut m’expliquer pourquoi je ne trouve pas mon attelle de genou droit? Tout simplement porté disparu.

Pour mon masque, c’est toujours la même histoire. Depuis août dernier, mon masque Wilson Shock Fx que personne n’aime, sauf moi, était parti en réparation chez Honigs. Je l’ai reçu uniquement la semaine dernière. Mais comme un masque combiné, en hiver, je trouve ça laid quand on l’enlève et que le bandeau part avec… j’ai opté pour un masque traditionnel que j’avais acheté l’an passé en pensant faire une bonne faire. Heureusement, même si je ne suis pas prêt à dire qu’il était des plus confortables, pour 30 minutes, ça fait la job!

Par contre, mes habitudes d’avant-match elles, n’étaient pas rouillées. Après avoir consommé un savoureux Red Bull (sans sucre, résolution 2011!), fait la chaise et mis 4 pouces de Deep Cold sur chacun de mes genoux, j’étais prêt pour la guerre!

Le format du tournoi
Arbitrer au marbre, ce n’est pas super difficile dans ce genre de tournoi, car outre compter jusqu’à trois pour les prises et jusqu’à cinq pour le nombre de lancers permis, il n’y a pas grand-chose à faire. Par contre, lorsque je me fais répondre « me semble que oui » à la question « y-a-t-il des chandelles intérieures dans ce tournoi? » et que le troisième frappeur du match en frappe un… je trouve ça drôle!
Pour sa part, le 6e frappeur du même match a poussé au marbre un coureur qui fut retiré à la suite d’une décision très serrée. Malgré mes grosses bottes, malgré la neige au sol et en essayant d’éviter les bénévoles présents aux alentours du marbre, j’ai fait un semblant de plaque tournante afin d’essayer de voir quelque chose. Un peu comme un gardien au hockey, le receveur à « gelé » la balle. Comme il s’agissait d’un jeu forcé, je devais déterminer s’il avait la possession de la balle. Tu débutes ta saison… bonne chan!
Sur les buts, avec des manches qui durent en moyenne 5 minutes et pas de retrait sur des prises ou presque, ça fait beaucoup de décision à rendre sur les buts. Ce qui rend la tâche difficile, c’est la vitesse d’exécution. Dans mon quotidien estival, les jeux vont très rapidement et sont souvent prévisible, dans la mesure où le positionnement des joueurs ainsi que leurs habiletés techniques et mentales font en sorte qu’ils réaliseront presque à tout coup LE jeu qu’ils doivent faire pour avoir le meilleur résultat. Dans du pee-wee, surtout en hiver avec des mitaines et de la neige partout, le résultat est beaucoup plus aléatoire.

Je me suis d’ailleurs fait joliment entuber par le joueur de premier but lors de mon 2e match, alors que j’étais sur les sachets. Il était, à mon avis, « probablement off the bag », a capté le relais bien avant l’arrivée du coureur, mais n’a jamais tenté de toucher au but et à renvoyer la balle au lanceur comme si de rien était. Comme je l’ai écrit précédemment, il était « probablement », alors j’ai appelé l’automatique. ERREUR!!! Je n’avais même pas terminé mon signe de retrait que l’entraineur me regardait avec une face de Lou Piniella jammé dans un banc de neige en me faisant des signes. Note à moi-même : écouter mon instinct pour ne pas me faire avoir par un joueur de premier but de 14 ans!

Finalement, après avoir eu une dizaine de jeux serrés (et en avoir manqué un qui n’était même pas serré!), je suis rentré chez moi plus riche de 16$, mais très heureux d’avoir pu mettre mon masque pour une première fois en 2011
C’est reparti!