Un double sous le soleil
À l'image de ce début d'été 2009, aucun de mes matchs ne fut joué sous une chaleur accablante... mais c'était jusqu'à hier.
Comme beaucoup d'arbitres, je préfère de loin les matchs sous les réflecteurs, le soleil est moins aveuglant. De plus, j'ai l'impression qu'avec mes lunettes pour la vue, le soleil frappe encore plus fort et j'ai tendance à plisser les yeux. Cela fait en sorte que je force ma vue et que mes yeux se fatiguent rapidement: Résultat: en 4 ou 5e manche, je perds ma concentration car j'ai mal aux yeux. C'est ridicule, mais je me suis rendu compte que ça uniquement au début de la saison 2008. Maintenant que je connais cette réalité, je me rappelle constamment durant les matchs de ne pas plisser des yeux et de relaxer entre les manches... et même entre les lancers!
J'avais le match de midi derrière le marbre. Lorsque je suis à cette position, j'adore arriver au moins 1h avant le match, préparer mon stock tranquillement afin d'avoir enfiler tout le bas de mon équipement au moins 30 minutes avant le 1er lancer. En partant, je suis arrivé au parc (seulement) 50 minutes à l'avance, il fallait donc faire vite pour respecter la routine.
Comble de malheur, la chambre des arbitres n'est pas disponible. Après de longues minutes de tergiversation, nous avons finalement eu une chambre, mais il va s'en dire que cela a bouleversé ma traditionnelle routine d'avant-match! Malgré tout, le parc n'était pas prêt à l'heure et j'ai tout de même eu environ 40 minutes pour me préparer.
Après un meeting au marbre riche en banalités, Boucher a fait une remarque sur l'entrejambe du receveur... rien de mieux pour débuter un après-midi sous le soleil!
Côté arbitrage, ce fut deux excellents matchs de notre part, si on exclut une décision de Boucher au 1er but. Personnellement, je ne suis pas capable de me faire une idée sur la décision, car je n'étais pas tout à fait stable. Cependant, le receveur, un chic type, me disait qu'il était sauf... Si la défensive avoue qu'il était sauf, probablement que la décision n'était pas la meilleure au monde...
Autre anecdote savoureuse, à cause de mon oreille bouchée, je n'entendais pas d'un côté. Cela dit, j'ai eu quelques remarques de la part d'un entraineur, mais je n'ai jamais rien entendu. Boucher m'a raconté ça dans la chambre après la 1e joute. Il trouvait ça drôle que je ne réplique pas...
En somme, après avoir pris 2 douches et une Coors Light, nous avons finalement quitté le parc Champigny plus riche de 75$ et heureux d'avoir passé une journée sur un losange...

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