dimanche 23 mai 2010

La cannelle à l'hôtel

J'avais dans mes bagages une bouteille de Fireball déjà entamée. Je la gardais pour une soirée à temps perdu un moment donné. Mieux vaut prévoir

Cependant, ayant paqueté mon vieux sac Adidas avec les zippers en décrépitude très rapidement, une fermeture éclaire était ouverte sur le côté.

Rendu dans l'escalier de l'hôtel, mon sac étant en angle durant la montée, la bouteille a glissé pour se fracasser 10 pieds plus bas, tout prêt de Steve Duchesneau.

Environ 10 heures après ma petite gaffe... ça sent encore la cannelle partout dans l'hôtel!!! Chaque fois que je passe dans le couloir, j'en ris tellement que j'en pleure!!!

Départ vers Montréal: demain matin, 8h

En passant, Baie-Comeau, un dimanche soir, c'est plate en tabarnak!!!

Le Congo, les capelans, la cabane à sucre… et mon daiquiri

Lors de ma dernière communication, il y a environ 24 heures, je venais tout juste de mettre les pieds à l’hôtel après un trajet plutôt paisible. Maintenant rendu au samedi après-midi, je surveille mon examen niveau un que je viens de donner à mon groupe. Pour avoir un groupe, j’en ai tout un : 2 arbitres! Un vient de Sept-Iles (j’en reparlerais plus tard), l’autre de Havre-Saint-Pierre.

Pour nous, citoyens de la grande ville, la ville voisine, c’est une run d’auto d’au plus une quinzaine de minutes. Ici, mon chummy du Havre s’est tapé une promenade de 2h30 pour venir entendre mes douces paroles. Par respect, j’ai décidé de ne pas tenir un cours demain matin de 9h à midi, j’ai clanché ma matière entre 8h45 et midi et ensuite de 13h10 à 15h20 pour y aller avec l’examen. Imaginez un gars de Québec qui va suivre un cours ou arbitrer à Montréal… Je connais un seul gars qui fait ça… et ce n’est pas nécessairement une référence! Ici, c’est pourtant la norme!

Compte tenu des catégories offertes dans cette région pittoresque, j’ai surtout axé mon cours sur l’atome et le moustique. Il a fallu que je me fasse une mise à jour rapide, moi qui enseigne depuis des années les niveaux 2 et 3! La culture du baseball est également différente. Ici, on ne parle pas d’expulsions, de rapports ou de protêts… car tous, entraineurs, joueurs et arbitres sont souvent amis, cousins, oncles, voisins… alors l’ambiance est très familiale!

Bref… pour mon cours accéléré, tout a bien été, les gars posaient beaucoup de questions et j’espère seulement qu’ils vivront une saison enrichissante pour revenir en force avec une progression appréciable l’an prochain!

La moitié de mon groupe (1 gars), jouait dans le bantam B de Sept-Iles l’an passé. Lorsque l’arbitre de Havre-Saint-Pierre a parlé d’une scène d’un Été sans point ni coup sûr, le gars de Sept-Îles a immédiatement dit « c’est moi où un arbitre de l’an passé était acteur dans le film? » Immédiatement, je me suis penché sur le cas de la jeune vedette déchue du cinéma québécois, expliquant qu’il sombre désormais dans l’enfer de la drogue.

Mon arbitre de Sept-Îles, pour sa part, ma longuement vanté les mérites de l’arbitre nain qui vire les parcs de Laplaine à l’envers, m’expliquant comment il avait l’air sharp sur le terrain l’année dernière au championnat. Shaun avait en effet volé le spectacle sur un jeu au marbre, en y allant d’une plaque tournante (alors qu’il ne sait même pas c’est quoi) en criant safe environ 5 fois, un peu à la P3… La foule était en liesse et ils en parlent encore ici!

Bon, voilà pour l’aspect professionnel de mon voyage d’affaires en territoire frisquet… passons maintenant aux choses sérieuses…

Sylvain Poissant donne environ 6 formations durant la fin de semaine : il n’arrête jamais. De notre côté, moi et Steve sommes en vacances avec nos quelques heures de travail. Hier soir, nous sommes donc allé chez Omer…
Notre serveur, originaire du Sénégal, ressemblait étrangement à l’acolyte de Tintin dans Tintin au Congo! Même coupe de cheveux… Le mec était vraiment pissant! Lorsque les ringards de la table à côté de la nôtre lui on demandait d’où il est originaire. Il a répondu Noir-Sablon (à référence à Blanc-Sablon). Je l’ai bien ris!

Parlons de la haute gastronomie, nous avons soupé chez Omer, symbole ultime de la gastronomie locale : Le riz gratiné aux fruits de mer était sur la coche… Cependant, le décor du resto a fait dire à Steve « C’est comme une cabane à sucre, mais avec du tapis! »

L'hospitalité des gens ici est légendaire. Un stagiaire dans le cours à Sylvain nous a offert d'aller à la pêche avec lui, la pêche au capelans. Malheureusement, le temps nous manque et il nous faudrait des bottes d'eau format géant!

Notre samedi après-midi, lorsque le cours fut terminé, se passa à la Cage aux Sports. Si la ravissante Bianca était absente, j’ai quand même pu compter sur la présence de Christian Briand, arbitre notoire de Sept-Îles! Ce dernier m’a d’ailleurs finalement remis le 40$ emprunté en 2006, accompagné de 2 Red Bull et d’un pichet gratuit à la Cage, son lieu de travail!

Quelques heures et un daiquiri plus tard, nous quittons la Cage pour un restaurant de la place : la Terrasse du capitaine avec un ténor du baseball nord-côtier, Jean-Edmond et sa charmante épouse! Le repas et le vin (du Gretzky!!!) étaient excellents, mais ce qui a retenu mon attention, c’est la charmante serveuse : la femme de mes rêves. Belle, instruite, cultivée, un sens de l’humour subtil et craquant, ça valait le détour! Un de mes meilleurs repas à vie… merci Sept-Îles!

Nous sommes des stars ici. Notre présence était même annoncée dans le journal local. Il ne doit pas y avoir beaucoup de lecteurs par contre, même si l’annonce parlait de nos stages, je n’ai eu que 2 stagiaires! Tout de même, un gars a fait 2h30 en auto pour faire un niveau 1, je capote.

Nous sommes allés au fameux Clandestin hier. Comme je gossais l’univers tout entier, mais surtout le serveur au Pub St-Marc pour avoir un daiquiri aux bananes. Rendu au « Clan », Sylvain Poissant, immédiatement après avoir dit bonjour à la barmaid lui dit : « Le gars à côté de moi fait chier tout le monde depuis 2 jours, il veut un hostie de daiquiri aux bananes. Même si t’en a pas, fais y n’importe quoi qui goûte ou sent les bananes et donne y, j’en peux pu! »

Finalement, j’ai eu mon daiquiri aux bananes… à Sept-Iles!

vendredi 21 mai 2010

Réflexions nord-côtiennes

Me voilà maintenant sur le traversier entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine, enfin officiellement sur la Côte-Nord!

1. Le Subway de Québec
Notre premier arrêt fut un plein d’essence un peu passé Québec. Toutefois, notre attention fut dirigée vers le Subway. La cuisinière – serveuse avait une moustache et du poil sur les bras digne d’un mauvais film porno des années ’70. L’autre client, exception faite de moi, Steve et Sylvain ressemblait pour sa part à Dexter, le tueur en série de la série du même nom Drôle de monde!

2. CHOI et les sujets de l’heure à Québec
Rien pour calmer les clichés, CHOI a deux sujets de prédilection ce matin : la mauvaise performance des Flyers qui ont laissé les Canadiens gagner et les syndicats qui polluent le monde du travail.

3. Les baleines de Christopher Provost
Avant même d’embarquer sur le traversier, j’en ai vu 3, dont une à peine à 100 pieds de moi. Dans ta face Provost!

4. Un employé des traversiers?
Le gars qui fait avancer les automobiles sur le traversier est-il un vrai marin, un matelot, un moussaillon? Nous nous sommes posé la question….

Comment allumer et éteindre des feux!

Jeudi soir, veille de mon départ pour Sept-Iles, j’avais prévu superviser un match. Cependant, revirement de situation à 24h du match : il manque un arbitre dans le bantam A à Laplaine. Comme c’est mon nain personnel qui est derrière le marbre, le diminutif Shaun-Mickael Pelletier, j’accepte volontiers de faire le match sur les sentiers. C’est d’ailleurs quelque part entre l’Assomption et Trois-Rivières dans une mini-van conduite par nul autre que le Jacques Villeneuve de la mini-van, l’honorable Steve Duchesneau que j’écris cet article, en route vers les fruits de mer à perte de vue!

Première surprise, c’est l’équipe de Mascouche qui visite au parc Villeneuve. Cette équipe est composée de plusieurs arbitres de Mascouche, je suis donc en terrain connu. Parmi ce lot de joueurs, le très célèbre casseur de néons est le receveur de l’équipe.

Outre le fait que j’étais carrément débalancé par la vitesse du jeu, j’étais évidemment très solide. Comparativement aux ligues que je couvre habituellement, le jeu était beaucoup plus lent. À ce sujet, mon bon ami Néon a frappé une balle directement sur moi. Voyant cela, j’ai tout de suite levé la jambe croyant ne pas avoir le temps de bouger davantage. Cependant, j’avais, oublié que la balle ne voyage pas aussi rapidement que dans le junior élite. Je suis donc resté enj position du « pélican-qui-évite-la-balle » pendant quelques trop longues fractions de seconde. J’imagine que je suis passé inaperçu, mais je sais que j’ai eu l’air un peu ridicule!

Sur un autre jeu, un vol de 3e but, la balle arrive au moins une grosse seconde avant le coureur. Étant habitué à un calibre où les techniques de jeu sont mieux maitrisées, j’avais déjà mon retrait prêt dans ma tête. Comble de malheur, le joueur défensif n’a pas baissé son gant assez rapidement. À vrai dire, il ne l’a pas baissé du tout. J’ai appelé le retrait, personne n’a bronché, mais j’aimerais bien revoir le jeu!

L’autre fait marquant de cette rencontre sans histoire est la controverse autour des lanceurs. Un joueur défensif de l’équipe de Laplaine a eu l’excellente idée d’aller sur la plaque du lanceur avant le début d’une manche, de prendre la balle et d’effectuer un lancer. Sautant sur l’occasion, l’arbitre tout mignon derrière le marbre l’a déclaré nouveau lanceur officiel. Stupéfait, j’ai ris pendant au moins 2 ou 3 minutes, mais l’entraineur lui, la trouvait beaucoup moins drôle. C’est la première fois que je voyais ce règlement être appliqué dans ma carrière. Un jour, je vais avoir fait le tour du livre! À quand la balle qui se déchire en deux?

Le pseudo lanceur a donc fait une manche complète sur la plaque. Parlant de plaque, il a fallu que j’avise le lanceur de Laplaine d’être en contact avec sa plaque lorsqu’il lançait, car il était au moins 8 à 12 pouces devant cette dernière. Lors du retour de l’équipe de Mascouche en défensive, le lanceur, le pas assez timide Fabien Dubeau, était dans le trou devant la plaque plutôt que sur cette dernière. Outré, l’entraineur local a demandé à ce que le lanceur débute lui aussi sa motion bien ancré sur la plaque. Prenant la remarque au pied de la lettre, avant chaque lancer, il indiquait à l’entraineur qu’il était bien positionné. Au bout de 4 ou 5 répétitions de son manège légèrement arrogant, je lui ai spécifié qu’il devait se concentrer sur l’essentiel. Il a obtempéré.

Finalement, j’étais content de faire ce match, surtout que je ne retourne pas sur le terrain théoriquement avant le 27 mai. Également, toujours aux prises avec des symptômes post-commotion, je voulais savoir si ma concentration tiendrait le coup. Disons que pour 1h45, c’était bien, mais ensuite, il fallait que je fasse des efforts pour rester dans le match, mais bon, j’ai survécu!

Prochaine nouvelle : quelque part en route vers Sept-Iles!

dimanche 16 mai 2010

La crème de la crème à Laval!

Voulant absolument retrouver ma zone de confort en ce début de saison, j’ai accepté d’aller faire un programme double de junior bb ce samedi à Laval. Avant cela, j’ai été faire un petit tour au stage terrain qui se déroulait un peu avant mes matchs. J’ai été étonné de voir l’ambiance qui y régnait. Le sérieux est de mise et l’uniforme est porté par les stagiaires. Également la durée du stage pratique est environ 2 à 3 fois la nôtre. De plus, ils bénéficient d’un vrai terrain (avec de vrais buts!!!), amélioration qui devra un jour être apportée dans Lanaudière.

Un jeune arbitre faisait aussi de l’attitude pendant le stage, en répondant des conneries et en ne suivant pas les consignes de base des formateurs. Il fut donc cordialement invité à aller faire des « safes and outs » seul comme un épais au milieu du champ. C’est le genre de technique qu’il va également falloir utiliser dans Lanaudière un jour!

Pour mes matchs, j’étais, à la base, loin d’être au sommet de ma forme. Plutôt fatigué, le match à en plus été retardé de 75 minutes, conséquence des retards dans la journée et des caprices de Dame Nature. De plus, quand il a finalement commencé, il pleuvait beaucoup. Moi qui déteste arbitrer sous la pluie : la vision est moins bonne, j’ai des gouttes d’eau dans la face et mes lunettes deviennent facilement embuées, c’est l’idéal pour un gars en début de saison qui tente de reprendre la forme après s’être fait fendre le masque!

J’ai par ailleurs fait un petit pas en arrière par rapport à mon match de jeudi dans la LBSEQ. Je bougeais un peu plus derrière le marbre, j’avais un peu plus de nervosité… probablement que le nombre de balles passées m’a apeuré. Bref, j’espère revenir à mes bonnes vieilles habitudes en après-midi aujourd’hui dans le junior AA.

En gros, j’ai fait une grosse connerie hier sur un jeu, mais heureusement, ça n’a pas paru. Compte de 3-2, C1-C3, balle haute à l’intérieur, mais je ferme les yeux (méchant JF, méchant!). Le frappeur s’élance, mais je manque de l’élan et C1 est en course. J’appelle donc le frappeur retiré juste en me fiant à sa réaction (bravo la technique!) Lorsque le receveur relaie au 2e but, C3 en profite pour venir marquer. Je l’avais complètement oublié lui! J’avais encore mon masque sur la tête lorsqu’il a croisé le marbre (sans qu’il n’y ait de jeu toutefois). Comment avoir l’air perdu sur un terrain, version Jean-François Arsenault!

J’ai eu beaucoup de 3e prise sur décision à rendre durant le match. Chaque fois, compte tenu de mon dynamisme dans ce genre de situation, j’avais peur de me cogner sur l’écran arrière! De plus, au niveau du timing, même si j’ai été quelques fois rapide sur certains lancers jugés balles, c’était sensiblement très bon, j’ai repris mon rythme

Mon jeu favori lors de ce match fut une décision au 3e but. Avec un C1… simple dans la droite. Tout indique qu’il y aura un jeu au 3e but si le relais est moindrement bon. Je m’y prépare, je franchis la moitié de la distance entre le marbre et le 3e but. Quand le jeu deviens clair, j’avance, je m’installe à 10 pieds du but, j’attends une seconde… le jeu arrive… je le regarde et j’attends encore une seconde… BOOM je rends ma décision sur un jeu hyper serré.

Pour un 3e match au marbre consécutif, le score fut serré du début à la fin. 4-0… Remontée 5-4... Finalement 7-5… pour finir 7-6… Tout un match, enlevant du début à la fin. Pour un gars qui ne se sentait pas à 100% à l’aise, j’ai quand même connu un très bon match, même s’il parait que je suis cheap sur le coin intérieur!

Pour le 2e match, j’étais sur les buts avec Philippe Lamoureux. Comme Philippe avait dit dans la journée à son stage pratique que j’étais un exemple en matière de déplacement et de dynamisme sur les buts, je ne voulais surtout pas décevoir! Il n’y a pas eu beaucoup de déplacements, sauf 4 possibles double-jeu. À chaque fois, j’étais prêt pour un serré au 1er but, mais la défensive a flanché… Déception pour moi, qui était prêt à vendre le jeu de façon spectaculaire!

Sur les vols de 2e but, j’ai été très efficace par contre. Sur un jeu, avec un relais hors-cible, j’ai pu me déplacer rapidement derrière le coureur afin de voir si le « tag » était fait… j’avais l’angle parfait. Le relais était là avant, mais il n’y a jamais eu de tag! Sur un autre jeu, le tag a eu lieu dans le dos. Cela dit, les pieds étaient sur le but depuis quelques microsecondes déjà… Le joueur défensif a à peine eu le temps de lever les yeux vers moi que je pointais le but tel un déchainé… j’étais en forme!

Le jeu controversé du match fut une feinte irrégulière. Le gaucher n’a tout simplement pas fait de pas vers le 1er but. Philippe explique à l’entraineur que le lanceur s’est compromis vers le marbre alors que moi j’explique au lanceur qu’il n’a pas fait de pas vers le 1er but. Il parait qu’on a donné 2 versions différentes d’après le génie qui jouait au 1er but. Dans mon livre… aller vers le marbre = ne pas aller au 1er but… Pour la perspicacité, on en reparlera!

L’autre moment clé fut, comme le titre de ce post l’indique, lorsque Philippe a demandé de la crème (oui, oui, celle pour le café!), afin de de nettoyer des balles brunies par la terre. C’était la consternation parmi l’équipe de bénévoles derrière le marbre de voir ce bon vieux truc de grand-mère! Ils en ont parlé à Phil tout le reste du match ainsi que tard dans la soirée, lorsqu’un liquide houblonné est apparu entre nos mains.

Pour ma part, après le match, alors que j’attendais mon salaire, un gars arrive et me dit : « Prends le pas mal, mais pour un gars de ta shape, tu cours en sacrament. Ta course autour des buts avant la game nous a fait capoter dans les estrades ». Mission accomplie concernant le dynamisme! On sort les wheels!

Prochain match, dans 2 heures, à Repentigny avec le triangulaire Stéphane Galarneau!

samedi 15 mai 2010

Un achat... sur un coup de tête

Comme mon rapport d'impôts est plutôt... favorable, j'ai décidé de m'acheter un 2e masque.

Je me suis acheté jeudi matin un Wilson Shock Fx, j'en ai déjà parlé ici

Par contre, depuis un bon bout de temps, je pense à revenir avec un masque traditionnel, juste pour voir. Cet hiver, comme mon masque combiné n'était vraiment pas compatible avec le climat hivernal, j'ai essayé celui de JF Barrette et j'ai été agréablement surpris par le résultat.

J'ai donc déniché, pour environ 115$ canadiens (shipping inclus) cette petite merveile



J'ai hâte de la recevoir et de vous en donner des nouvelles!

vendredi 14 mai 2010

La bonne nouvelle du jour

Le semi-retraité Stéphane "T" Galarneau viendra faire son tour avec moi dimanche, pour un double de junior AA

C'est toujours le fun retrouvé un partenaire régulier, un gars avec qui tu as déjà été à la guerre!

Malheureusement, l'année dernière, nous n'avons fait qu'une poignée de matchs ensemble, nous nous reprendrons sans doute cette saison!

Maudit que j'ai hâte!

Les commotions, ma nouvelle phobie!





Je vous le répète, j'ai vraiment eu peur mercredi soir quand j'ai eu des violents maux de tête à la suite de la balle qui a heurté mon masque. Mon nouveau masque n'est toujours pas arrivé, malheureusement, mais mon ancien masque peut quand même dépanner encore pour quelques parties. De plus, avec un protecteur buccal, je me sens beaucoup plus en sécurité.

Étant parfois un peu parano sur les bords, je me suis amusé à faire une petite recherche sur les cas de commotions survenus dans les dernières années. Cela dit, voici quelques articles intéressants

http://midwestump.blogspot.com/2009/03/umpire-concussions-mama-said-knock-you.html

On s'interroge ici sur les normes de sécurité pour les masques d'arbitres


http://www.usatoday.com/sports/baseball/2008-06-18-umpires_N.htm

L'histoire de Greg Bonin, un ancien arbitre des MLB qui a vu sa carrière prendre fin à la suite de commotions


http://sports.espn.go.com/mlb/news/story?id=3461050

On se penche ici sur les dangers des bâtons en érable


http://umpattire.blogspot.com/2009/08/mlb-umpire-andy-fletcher-use-of.html

Un arbitre des MLB, Andy Fletcher, utilise lui aussi un protecteur buccal


http://umpattire.blogspot.com/2008/12/c-given-to-student-study-on-traditional.html

Une étude sur la résistance des différents modèles de masques "All-Star"

On ne parle pas la bouche pleine

S’il y a une chose que je déteste, c’Est bien de débuter un match déjà fatigué. Cela arrive souvent en début de saison lorsque je dois conjuguer travail et baseball. Pour une rare fois dans ma carrière, je devais me préparer dès 7 heures le matin, car comme mon match était à Saint-Jérôme, j’y allais en finissant le travail. Encore au prise avec un mal de tête, résultat de mon masque brisé de la veille, je voyais d’abord et avant tout comme une épreuve à surmonter pour gagner mon ciel qu’autre chose.


Tel que prévu, je voulais profiter de l’occasion pour essayer mon nouvel outil de travail : un protecteur buccal. Dans l’auto, en route vers le parc, je conduisais avec mon mouthpiece et j’essayais d’articuler un peu. Pas facile, mais vraiment pas facile! De couleur noire, il est plutôt discret et s’enlève facilement si jamais je veux tenir une discussion. Cependant, j’ai hâte de voir l’effet que ça aura avec mon nouveau masque lorsque je vais le recevoir, un Wilson Shock FX


Plutôt nerveux à l’idée d’avoir à travailler avec un morceau de caoutchouc dans la bouche, j’ai avisé les entraineurs et les receveurs dès le début du match de mes éventuels problèmes d’élocution. Rapidement, je me suis rendu compte qu’avec mon signal de prise distinctif, il n’y avait pas réellement de problème. Pour dire le compte, c’est plus difficile, mais comme je dispose de plus de temps, je peux pousser le protecteur vers l’avant et arriver à dire quelque chose d’intelligible. Je ne sais pas si je vais garder cet habitude toute la saison, mais je vais répéter l’expérience lors de mes prochains matchs, c’est officiel.


Pour le match comme tel, j’avais oublié un petit truc : la zone des prises est légèrement plus petite dans la LBSEQ que dans le midget AAA! Disons que quelques frappeurs m’ont trouvé un peu trop généreux au coin extérieur… mais bon, les commentaires furent plutôt constructifs et ma constance n’a pas été remise en cause. De la 3e à la 7e manche, ma zone était beaucoup plus adaptée au calibre de jeu.


Cela dit, les deux équipes avaient déployés d’excellents lanceurs pour le match. Des balles rapides, des cutters, quelques courbes… et même un lanceur de balles papillons, des vraies! Elles bougeaient en maudit, mais bon, à part une qui a tombée à la dernière seconde dans la zone, je ne pense pas avoir flanché sur d’autres papillons!


Quelques lancers manqués, encore une fois, qui feront en sorte que ce match ne passera pas à l’histoire de mon côté. Cependant, pour un début de saison, dans ce calibre de jeu, je crois avoir fait un excellent travail et n’avoir eu aucune incidence sur le déroulement de la partie, voilà qui est bien


Prochain rendez-vous, samedi dans le Junior BB à Laval… Vais-je avoir mon nouveau masque?

jeudi 13 mai 2010

Un protecteur buccal?

Éternel épais que je suis, je vais quand même faire mon match de ce soir, match hors-concours dans la LBSEQ malgré mes maux de tête, faute de remplaçant.

Toutefois, je vais profiter de l'occasion pour tester une nouvelle pièce d'équipement, un mouthpiece, un protecteur buccal.

J'imagine qu'au niveau de la communication, ce sera difficile, mais comme je commence à avoir peur d'être le prochain Keith Primeau des arbitres, mieux vaut prévoir!

JF

« It’s déjà-vu all over again »

Premier match au marbre de la saison. Il s’agit toujours d’un événement stressant dans ma vie, car je ne sais pas trop à quoi m’attendre. Pour mon collègue, Jean-François Barrette, il s’agissait d’un premier match cette saison, mais également d’un premier match régulier au sein du réseau midget AAA.


Première bévue, je suis certain que le match est à 19h30. Vers 17h30, Barrette me rappelle que la partir débutera sur le coup de 19h. Je me dépêche donc et j’arrive au parc à 18h15, c’est-à-dire 15 minutes plus tard qu’à l’habitude. Je m’habille donc en vitesse, en cherchant le stock pêle-mêle dans mon sac, j’enfile un premier contenant de liquide qui donne des ailes, je fais la chaise, je jase avec les passants, la routine reprend.


Le match commence enfin. Premier frappeur du match, un maudit fatigant qui se penche par-dessus le marbre. J’essaie d’adapter ma position afin de quand même bien voir la balle, ce qui est fait dès le 2e lancer! Finalement, cette première demi-manche se déroule très bien, d’autant plus qu’on m’annonce en même temps le premier but de Brian Gionta!


Le match avance et va très bien. Le receveur de Lanaudière, Kevin Trépanier, jase beaucoup avec moi et fait un excellent travail pour bloquer les balles. Malheureusement pour moi, le receveur adverse échappe quelques balles et certaines font en sorte que je me transforme bien malgré moi en gardien de but toute étoile.


Parlant d’étoiles, j’en ai vue lorsqu’un lancer est venu atteindre mon masque. Sous la force de l’impact, la grille a pliée et mon masque a craqué. Sa carrière est d’ailleurs à toute fin pratique terminée, le nouveau masque étant commandé depuis ce matin. Un Wilson Shock Fx, on verra ce que ça donne. Pour l’instant, j’ai des maux de têtes et des étourdissements, et ce, plus d’une dizaine d’heures après le match. J’ai peur d’avoir fait une autre commotion… Pour l’instant, rien de trop pire, mais bon, on s’en reparle dans 3 jours! Disons que pour l’instant, je juge à faire comme quelques officiels dans les ligues majeures et opter pour un protecteur buccal derrière le marbre (mouth guard)


Pour le reste du match, j’ai eu droit à une balle sur l’épaule qui a fait terriblement mal. Après le match, j’ai constaté que l’enflure était équivalente à une balle de golf… Impressionnant. Ce fut un début de saison difficile sur le plan physique, c’est le moins qu’on puisse dire!


Côté baseball, j’ai manqué quelques lancers que je n’aurais pas du manquer, c’est vrai. Heureusement, comme j’ai bien espacé mes quelques erreurs, rien n’a trop paru! Il s’agit d’abord et avant tout d’une question de synchronisme. Cependant, je peux dire que mon signal de 3e prise est à jour. J’ai eu l’occasion de « crinquer » souvent durant ce match!


Également, j’ai eu 2 jeux serrés au marbre. Un premier sur un optionnel sur lequel le receveur bloquait le marbre avec brio. Un deuxième ou le receveur a touché au coureur trop tard. Sur ce jeu, si je déclarais le coureur retiré, le match s’arrêtait et je rentrais chez moi. Cependant, ce jeu a forcé la tenue de manches supplémentaires et j’ai eu droit à un duel enlevant pendant 9 manches, victoire de 4-3 de Lanaudière


Tout plein de bleus, un mal de tête atroce, mais enfin, c’est reparti!

JF

mercredi 12 mai 2010

La routine… pour encore 6 semaines!

Il est passé minuit, je travaille demain matin, en meeting pendant 8 heures avec ma boss afin de jaser de l’avenir de l’école. Ironiquement, comme je suis en surplus de personnel, je ne figure pas dans les plans pour la prochaine année scolaire. Autrement dit, demain sera une rude journée.

Par contre, le plus dur sera sans doute d’être concentré en vue de mon premier match au marbre de la saison. Mes ex seront d’ailleurs probablement d’accord pour affirmer que je suis souvent nerveux lors des premières fois! Mais bon, je reviens au baseball. Je déteste mon premier match au marbre de la saison, j’ai peur de ne plus me rappeler comment faire, j’en rêve des jours avant… Mais bon, même si je serai sans doute fatigué, je suis prêt pour la guerre!

En plus de jongler avec la fatigue et un horaire de travail indigne de mon statut d’enseignant, j’ai aussi hérité d’un mal de dos en faisant le ménage de ma chambre… toute une tâche. De plus, mes genoux sont toujours une source d’inquiétude. Cependant, la blessure la plus présente lors de mon dernier match fut mon doigt. Plusieurs esprits tordus ont inventé des raisons délirantes pour expliquer cette blessure, mais disons que j’ai une brulure au 2e degré sur un doigt et que pour prendre la position « set », ce n’est pas l’idéal.

Avant le match, pendant la mise en application de la traditionnelle routine, j’ai décidé de ne boire qu’un seul Red Bull… merci au nouveau format de 473 ml! Quelques Tylénol plus tard, j’étais capable de bouger avec aisance malgré mon dos douloureux. Pendant le match, j’ai quand même pris les choses à la légère. Pas de course autour des buts et le dynamisme était plutôt… ordinaire. Sans avoir l’air d’une vache, je dosais bien mes efforts! Par contre, demain, en saison, se sera différent, mais encore là, il n’y a pas de folies à faire si je veux survivre!

Le match comme tel fut long, sans rythme et sans grande décision. Quelques belles pièces de jeu défensives, mais les décisions étaient sensiblement évidentes. Il y a eu un circuit au champ centre que j’ai carrément perdu dans la pénombre. Merci au voltigeur qui m’a aidé à rendre une décision de par sa réaction!

Au marbre, P3 était très relaxe, car en début de saison, les officiels veulent d’abord retrouver leur rythme avant d’en mettre trop, c’est la norme et c’est d’ailleurs ce que je vais faire demain; me concentrer sur la base!

Bon, il est l’heure d’aller au lit!

JF

dimanche 2 mai 2010

2010 est partie!

2 mai… c’est maintenant fait, la saison débute. Pour l’occasion, j’étais avec le séduisant Jean-François Boucher. Ne voulant pas tuer mon genou avant même que les joueurs délaissent les traditionnels pantalons de jogging du printemps, j’ai préféré y aller doucement et voir comment il réagirait à la course. Avant de vous parler du match et de mes impressions, je vais y aller d’un mémo médical et vous annoncer, avec joie, qu’outre une petite douleur en début de 6e manche et une autre en sortant de ma voiture tantôt, tout a super bien été. Mon genou est comme neuf, du moins… pour l’instant!

Côté baseball, la routine d’avant match fut respectée à la lettre. Arrivée au parc 65 minutes avant le match, j’ai pris le temps de placer stratégiquement mon équipement pour m’habiller sans virer mon sac à l’envers. J’ai ensuite nettoyé mes souliers, mais exceptionnellement 2 paires, car j’essayais de nouveaux souliers à crampons et j’avais peur d’avoir mal, donc j’avais une paire en backup dans la chambre! Ensuite, suit le passage obligé à la salle de bain avant d’enfiler mon bas d’équipement : Deep Cold, atèle au genou, combinaison Under Armour, bas noirs et finalement les pantalons et la ceinture. Comme dans le temps!

L’Estrien qui arbitre avec moi, le suave JF Boucher arrive environ 35 minutes avant le début du match. Comme à l’habitude JF s’habile et s’échauffe pendant que je déguste un savoureux liquide dans une canette grise et bleue. Après avoir fait la « chaise » pendant 45 secondes tapant, on est prêt pour le match.

Une fois sur le terrain, un tour des buts à l’envers s’imposait. 270 pieds comme camps d’entrainement, c’est relativement bref! J’espérais un début de match calme, car après près de 8 mois hors des terrains, je ne savais pas comment mon temps de réaction ainsi que mon genou étaient pour être. Ce fut tout le contraire, beaucoup de déplacements, mais peu de décisions à rendre.

D’ailleurs, j’ai seulement eu 4 ou 5 décisions serrées dans ce match ponctué d’erreurs. Ma décision la plus difficile ne fut pas serrée, mais à la suite d’un roulant avec un coureur au 2e but, il y a eu un jeu au 3e but, le coureur a tenté de glisser sous le gant. Comme je ne pouvais pas me compromettre immédiatement vers le 3e but, car il y a avait une possibilité de jeu au 1er but, j’étais assez loin pour rendre la décision. J’ai tenté de prendre un angle en faisant un peu ou 2 sur le côté et ce fut suffisant pour voir le gant être appliqué contre le coureur avant qu’il n’atteigne le but. Heureusement pour moi!

Pour le reste, les matchs hors-concours, c’est toujours rigolo, notamment car les joueurs s’en permettent. J’ai vu un voltigeur de droite en shirt sans ses souliers à crampons! L’équipe avait oublié d’en désigner un, alors il y a été in extremis. Sur un autre jeu, je m’attendais à un jeu très serré au 1er but sur un double-jeu possible, mais le coureur a ralenti sa course, donc fut retiré par une enjambée. J’étais prêt à vendre la décision, alors pendant que ma bouche faisait « Boooom », j’ai fait un signal de retrait très régulier, sans moutarde! Personne n’a remarqué, sauf le joueur de 1er but. Un peu rouillé le gars!

Avant de terminer, je ne peux pas passer sous silence une première dans ma vie, j’ai vu un lancer « Eephus ». (http://en.wikipedia.org/wiki/Eephus_pitch) Le lanceur, ne voulant pas faire de feinte irrégulière, a tout simplement lancé un ballon au marbre. Tout le monde a figé, moi y compris! Ce fut bien rigolo, mais j’imagine qu’en saison, avec la pression et les enjeux, il y aurait eu de la chicane!

Je dois aussi rappeler à JF Boucher que la « strike 2 » vient avant la 3e, et vice-versa… Un peu mélangé dans le compte le gars… 2 fois dans le match!


Prochain rendez-vous : Probablement le 9 mai, toujours à Repentigny

JF