lundi 20 juillet 2009

Une scéance de relaxation: le junior A!

Dans le programme d'excellence en arbitrage de Baseball Québec, des excuses comme: "j'ai connu un mauvais match" ou encore "ça ne me tentait pas" ne tiennent plus la route, surtout si vous n'avez pas un statut de vétéran, et encore là, quelqu'un quelque part vous fera part de son mécontentement par rapport à la performance offerte.

Dans les catégories locales ou régionales, cette pression diminue, un peu trop parfois, mais il n'en demeure pas moins qu'un poids de moins pèse sur les épaules de l'arbitre. Évidemment, comme arbitre du plus haut programme en arbitrage dans la province (et au pays?), nous avons l'obligation de maintenir notre réputation en tout temps. Si j'ai l'air d'un abruti dans une catégorie inférieure, j'ai l'air doublement abruti car je tombe dans la catégorie des arbitres surévalués.

Cela dit, même si je suis très amplement de calibre pour du junior A, je ne prends pas la chose à la légère. J'arrive quand même tôt et je m'assure de faire un bon travail. Par contre, les différences dans mon style d'arbitrage seront visibles. Entre les manches, je n'hésite pas à jaser avec mon partenaire fréquemment (sans toutefois retarder le match). Également, j'évite les courses qui ne sont pas nécessaires. De toute façon, avec l'état de mes genoux, je me dois d'être intelligent et de "choisir mes combats" pour quelques jours. Habituellement, j'en fait plus que le client en demande. Même sur des jeux faciles, je me déplace pour être très près du jeu, j'exécute l'ensemble des déplacements avec le plus de sérieux possible, mais depuis quelques matchs, je tourne les coins ronds. Un retrait facile à 10 ou à 20 pieds demeure un retrait facile. Toutefois, quand ça compte, je suis au bon endroit au bon moment, c'est essentiel!

Pour le junior A, je suis arrivé avec une attitude un peu G.I. Joe dans le vestiaire, une habitude que m'a légué le programme d'excellence qui demande le meilleur de nous. Mon partenaire pour le programme double, qui est aussi l'assignateur du programme, Daniel Marcil m'a dit un gros "déjà que tu sois là c'est bon, tu peux te calmer" avant le match. Sans m'en rendre compte, j'ai des réflexes de gars prêt pour la guerre à chaque soir. C'est une qualité dans la haute performance, mais pour les parties locales, je dois réapprendre à relaxer!

Pour mon premier match, sur les buts, un excellent match de baseball et j'ai été très impressionné par la qualité du jeu. Souvent, des blagues de mauvais goût émergent du junior A à cause du comportement de certains joueurs (ou équipes) qui s'apparente parfois à une ligue de camping, il n'en demeure pas moins que les jeux qui se font sont d'une bonne qualité.

Sur un vol de but au 2e coussin, je me suis permis la petite liberté d'en beurré très très beaucoup épais en sautant 2 fois sur ma jambe droite en donnant ma décision, ce qui a déridé quelques joueurs, mais pour le reste, j'ai eu une soirée de travail plutôt tranquille.

Derrière le marbre, genoux finis obligent, j'en ai arraché au niveau de ma concentration. Dans ce cas particulier, le mental a été affecté par le physique car comme j'avais très mal aux genoux, ma position au marbre était moins stable et je devais deviner quelques lancers. Heureusement, j'ai eu un match facile et les élans (parfois douteux) furent nombreux. J'ai fait amplement le travail, mais ma performance n'était pas suffisante pour produire un DVD sur "Comment arbitrer une partie au marbre avec Jean-François Arsenault"!

Outre le fait que Marcil s'est chicané toute la maudite partie avec un joueur à propos de tout et de rien, le receveur de Laval a eu la brillante idée d'évacuer une flatulence plutôt douteuse pendant le jeu. J'ai du arrêter le match une trentaine de secondes afin de reprendre mon souffle... Pas facile la vie d'arbitre!

JF

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