mercredi 8 juillet 2009

Un petit détour vers l'inconnu

Comme le midget espoir n'est pas couvert en saison par le programme d'excellence et qu'aucune équipe de la région de Lanaudière n'a pas d'équipe dans cette catégorie, je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre en me pointant au parc Lake de Dollard des Ormeaux pour un programme double.

La fait marquant de ce programme double est la différence entre la zone de prises "conventionnels" et celle qui s'applique aux bâtons de bois. Cela dit, surtout avec les équipes de l'extérieur du Québec que j'ai croisé, il y a eu beaucoup de murmures sur des lancers qui, au Québec avec des bâtons de bois, sont des balles sans l'ombre d'un doute.

Également, dans le niveau régional ou dans le niveau local, certains entraineurs abusent de leurs techniques d'intimidations en commentant sans cesse les décisions d'arbitres et ainsi semer un climat de terreur. Cela peut malheureusement fonctionner avec de jeunes arbitres qui ne sont pas encore tout à fait en contrôle sur un terrain. Toutefois, avec des arbitres de carrière, c'est moins probable.

Cela dit, quand un entraineur est venu discuter de 2 balks consécutifs de son lanceur en me disant: "si ça continue comme ça on va jaser longtemps et souvent", je n'ai pas pu m'empêcher de lui répondre: "bah, c'est comme tu veux, au pire on jasera". Je ne sais pas s'il pensait faire peur à quelqu'un, mais toujours est-il qu'il a poursuivit sa route vers mon partenaire en lui disant "vient ici(tte)". L'arbitre qui était sur les sentiers, un arbitre d'expérience, lui a plutôt dit "Non, toi viens". Finalement, la prise de bec fut de courte durée.

Je vais aller faire du pee-wee A dans quelques jours avec mon beau-père uniquement pour le plaisir d'arbitrer avec lui. Probablement qu'un entraineur habitué d'essayer de me "piquer" sans trop de raison en imaginant que je manque d'expérience et peut-être de "drive", mais bon, au pire je le visserai sur sa chaise... c'est les joies du baseball... Trop souvent c'est fatiguant, mais une fois de temps en temps, c'est drôle...

Le lendemain, vers 20h, je reçois un appel de ce genre appointeur provincial, Daniel Marcil en personne, me disant: "Peux-tu être à Lasalle dans 45 minutes?". J'étais à Laplaine, mon stock à Saint-Lin... Je lui explique qu'avant 21h30, c'est difficile, mais bon, comme le problème était majeur, il me dit qu'il n'y a pas de problème, j'arrive quand j'arrive et je me change en vitesse.

Finalement, je suis arrivé au parc vers 21h25, mais la clé du cadenas était dans les poches de l'arbitre au marbre... Je m'habille donc partiellement dans le hall du centre communautaire (il n'y avait personne...), j'attends mon match et, comme si de rien était, vers 22h00, hop sur le terrain.

Ce que j'ignorais, c'est qu'un règlement de la ville de Lasalle interdit de laisser les lumières ouvertes après 23h30. Cela dit, ce fut 4 manches et demi d'excellent travail de ma part (sérieusement, j'étais très bon pour un gars fatigué boosté au Red Bull), et 4 manches et demi de commentaires parfois ordinaires venant du coach assez ordinaire d'une des deux équipes.

En résumé, j'ai trouvé l'attitude des entraineurs du midget espoir beaucoup moins conciliante que celle des coachs du AAA, même si lorsqu'ils ont quelque chose à dire, très peu sont gênés d'en faire part...

JF

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