Comment allumer et éteindre des feux!
Jeudi soir, veille de mon départ pour Sept-Iles, j’avais prévu superviser un match. Cependant, revirement de situation à 24h du match : il manque un arbitre dans le bantam A à Laplaine. Comme c’est mon nain personnel qui est derrière le marbre, le diminutif Shaun-Mickael Pelletier, j’accepte volontiers de faire le match sur les sentiers. C’est d’ailleurs quelque part entre l’Assomption et Trois-Rivières dans une mini-van conduite par nul autre que le Jacques Villeneuve de la mini-van, l’honorable Steve Duchesneau que j’écris cet article, en route vers les fruits de mer à perte de vue!
Première surprise, c’est l’équipe de Mascouche qui visite au parc Villeneuve. Cette équipe est composée de plusieurs arbitres de Mascouche, je suis donc en terrain connu. Parmi ce lot de joueurs, le très célèbre casseur de néons est le receveur de l’équipe.
Outre le fait que j’étais carrément débalancé par la vitesse du jeu, j’étais évidemment très solide. Comparativement aux ligues que je couvre habituellement, le jeu était beaucoup plus lent. À ce sujet, mon bon ami Néon a frappé une balle directement sur moi. Voyant cela, j’ai tout de suite levé la jambe croyant ne pas avoir le temps de bouger davantage. Cependant, j’avais, oublié que la balle ne voyage pas aussi rapidement que dans le junior élite. Je suis donc resté enj position du « pélican-qui-évite-la-balle » pendant quelques trop longues fractions de seconde. J’imagine que je suis passé inaperçu, mais je sais que j’ai eu l’air un peu ridicule!
Sur un autre jeu, un vol de 3e but, la balle arrive au moins une grosse seconde avant le coureur. Étant habitué à un calibre où les techniques de jeu sont mieux maitrisées, j’avais déjà mon retrait prêt dans ma tête. Comble de malheur, le joueur défensif n’a pas baissé son gant assez rapidement. À vrai dire, il ne l’a pas baissé du tout. J’ai appelé le retrait, personne n’a bronché, mais j’aimerais bien revoir le jeu!
L’autre fait marquant de cette rencontre sans histoire est la controverse autour des lanceurs. Un joueur défensif de l’équipe de Laplaine a eu l’excellente idée d’aller sur la plaque du lanceur avant le début d’une manche, de prendre la balle et d’effectuer un lancer. Sautant sur l’occasion, l’arbitre tout mignon derrière le marbre l’a déclaré nouveau lanceur officiel. Stupéfait, j’ai ris pendant au moins 2 ou 3 minutes, mais l’entraineur lui, la trouvait beaucoup moins drôle. C’est la première fois que je voyais ce règlement être appliqué dans ma carrière. Un jour, je vais avoir fait le tour du livre! À quand la balle qui se déchire en deux?
Le pseudo lanceur a donc fait une manche complète sur la plaque. Parlant de plaque, il a fallu que j’avise le lanceur de Laplaine d’être en contact avec sa plaque lorsqu’il lançait, car il était au moins 8 à 12 pouces devant cette dernière. Lors du retour de l’équipe de Mascouche en défensive, le lanceur, le pas assez timide Fabien Dubeau, était dans le trou devant la plaque plutôt que sur cette dernière. Outré, l’entraineur local a demandé à ce que le lanceur débute lui aussi sa motion bien ancré sur la plaque. Prenant la remarque au pied de la lettre, avant chaque lancer, il indiquait à l’entraineur qu’il était bien positionné. Au bout de 4 ou 5 répétitions de son manège légèrement arrogant, je lui ai spécifié qu’il devait se concentrer sur l’essentiel. Il a obtempéré.
Finalement, j’étais content de faire ce match, surtout que je ne retourne pas sur le terrain théoriquement avant le 27 mai. Également, toujours aux prises avec des symptômes post-commotion, je voulais savoir si ma concentration tiendrait le coup. Disons que pour 1h45, c’était bien, mais ensuite, il fallait que je fasse des efforts pour rester dans le match, mais bon, j’ai survécu!
Prochaine nouvelle : quelque part en route vers Sept-Iles!

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