Des épais à.Sept-Iles... Tome 1: Vive la préparation!
Impossible de raconter mon voyage sur la Côte-Nord en 1 seul message. De un, je vais oublier des bouts et de deux, ça ne me tente pas...
Aussi bien commencer par le début, mes préparatifs de départ...
Au travail... 16h approche, je suis fébrile, j'ai hâte d'aller préparer mes trucs, dormir et partir vers l'inconnu. Mon document de superviseur est prêt et j'ai l'intention de faire du bon boulot, d'autant plus que 3 des 6 arbitres venaient de Lanaudière et qu'il fallait laisser tout chauvinisme de côté pour laisser les gars s'exprimer. Cela dit, avant de partir, j'ai préparé le plus de matériel possible.
Cependant, la tentation du diable a pris la forme d'un appel de Marc-André Laporte vers 16h30 m'invitant à aller voir un match de junior élite à Laval. Impossible de résister à la tentation d'aller voir Galarneau sur les buts et admirer la prestance légendaire de Gary Maslanka au marbre, je dis oui, je soupe en vitesse et moi et Laporte partons chez P3 pour arriver à Laval.
Après un match très serré et très beau à voir, de retour à la maison pour finalement préparer les bagages et souhaiter conjurer le mauvais sort et ne rien oublier. Bon, à minuit le soir, c'est ordinaire comme stratégie, mais bon, mon plan était fait et rendu à Sept-Iles, je me suis rendu compte que j'avais seulement mal calculé mes sous-vêtements, de sorte que j'ai porté les mêmes 2 journées consécutives (vous vous en crisser j'en suis sûr, mais je me devais d'inclure ce détail!)
Le lendemain matin, alors que je prévoyais me lever vers 5h45 afin d'être "sur le piton" à 7h, je reçois un appel vers 5h25 de la part de Shaun pour me dire à peu près ceci:
"Innocent, on est supposé être en route depuis 5h et j'attends sur mon balcon depuis 30 minutes... réveille"... Oups, me semblait que j'avais oublié d'avertir quelqu'un que l'heure était changé. Je l'amène donc au resto et jouer au Playstation chez moi en attendant l'heure du part.
Ponctuel comme pas un, Steve Duchesneau est chez moi à 6h59 avec la caravan loué pour la fin de semaine. Par contre, quand la porte s'ouvre, outre le sourire majestueux de JF Barrette trop réveillé pour un gars qui s'est levé tôt, il n'y a rien dans l'auto... Mais où est Provost? Endormi, encore, il a mal placé son cadran et il est à Laplaine...
Après avoir juré contre tout les saints et avoir souhaité la mort de Christopher dans plusieurs langues et dialectes, je fais face à un nouveau problème: le manque d'espace.
C'est alors qu'un des thèmes centraux de la fin de semaine à vu le jour. La logistique entourant le positionnement des bagages dans la mini-fourgonnette était digne de Tetris. Pendant que Duchesneau et Barrette fredonnaient la toune, j'essayais de placer le stock de façon méthodique. Outre ma chaise de camping qui fut une plaie monumentale tout au long du voyage, tout était réglé à la perfection, du moins, c'est ce qu'on pensait...
De retour sur nos pas en direction de Laplaine pour ramasser notre clochard national. Cette fois-ci, il est prêt. Enfin. Il faut alors refaire la logistique "tétrissienne" du compartiment à bagage, faire face à une engueulade monstre entre Shaun et Provost pour savoir qui s'assoie dans la rangée derrière pour finalement partir sous ma menace d'en tuer un des deux pour régler le conflit.
Autre surprise, évidemment, la 640 est jammée. Je propose donc de passer par Berthierville. Ma proposition est acceptée par le Jacques Villeneuve de la mini-fourgonnette, Duchesneau, et nous partons pour de vrai cette fois-ci. Par contre, nous sommes déjà en retard de près de 40 minutes sur l'horaire initial...
Le sacro-saint GPS annonce que nous serons néanmoins à Québec dans les temps. Perplexe, je me rends compte que le putain de GPS est à l'heure de Chicago, nous sommes donc 1 heure en retard au total pour rencontrer les gars de Québec. Heureusement, Villeneuve embraye et compte tenu d'un délai pour avoir la mini-van à Québec, tout le monde est près pratiquement en même temps à Québec, mais avec 1 heure de retard...
En route vers Québec, quelques discussions ont eu lieu, mais bon, rien de très notable comparativement à ce qui s'est dit par la suite. Nous partions carrément vers l'inconnu et espérions seulement finir par arriver un jour...
La suite: La rencontre des Idiots...

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